Editoriaux - Justice - Société - 19 décembre 2018

Se protéger ne suffit plus : les Français doivent pouvoir se défendre !

Alors que les honnêtes gens, comme on disait jadis, se sentent toujours plus menacés par les attentats islamistes, les pillages réguliers des centres-villes et toutes les formes de criminalité et de délinquance ordinaires, le seul moyen accordé aux citoyens pour échapper à la violence se limite à la protection, généralement préventive, des personnes et des biens et au concours éventuel, au moment de l’agression, des agents d’une autorité ad hoc.

Il faut entendre le message adressé aux usagers de la SNCF, notamment dans les gares et trains d’Île-de-France, pour prendre la mesure de l’absurdité de cette politique : « Si vous êtes témoin d’une situation dangereuse pour vous-même et les autres voyageurs, appeler le numéro X ou envoyez un SMS au X. » Bref, il suffit de tenir en respect votre agresseur le temps de contacter le service d’urgence et d’attendre ensuite tranquillement son éventuelle intervention… Ubuesque !

Or, l’actualité révèle chaque jour l’inefficacité d’une stratégie de simple protection : malgré les mesures prises par les commerçants lors des manifestations, conformément aux instructions du gouvernement et des préfets, les vitrines des magasins sont systématiquement brisées et les rayons pillés par des « racailles », que les autorités refusent d’affronter par crainte d’une « bavure » qui « enflammerait les banlieues ».

Dans le contexte de guérilla larvée que connaît notre pays, les pouvoirs publics s’acharnent à fouiller et contrôler les citoyens honnêtes via des sociétés privées et arrêtent préventivement, dans certaines circonstances, les détenteurs d’objets usuels qualifiés d’armes par destination, comme de petits couteaux de poche ou de simples tournevis, tout en laissant en liberté des fichés S multirécidivistes.

Cette politique traduit un aveu de faiblesse de l’État qui, en incitant les Français à se barricader (voire, dans certains cas, à déménager pour échapper aux voyous), reconnaît implicitement son incapacité à assurer la sécurité de ses administrés. Cette mission constituant le fondement même du pacte social, à l’instar de la défense du territoire national et de ses frontières, la légitimité de nos gouvernants risque fort d’être remise en cause !

Ce désarmement matériel et moral contribue, en outre, à encourager les malfaiteurs dans leurs entreprises criminelles, conscients de courir fort peu de risque d’être blessés ou seulement repoussés par leurs victimes potentielles.

Avant que nos compatriotes les plus déterminés organisent, dans l’illégalité, des milices armées qu’une police débordée ne pourra pas longtemps contenir, il devient urgent que l’État permette aux Français de se défendre eux-mêmes dans le respect des règles de légitime défense, que la Justice devrait toutefois interpréter de façon moins restrictive.

La révolte des « gilets jaunes », représentants improvisés des Gaulois réfractaires et autres populistes lépreux, pour reprendre les termes bienveillants du président de la République, annonce la volonté du peuple français de ne plus se laisser faire !

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