Carlos, le Libanais, on l’a laissé croupir pendant des mois dans les infâmes geôles Niponnes.

Lui, le Libanais, génie de l’automobile qui avait ressuscité la belle Régie Renault jusqu’à en refaire un des leaders mondiaux de l’automobile, on l’a laissé se débrouiller tout seul jusqu’à sa rocambolesque évasion pour regagner le , sa terre.

Mais lui, Carlos, il n’était pas pote de Macron et de sa clique, alors on ne l’a pas vraiment aidé.

On observera que depuis que Carlos a disparu du paysage de l’industrie automobile, Renault est en pleine crise et va licencier à tours de bras, tandis que Peugeot, dont le patron a été numéro 2 de Carlos, se porte merveilleusement bien, cherchez l’erreur !

Sait-on que, depuis le 1er juillet, le nouveau DG de Renault est un Italien du nom de Luca de Meo qui touchera une rémunération fixe de 1,3 million d’euros pouvant aller jusqu’à 6 millions d’euros, alors que était « plafonné » à 4,7 millions après une réduction de son salaire de 30 % ?

Ce jeune Italien de 53 ans a la réputation d’être un génie du marketing ayant pour titres de gloire le renouveau de la FIAT 500 et surtout le spectaculaire redressement de SEAT, filiale espagnole du groupe Volkswagen. Avant d’être débauché par Renault, Volkswagen lui avait confié une très importante mission : le développement du véhicule électrique.

Dès lors tout s’éclaire, il est évident que Macron, le germanophile que l’on connaît, tout comme son ministre Le Maire, ils ne rêvent que de faire une belle et grande industrie automobile autour de Volkswagen !

La « casse sociale » qui en résultera chez Renault et qui est déjà programmée et annoncée, il est clair qu’ils s’en fichent : Europa Über Alles !

Vous, je ne sais pas, mais voir passer un symbole de la souveraineté française aussi fort que la “Régie Renault” sous la direction d’un Italien ayant des liens aussi étroits avec les Allemands, « ça me fait tout drôle »…

Nul doute que Carlos avait « senti le vent », on comprend mieux pourquoi il a été aussi lamentablement abandonné.

Le rapport avec la visite de Macron au Liban ?

Il est tout simple : tous ces jeux de clans, de castes, de compromissions de « je te file ça, tu me refiles ça », c’est vraiment du fonctionnement « à la Libanaise » ! Macron, le banquier d’affaires, est comme un poisson dans l’eau dans ce marigot de grenouillages.

Et d’ailleurs notre pauvre pays n’est-il pas sur la pente savonneuse du processus de Libanisation ? Un État en déconfiture totale, une économie exsangue, une société explosée où ce sont quelques minorités qui exercent le réel pouvoir etc, etc…

Et peu à peu, telle une hydre, l’islamisme s’infiltre partout avec ses milices armées qui n’hésitent plus à attaquer ce qui fut naguère « les forces de l’ordre ». Le 31 juillet, c’est un groupe de chasseurs alpins qui faisait tranquillement son footing qui s’est fait agresser par une horde.

Sans parler des agressions permanentes contre les églises, les profanations de cimetières, les tabassages, les viols, la nouvelle « incivilité » qui consiste à écraser les gendarmes…

Oui, à ce train-là, nous aurons bientôt notre Hezbollah national.

Et, finalement, Macron s’est déplacé à Beyrouth comme s’il s’agissait d’une ville française quelconque après une catastrophe.

Encore et toujours de la communication à deux sous (de table).

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