Editoriaux - People - 7 avril 2019

Prince William : comment tuer le temps en attendant d’être roi…

Il n’a pas encore 37 ans et le démon de midi frapperait-il avec un peu d’avance à la porte de son palais ? Qui ? Le prince William. Rapporté par le Sun, le futur roi d’Angleterre aurait eu une « relation » avec une amie du couple Cambridge, l’ancien mannequin Rose Hanbury, aujourd’hui marquise de Cholmondeley. Cette dernière est l’épouse du septième marquis de Cholmondeley, de vingt-quatre ans son aîné.

Pas n’importe qui, ce jeune homme de 59 ans. Descendant direct de Robert Walpole (1676-1745), considéré comme le premier Premier ministre d’Angleterre (bien que n’en ayant pas porté le titre), David Cholmondeley, depuis 1990, est détenteur de la charge prestigieuse et héréditaire de lord-grand-chambellan. À ce titre, c’est lui qui aura l’honneur d’habiller le roi le jour du sacre. Au rythme des sacres dans la maison de Windsor, ça frise le chômage technique structurel. Par ailleurs, dans la vraie vie avec de vraies gens, Lord Cholmondeley est producteur et réalisateurs de films sous le nom de David Rocksavage.

Vrai ou faux, cette liaison entre le gentil duc et la belle marquise ? Boulevard Voltaire n’a pas encore ses entrées à Buckingham ou à Kensington (palais des Cambridge) mais Elle nous rapporte que les Cholmondeley auraient été « blacklistés de l’entourage du prince William et de Kate Middleton ». Le palais de Kensington, de son côté, a tenu à préciser qu’il n’y avait pas d’affaire. Tout cela, au fond, ne nous regarde pas et n’a pas beaucoup d’intérêt, convenons-en, alors que le Royaume-Uni se débat dans le Brexit et la France s’« excite » autour du grand débat.

Il est vrai que William de Galles est issu d’une lignée qui a connu ses petites infidélités. Celles de ses père et mère. En revanche, celle de son grand-père, le duc d’Édimbourg, restent apocryphes même si la série The Crown a laissé entendre sans laisser voir. Édouard VII (1841-1910), arrière-grand-père de la reine Élisabeth, lui, avait une réputation de noceur. Comme on ne prête qu’aux riches (My taylor is rich), on comptabilisa, à celui qui fut prince de Galles pendant près de soixante ans avant de devenir roi, 55 maîtresses ! Dans ce cheptel quasi industriel, à noter la chanteuse Hortense Schneider et une certaine Alice Keppel, arrière-grand-mère de Camilla Parker Bowles, longtemps maîtresse puis épouse d’un autre prince de Galles… Le grand monde est petit.

Il est cependant une autre tradition de la famille royale d’Angleterre que William relève à coup sûr et sans conteste. C’est celle du service de Sa Gracieuse Majesté sous l’uniforme. Ne parlons pas des fonctions honorifiques détenues ès qualités comme celle, par exemple, de colonel du régiment des Gardes irlandais, histoire de ne pas ressembler à n’importe quoi lorsqu’il apparaît au balcon, mais de celles qu’il a effectivement tenues, notamment comme pilote d’hélicoptère dans la Royal Air Force. Si, en tant qu’héritier direct de la couronne, William n’a pu servir en Afghanistan, rappelons que son frère Harry fut un vrai guerrier, très apprécié de ses camarades. Retiré du service, William n’en vient pas moins d’effectuer un « stage » de trois semaines au sein des services de renseignement britanniques, the famous MI6 et MI5 (renseignements intérieur et extérieur). “The name is Wales, William Wales: licensed to kill three weeks on attachment with Britain’s spies”, s’amuse The Guardian. « Autorisé à tuer trois semaines avec les espions britanniques. »

Tuer le temps, il le faut bien : la reine s’accroche sur son trône et le prince Charles n’a que 71 ans. En espérant, pour Kate, que William ne va pas tuer le temps ailleurs.

À lire aussi

Voitures brûlées du 14 juillet : circulez, y a rien à voir !

Espérons que l'astéroïde ne fera pas flamber trop de voitures, vendredi soir. …