[POINT DE VUE] Maîtrise du français chez les enfants : ces chiffres affolants

Ces chiffres posent la question de la pertinence du modèle d’immigration actuel.
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Photo de CDCsur Unsplash

Deux chiffres terrifiants viennent de sortir sur les réseaux sociaux. Ils ont été relayés par deux excellents acteurs du débat public, l’Observatoire de l’immigration et le remarquable compte X de Marc Vanguard, que nous vous invitons à suivre, si ce n’est pas déjà le cas. Ces deux statistiques se penchent sur le niveau de maîtrise, et même d’emploi, de la langue française par les enfants de France, que ce soit à la maison ou à l’école.

Un élève de CM1 sur cinq ne parle jamais ou quasiment jamais le français à la maison

Selon l’Observatoire de l’immigration, pour commencer, près d’un élève de CM1 français sur cinq ne parle jamais ou quasiment jamais le français à la maison. Cette donnée jette une nouvelle lumière sur la dégringolade du système éducatif français parmi ses voisins européens, en tout cas pour ce qui est des matières littéraires. Elle pose également la question de la pertinence du modèle d’immigration actuel, une immigration massive et dérégulée, à laquelle on ne demande absolument rien en échange de notre accueil, pas même, donc, l’élémentaire maîtrise de notre langue. Ces élèves seront bientôt majeurs et il y a fort à parier qu’ils n’auront pas fait beaucoup de progrès au moment de se lancer dans le monde du travail. Que va-t-on leur proposer ? À quoi va ressembler la population active, dans une petite quinzaine d’années ? Autant de questions vertigineuses

Si vous êtes encore en forme à la lecture de ce chiffre, accrochez-vous pour la suite. La donnée suivante nous vient du compte X de Marc Vanguard, qui cite le score TIMSS des élèves de CM1 ou équivalent, en mathématiques cette fois. Non seulement ce score est beaucoup plus faible dans les écoles où le français est « moins souvent » langue maternelle, mais on apprend au détour de ce résultat, déjà atterrant en soi, que près de 9 % des enfants qui sont scolarisés en France le sont dans des écoles où le français est la langue maternelle de moins de 50 % des élèves.

Les contours de la « nouvelle France » ne cessent de se préciser

Résumons-nous. Près d’un dixième des élèves de France sont scolarisés dans des écoles où le français n’est pas la langue majoritaire. Ces élèves moins francophones obtiennent également de moins bons résultats en mathématiques. Par ailleurs, près de 20 % des élèves français ne parlent quasiment jamais le français chez eux, ce qui, mécaniquement – si on extrapole sans trahir les résultats -, ne leur donne guère d’avantage comparatif quand il s’agit de lire Victor Hugo ou de faire la dictée de Mérimée. La population non francophone de France est donc en train de croître dans des proportions significatives et elle apporte avec elle de mauvais résultats en français (ce qui est logique) mais aussi en mathématiques.

Les contours de la « nouvelle France » ne cessent de se préciser : c’est une France qui ne parle pas français, ni à la maison ni à l’école, ne l’écrit pas non plus et éprouve des difficultés à apprendre les mathématiques, ce qui n’est guère surprenant, puisqu’elles sont enseignées dans la langue de notre pays – jusqu’ici, pas de surprise.

Cela nous amène à reposer la question que nous nous posions plus haut : quels débouchés en France, après l’école, pour une population non francophone, probablement non diplômée ou faiblement diplomée, qui ne possède pas les bases en français ou en maths ? Il va falloir commander beaucoup de sushis pour rendre cette jeunesse indispensable.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

126 commentaires

  1. Pour avoir fait un peu de soutien scolaire, je tiens à dire qu’il y a quelques années on m’a amené un enfant d’origine africaine qui avait 5 ans de retard dans son cursus car il avait été très longtemps déscolarisé. En quelques mois de cours individuels, à raison de trois heures par jour quatre fois par semaine, l’enfant a comblé son retard sur trois niveaux, ce qui signifie qu’il n’avait plus « que » 2 années de retard. Il a ainsi pu raccrocher un cursus quasi-normal et finalement s’en sortir. Précision : l’enfant n’était pas un génie mais j’ai utilisé les méthodes « à l’ancienne » : livre de méthode syllabique pour la lecture ; une dictée chaque jour ; une récitation chaque semaine, dont deux fables de la Fontaine; et un vieux bouquin d’arithmétique des années 30. Bref, de quoi faire hurler les syndicats de gauche.

  2. Nous sommes entrain de fabriquer nos futurs assistés … et ils vont s’ajouter à la misère des « papyboom » car plus personne ne cotisera pour nos retraites. Ceux qui auront eu la chance de recevoir une meilleure éducation ( privé ) vont se carapater à l’étranger car ils auront trop de pression fiscale. Nous sommes sur le point de leur céder la France .

  3. Quand on sait que les gens du voyage sont chez nous depuis plusieurs siècles, partagent la même religion mais ne s’intègrent pas. N’imaginez pas que l’immigration actuelle s’intègrera avec des religions différentes. Le constat est simple et l’histoire étrangère au centros-islamos-gauchistes!

  4. J’ai pu observer en faisant les devoirs de et avec mon petit fils que c’était une véritable catastrophe en français ,mais surtout en Mathématique ! J’ai été sidéré de la façon dont mon petit fils rédigeait sa division !
    Plus rien ne m’étonne quand on apprend que la France est dans le peloton de queue !!! Les générations a venir ont du mouron a se faire .

  5. Je suis né en Algérie (Française) j’ai eu de très bons maitres et professeurs dans toutes les matières, il y avait dans les classes des élèves arabes qui ont appris les mêmes matières sans jamais trouver rien à redire (nos ancêtres les gaulois ils l’ont bien assimilé) et le Français à l’origine n’était pas leur langue maternelle, j’ai encore un ami qui vient me voir régulièrement en France, qui est lui meme de cette époque, professeur de mathématique, sa femme professeur de Français et beaucoup des membres de leur famille étaient dans le même domaine, c’est dire que ces autochtones ont eu les mêmes chances, pauvres ou riches, que tous les pieds noirs et ceux qui diront le contraire sont des menteurs, j’en ai lu sur ce sujet. Tout ça pour dire que la France à cette époque et dans beaucoup de colonies a appliqué les mêmes méthodes qui ont donné de très bon résultats, pourquoi nos gouvernants actuels sont incapables d’enseigner le Français à tout ces nouveaux arrivants, ah si il y a un gros problème c’est d’avoir nivelé l’enseignement par le bas où tous les monde il est beau il est gentil et puis le respect à totalement disparu, finalement, nos gouvernant ne récoltent que ce qu’ils ont semé .

    • Nous avons peut être fréquenté la même école. En tout cas l’esprit qui imprégnait celle où je me trouvais était le même que celui que vous décrivez. Tablier noir pour tout le monde. Dictée tous les jours. Récitation. Rédaction. Analyse grammaticale et logique. Conjugaisons. Calcul mental. Problèmes de robinets et de baignoires, de trains qui se croisent… Leçons de choses. Histoire et Géographie. Et devoirs à l’étude surveillée jusqu’à 18h00. Compositions. Notes. Classement. Tableau d’Honneur. Et la règle du maître ! Et les retenues ! Et quelques torgnoles …. Résultat : Les savoirs acquis au niveau du certificat d’études dépassaient ceux du bac d’aujourd’hui. Dans au moins 80% des cas.
      Le nivellement par le bas, de fait l’effondrement du niveau scolaire, est la conséquence que ne veulent pas voir ceux qui l’ont provoquée par pure idéologie. Par un progressisme abstrait, abscons et destructeur de tous les cadres nécessaires à la transmission et à l’acquisition des connaissances.
      Une pensée émue et reconnaissante pour mes maîtres dont je garde un souvenir qui me revient chaque jour.

    • C’est à Madagascar que j’ai appris à écrire le français, méthode Boché. Quand je suis rentrée en France métropolitaine, en 10ème, j’avais un an d’avance, je lisais sans suivre du doigt, je ne faisais pas de fautes d’orthographe. Quant à l’histoire, en Afrique on apprenait en primaire l’histoire du pays où on se trouvait , et l’histoire de France dans le secondaire, ce qui permettait aux africains de poursuivre le cursus normal des français. Et en sixième, nous savions prendre des notes, l’enseignant ne dictait pas son cours.
      J’en veux énormément à l’académie qui a accepté que l’on n’écrive pas « on n’ignore pas », mais « on ignore pas », acceptant la liaison pour ne pas utiliser la négation. Grammaticalement, c’est une faute, et cette faute, je l’avais faite en 1959 en Afrique, ce qui m’avait valu une matinée de colle, grosse vexation. Nous sommes à l’heure des demandes de réparation: suis-je en droit de demander réparation?

      • Méthode Bosher. « La journée des touts petits ». L’histoire du petit sapin de Noël était aussi triste que celle de la petite fille aux allumettes.

  6. Lorsqu’un français ne sait même plus parler sa propre langue de base, lorsqu’il ne connait plus l’Histoire de son pays, lorsqu’il ne sait même plus calculer les règles de base par cœur et qu’il est bloqué comme un drogué sur son smart, nous les anciens ( je suis né en 1964 ) savons très bien que notre pays va mourir…sauf redressement très fort.
    Étrangement, je n’y crois plus.

  7. Mimbdjib Entièrement d’accord avec vous. il est quand même utile de rappeler qu’ à un moment de notre histoire, pour agglomérer les divers populations régionales Françaises, en une seule et même Nation, il à été nécessaire d’interdire les langues régionales et d’imposer le Français.

  8. Voyons le niveau des candidats au concours de professeurs des écoles dont le minimum exigé depuis cette année est un bac+3 !!
    Selon le constat d’un jury pour l’épreuve de français du concours 2024 (bac+5 !!!), près de 25% des copies contiennent plus de dix erreurs orthographiques ou syntaxiques, avec des fautes récurrentes telles que “malgrés que”, “parmis”, “comme même“, “le champs lexical”, et des confusions entre homophones
    (a/à, ce/se) ».
    Les plus faibles copies témoignent d’une absence de maîtrise des connaissances de niveau collège, voire élémentaire, l’orthographe et la syntaxe sont préoccupantes sans oublier la confusion entre les temps et les modes …
    Rassurons-nous, les plus mauvais d’entre eux seront peut-être recalés…

  9. L’ennui c’est que cette absence de maîtrise du Français, de sa syntaxe, de son orthographe, n’est pas l’apanage de l’immigration. Pensez seulement qu’il faut faire des cours de rattrapage pour des agrégés de Lettres ! Ici comme ailleurs on tolère l’intolérable parce qu’on est dans le relativisme, le laisser aller et le je-m’en-foutisme. Ou dans l’idéologie.

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