Boulevard Voltaire a reçu ce texte au titre du droit de réponse de Monsieur Paul GUARDADO dit Toufik-de-Planoise. Nous le publions in extenso :

« Le 27 novembre 2023, Boulevard Voltaire publiait un article numérique intitulé « Qui est l'homme qui arrache les affiches de Thomas ? ». Celui-ci entendait dresser mon portrait en lien avec un évènement survenu le dimanche 26 novembre 2023 à Besançon, à propos d'un différend entre des habitant-e-s de la ville et moi-même et des protagonistes du groupuscule identitaire « Némésis ». Etant désigné, je souhaite réagir et apporter des éléments complémentaires.

Sur mon engagement auprès de l'encyclopédie en ligne « Wikipédia », il s'avère qu’aucun rapport ne concerne de près ou de loin une « figure du Rassemblement National » ou tout autre sujet politique. La quasi-totalité de mes travaux ne s’attache qu’à l’histoire et au patrimoine de la Franche-Comté, mes quelques 12 500 contributions enregistrées s’étant toujours conformées aux standards exigés et me valant même un total de 26 récompenses attribuées par la communauté.

Concernant la procédure de licenciement intentée par « Subway » en 2021, toutes les instances saisies m'ont donné raison en déboutant l’employeur de manière pleine et définitive. L’Inspection du Travail a ainsi produit un compte-rendu motivé de dix pages, reprenant six semaines d'enquête ; quand le Tribunal Administratif n'a pu que constater le désistement de la multinationale, quelques jours avant l’audience prévue. Aujourd'hui, aucun grief ne peut donc plus m'être reproché.

Enfin, contrairement aux allégations portées, je n'ai jamais été condamné pour « avoir empêché la circulation de trains ». Selon la décision rendue le 13 juillet 2023 par le tribunal correctionnel de Besançon, seul le motif singulier d’une « intrusion sur les rails » a été retenu en effet, à l'occasion d'une manifestation sociale dont j’assurais la couverture pour un média local. Ayant cependant interjeté appel de ce jugement de première instance, je reste à ce jour présumé innocent.

Toufik de Planoise

Note de BV : Après vérification, les procédures ont en effet évolué concernant l’affaire Subway et les accusations d’intrusion sur les rails dans le sens indiqué par Paul GUARDADO dit Toufik-de-Planoise. Dont acte.

Concernant ses contributions à l’université en ligne Wikipedia, Paul GUARDADO estime « qu’aucun rapport ne concerne de près ou de loin une « figure du Rassemblement National ou tout autre sujet politique ». Wikipedia conserve pourtant la trace de ses interventions sur les fiches consacrées au député RN de l’Yonne Julien Odoul, à la députée RN du Doubs Géraldine Grangier, à l’ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de 2015 à 2017 Gilles Clavreul, à l’actuel député Modem du Doubs Laurent Croizier, au sénateur UDI du Doubs Jean-François Longeot, à la députée LFI Aurélie Trouvé ou au porte-parole du NPA Philippe Poutou. BV est donc fondé à affirmer que Paul GUARDADO intervient sur des sujets politiques dans le cadre de l’université en ligne Wikipedia.

La rédaction

 

Le portrait du jeune Thomas leur est insupportable. Trop jeune, trop blanc, trop innocent ? De son vrai nom Paul Guardado, il se fait appeler Toufik de Planoise. Grand rapporteur des luttes sociales dans sa ville de Besançon, il a emprunté son patronyme au quartier de Planoise et à ses fortifications.

Un « militant et prolétaire bisontin »

Avant toute chose, soyons francs : si Paul Guardado, alias Toufik pour les besoins du militantisme “« antifa », ne s’était illustré en arrachant méthodiquement les affiches du jeune Thomas apposées dans sa ville, on n’en parlerait pas. Comme on ne parlerait pas d’un Boyard si LFI ne lui avait offert une écharpe ; d’ailleurs, ces deux-là se ressemblent : même rondeur et même (absence de) cervelle ; ajoutons que pour parfaire son personnage, ledit Toufik s’est laissé pousser une maigre barbe d’islamiste rondouillard.

On cherche vainement une page Toufik de Paloise sur Wikipédia ; on trouve, en revanche, de nombreuses pages lancées par le même Toufik en qualité d’auteur-collaborateur, des pages sur des figures du RN en général. Très objectives, on n’en doute pas.

Le portrait de celui qui se réclame de la confrérie des journalistes est à lire dans dijoncter.info, un site participatif qui a pour mission d’informer « des luttes sur Besançon et alentours ». Kawa TV est donc allé, en juillet dernier, à la rencontre « du camarade Toufik », présenté comme « militant et prolétaire bisontin ».

« Toufik est bénévole chez Radio Bip/Media 25 et manie la plume sur leur site depuis plusieurs années », nous dit-on. « "Seule (sic) pigiste de Planoise", comme il aime le rappeler, Toufik a toujours eu une activité médiatique alternative en complément de ses luttes syndicales et antifascistes. Le camarade nous fait la liste des orgas auxquelles il prend part : son CV et son expérience sont impressionnants. »

Condamné par la Justice

Impressionnant, en effet, car Toufik de Planoise vient d’être condamné, en juillet dernier, par le tribunal de Besançon. Comme un BHL qui risque sa vie sur les théâtres de guerre, Toufik est « spécialisé dans la couverture des manifestations et des luttes sociales ». C’est en couvrant une manif contre la réforme des retraites qu’il s’est introduit sur les voies ferrées, à la gare de Viotte (Besançon), empêchant la circulation des trains. Condamné à un euro symbolique, le reporter de guerre sociale est devenu, si l’on en croit le communiqué du SNJ-CGT, le symbole des « atteintes à la liberté de la presse ».

Ce n’était pas le premier passage de Paul-Toufik devant la Justice. C’est Damien Rieu qui révèle, sur son compte X, cette affaire assez cocasse. On est en 2021 et L’Est républicain relate la lutte sociale – sa spécialité – qui oppose alors le « prolétaire bisontin » non pas à son patron mais à… ses collègues ! Paul-Toufik est alors employé dans la restauration rapide, chez Subway, et il est tellement odieux avec son entourage qu’il est alors menacé de licenciement pour « comportement de nature à dégrader les conditions de travail et l’état de santé de certaines des collaboratrices ; le non-respect de règles d’hygiène et l’intention de nuire aux dirigeants de l’entreprise ».

Les syndicats sont appelés à la rescousse et l’inspection du travail du Doubs ordonne la réintégration de l’histrion… mais les employés de Subway, qui ne veulent pas du retour de la peste, se mettent en grève « pour contester la réintégration de leur collègue […] et apporter leur soutien à leur employeur ». De plainte en plainte, l’affaire se poursuit devant le tribunal.

C’est donc ce Paul Guardado, dit Toufik de Paloise, qui, à la recherche de son quart d’heure warholien, a arraché les portraits du jeune Thomas assassiné à Crépol, s’offrant là l’occasion d’une gloire nationale. C’est que ce monsieur « participe à la veille antifasciste depuis belle lurette », disent ses amis de Kawa TV. Et dans l’esprit de ce grand journaliste, être tué par d’autres que des Kevin et des Matteo fait assurément de vous un fasciste.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 01/03/2024 à 17:32.

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27 novembre 2023 à 19:02

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27 commentaires

  1. C’est tout simplement le simplet ou l’idiot du village. Ce type mérite une amende de plus de 135 € pour avoir souillé la chaussée. Un Maire qui se respecte se doit de missionner sa Police afin de punir se manque de respect.

  2. Peut-être fait-il équipe avec la vieille harpie haineuse qui arrachait les affiches des otages israéliens….

  3. Des abrutis comme lui, il y en a combien. Que font les forces de l’ordre pour rappeler à cet individu qu’il participe d’un trouble à l’ordre public. Mais il se prend pour qui?

    1. l’État préfère s’attaquer à des jeunes qui collent les mêmes affiches. Notre pays glisse de plus en plus dans une démocratie stalinienne.

  4. Visiblement, ce triste individu poursuit l’oeuvre de ceux de sa communauté qui ont commis le pire à CREPOL. Il est donc urgent que le gouvernement nous fasse une belle démonstration de leur grande autorité en sanctionnant ce type de quelques mois de prison fermes pour dissuader ceux qui ont le même état d’esprit que ce dernier.

  5. on peut aisément parier que si ça avait été de solides gaillards, il n’en serait pas allé de même. ce lâche n’aurait pas eu cet air

  6. La justice, si efficace avec les pseudo extrémistes de droite extrême, devrait sans peine nous trouver une loi ou un article, punissant sévèrement « l’arrachage » d’affiches. Mais peut-être qu’une affiche arrachée de la main gauche est qualifiée de moindre importance.

  7. Il arrache les affiches et alors ? c’est un intellectuel cela se voit, nous Français on a des yeux pour voir et on va s’en rappeler ……

  8. Fallait aller le chercher celui là !!!
    Aucune consistance, ne perdons pas de temps… on peut coller des affiches ailleurs qu’à Besançon…

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