Racisme : quand le média Blast compte les « hommes blancs » à la télévision

En comptant les hommes blancs à l'écran, Blast ravive une conception racialisée de la représentation médiatique.
Capture d'écran Blast
Capture d'écran Blast

L’extrême gauche médiatique en roue libre. Ce mercredi 15 juillet, le média en ligne Blast a sorti une vidéo pour dénoncer l’homogénéité de certaines émissions de débat télévisé. En cause : l’omniprésence d’un certain profil sexuel et racial. « Le Pour et le Contre, c’est une émission hyper originale, puisque comme Zemmour et Naulleau, c’est deux mecs et ils donnent leur avis sur tout. Comme dans Face à Face, avec Julien Dray et Goldnadel sur CNews et comme Le Duel avec Luc Ferry et Daniel Cohn-Bendit sur LCI, déplorent les deux vidéastes de Blast. C’est ça, aussi, le pluralisme ! Chaque chaîne a droit à son petit duo d'hommes blancs qui savent tout mieux que tout le monde ! »

Sur X, l’écrivain Paul Melun, mis en cause dans la vidéo, a réagi : « Cas typique de racisme : ce média d’extrême gauche compte les Blancs à la TV et demande leur tête. » Mais au-delà du profil racial, ce sont aussi les idées desdits « hommes blancs » qui sont pointées du doigt. « Le truc nous est vendu comme un duel entre un gars de droite et un gars de gauche et au bout d’un moment, surprise ! le mec de gauche est plutôt centriste et le mec qu’on nous présentait comme un mec de droite s’avère à l’usage avoir un avis de facho sur à peu près tous les sujets ! », avancent les deux journalistes de Blast. Pour illustrer leur propos, les dénommés « Usul » et « Lumi » ont passé les émissions incriminées au « Mélencho-test ». Résultat négatif pour Nathan Devers et Paul Melun, puisqu’ils ont tous deux émis des critiques quant aux dérives racialistes et antisémites de Jean-Luc Mélenchon. « Mon fachomètre s’affole ! », commente la voix off. Même sentence pour la chaine CNews : « On a des heures de plateau, des gens qui parlent tous les jours des Insoumis, qui salissent les Insoumis, alors que les Insoumis en question sont rarement là pour se défendre. » Il aurait été plus honnête de préciser que ce sont précisément les « Insoumis » qui refusent d’aller sur CNews, mais c’était sans doute trop demander…

La comptabilité chromatique

Blast n’est pas le premier média à déplorer la présence jugée excessive des Blancs à la télévision françaises. On se souvient, bien entendu, des propos tenus en 2015 par Delphine Ernotte : « On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change. » Depuis, France TV s’est fortement engagée en faveur de la diversité « ethnoculturelle ». « Nous mettons en avant tous les jours des programmes qui célèbrent les diversités des identités », explique ainsi le groupe audiovisuel public. Faut-il mettre le limogeage de Patrick Sébastien et Julien Lepers sur le compte de cette quête effrénée de « diversité » ? Peut-être.

La presse n’est pas en reste, à l’image du Monde qui avait consacré, en 2020, un article élogieux à la militante Rokhaya Diallo et son documentaire Où sont les Noirs ?, dont l’objectif était de dénoncer la sous-représentation des minorités ethniques « dans les films, les fictions télévisées et les publicités produites en France ». Un manque de représentation qui constituerait une effroyable « violence symbolique », paraît-il. Notons que ces médias de gauche, très engagés contre les discriminations, sont eux-mêmes régulièrement épinglés pour leur manque de « diversité » en interne…

Il faut dire, aussi, que le gendarme de l’audiovisuel lui-même, la fameuse Arcom, estime que la télévision française reste encore désespérément blanche. Dans un rapport rendu public fin 2024, l’Autorité notait des « efforts louables », mais « ces avancées ne se reflètent pas encore suffisamment dans les données statistiques du baromètre de la diversité ». Il faudrait donc « poursuivre et intensifier les efforts », notamment en faveur des « personnes perçues comme non blanches ». Leur part n’a pas évolué depuis dix ans, déplorait ainsi le rapport, stagnant à 15 %. Combien en faudrait-il, exactement ? L’Arcom ne le précise pas, mais elle semble penser que les Blancs représentent nettement moins que 85 % de la population française…

La délégitimation du Blanc

Cette comptabilité raciale est-elle réservée à l’Occident ? Faudrait-il en faire de même ailleurs et, par exemple, compter le nombre d’hommes noirs présents à l’antenne des médias maliens ou sénégalais ? Nul doute que les minorités blanches et asiatiques y souffrent d’un cruel manque de représentativité.

Au fond, ce qui est reproché au Blanc, c’est la place centrale qu’il occupe encore en Occident. Cette intolérance s’exprime désormais en public, à visage découvert, sans la moindre gêne. C’est la princesse Marie-Esméralda de Belgique selon laquelle « il y a trop d’années que notre monde est blanc » ; c’est l’actrice Aïssa Maiga qui « compte les Noirs » aux César ; c’est l’humoriste Fary qui trouve le palmarès des Molière « trop blanc » ; c’est Rokhaya Diallo qui se déclare « un peu éblouie » par les nombreux visages non racisés des membres du Nouveau Front populaire ; c’est l’animatrice Maïtena Biraben qui s’étonne qu’il y ait « beaucoup de Blancs » à un meeting d’Éric Zemmour…

À entendre ces discours, le problème ne serait donc plus le racisme mais l'existence d'un trop grand nombre de Blancs. Une idée qui, transposée à n'importe quel autre groupe, provoquerait évidemment un scandale immédiat.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 18/07/2026 à 19:15.
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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

50 commentaires

  1. C’est étrange (et dangereux) cette propension des gauchistes à vouloir tordre le réel et rééduquer la population
    Si une majorité de téléspectateurs souhaitaient voir plus de racisés à l’écran, ils le feraient savoir par les chiffres d’audience, et les chaînes répondraient à ce besoin (ne serait-ce que pour des raisons commerciales).
    Que Blast (et ses amis) monte une chaîne proposant 50 voire 100% de noirs ( mais pas avec nos impôts) et le public tranchera
    En attendant, ils peuvent aller faire l’étude inverse à Bamako ou Kinshasa pour rire un peu.

  2. La discrimination ,qu’elle soit positive (comme ils disent) ou pas est toujours une discrimination , donc du racisme .

  3. Ils devraient compter le nombre d’hommes jaunes à la télé chinoise, le nombre d’hommes noirs dans les télés d’Afrique et ils obtiendraient le même résultat. Ce travail est stupide, par contre comptez donc le nombre d’hommes noirs dans les publicités en France, vous arriverez à une résultat assez différent et anachronique…

  4. Il est vrai qu’à contempler l’équipe du journal Libération…sur le plan…chromatique…notre « fachomètre » ne peut qu’avoir tendance à « s’affoler »…

  5. Doit on exiger du futur sélectionneur de l’équipe de France, de foot, l’équilibre entre les blancs, les noirs, les maghrébins et les asiatiques? Personne n’a évidemment, ce type de pensée, sauf les pervers racialiste qui l’ont à l’envers.
    Je ne voudrais pas être dans la peau de ces tristes sires. Contrairement à ce qu’il voudrait nous faire croire, les Français ne sont pas racistes. Dois te rappeler que ce soit une personne de couleur noire qui ont longtemps occupé la place de personnalité préférée défoncé.
    Ce sont des fabricants du mal qui prospèrent sur la haine et la rancœur

    • Racisme, haine, rancoeur … que de clichés … sans intérêt … du rebattu et du rabattage … niveau très bas … pathétique

  6. Simple question : A la base la France était peuplée de blancs !! Et alors que peut on nous reprocher ?? Fait on des remarques qu’il manque des blancs dans les pays asiatiques ou actuellement en Afrique ??

  7. Eux, ils sont vraiment graves. Quelques séances de psychanalyse pourraient peut être leur apprendre à s’aimer et non se haïr.

  8. Trop de ci, trop de ça… Les couleurs changent, la haine des « autres » reste la même. Toujours les autres ! Mais pourquoi faut-il qu’il y ait des « autres » ? Ce serait tellement mieux si nous étions tous clonés…

  9. C’est la compétence des intervenants qui décide de leur représentation dans les médias, pas leurs couleurs de peau.
    La France est encore peuplée d’une majorité de blancs, et, il est logique de voir, encore plus de blancs que de noirs sur les écrans. De plus, il est connu que certains groupes refusent de participer aux émissions de chaînes, dites, résolument de droite.

  10. Certainement que Blast trouve que l’europe est trop Blanche par rapport à l’Afrique pas assez noir;

  11. Ces journalistes devraient regarder les publicités à la télévision si ils cherchent une représentation de la diversité. Elle y est certainement bien au-dessus de la situation réelle. En fait, sur le sujet de la diversité, comme d’ailleurs sur celui d’autres prétendues discriminations, ce sont surtout le conditionnement qui nous est imposé ou les propos hallucinogènes comme ceux de ces « journalistes » qui sont insupportables.

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