Le premier débat entre et a eu lieu. Ce dernier est très décrié par la presse française, qui reproche au président sortant son soutien affiché aux « Proud Boys » (littéralement « fiers garçons »), ce mouvement né récemment aux États-Unis en réaction aux Black Lives Matter.

Réaction au micro de Boulevard Voltaire de Randy Yaloz.

Donald Trump et Joe Biden ont procédé à leur premier débat dans le cadre des . Comment avez-vous jugé la qualité de ce débat ?

Je pense que le débat était malheureusement désorganisé. Les modérateurs ont mal géré les interventions de Biden et de Trump. Nous n’avons donc pas pu traiter les éléments de fond.

Pour la presse française, le constat est clair : Biden aurait écrasé Donald Trump. Est-ce votre sentiment, dans la mesure où on sait que la presse française est plutôt pro-démocrate lorsqu’il s’agit d’élection américaine.

La presse française est toujours contre Trump. Selon moi, c’est le contraire. Dans ce débat, j’ai ressenti que Trump a dominé face à son adversaire grâce à son énergie et à sa repartie.

Le président Trump aurait choqué en ne condamnant pas un groupe présenté comme des suprémacistes blancs. Ce qui est sûr, c’est que ce mouvement a été créé contre le mouvement Black Lives Matter. Aurait-il dû condamner ce mouvement ?

Tout président doit combattre toute forme d’extrémisme de gauche et de droite. Trump est le président de tout le peuple américain et a pour mission de protéger et défendre tous les citoyens de son pays. À ce titre, vous devez vous rappeler que, le 25 septembre, le président Trump a désigné un groupe d’extrême droite et les antifas comme une organisation terroriste.
Le phénomène des Proud Boys est en réaction au mouvement violent des antifas et des Black Lives Matter qui terrorisent les Américains suite au décès de George Floyd.
Pour reprendre le contexte, aux mois de mai, juin, juillet, voire septembre, presque quotidiennement, les extrémistes de gauche antifa ont saccagé des villes, mis à feu des bâtiments publics et privés, des commerces et des maisons. Ils ont tué des policiers. L’exécution des deux policiers de Los Angeles est l’exemple atroce de la politique de la gauche radicale qui ne condamne jamais les émeutes et les tueries des antifas et des Black Lives Matter.
Biden et sa gauche radicale instrumentalisent et utilisent la violence des antifas et leur terreur comme moyen d’action politique contre la droite conservatrice de Trump depuis 2020, soit plus de quatre mois. Lors du débat entre le président Trump et Biden, monsieur Trump a demandé plusieurs fois avec insistance à monsieur Biden de condamner les militants antifas et Black Lives Matter. Il est resté muet à chaque fois. Le président Trump était visiblement énervé face à cette position dangereuse pour son pays. Monsieur Trump n’aurait pas été suffisamment clair contre Proud Boys.
Il doit être clair comme il l’a été récemment. Monsieur Biden va payer pour ses erreurs de stratégie.

Ce premier débat est dans la lignée de la campagne. Donald Trump n’est, à ce jour, pas assuré de sa réélection. Va-t-on assister à un résultat très serré entre les deux candidats ?

En regardant les différents sondages, on peut constater que pour les Afro-Américains lors des élections 2016, 80 % ont voté pour madame Hillary Clinton. Aujourd’hui, suite aux violences antifas et au mouvement Black Lives Matter, monsieur Trump a pu avoir aujourd’hui 40 % de ces voix. Presque 60 % ont voté uniquement pour monsieur Biden. Il a presque perdu 15 à 20 % des voix afro-américaines. Les Latinos qui vont voter pour lui sont en augmentation de 10 à 15 %. Beaucoup de démocrates vont voter pour lui, compte tenu du manque de respect envers la loi et l’ordre public dans ces grandes villes des États-Unis. Biden a, à nouveau, refusé de condamner ces violences. Il va les perdre pour cette raison-là.

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