[ÉDITO] La dissolution confirmée de la Jeune Garde éclabousse LFI et Jean-Luc Mélenchon

Le tableau judiciaire éclairci, le temps est venu de regarder clairement les compromissions et les responsabilités.
Capture d'écran Blast
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Un drame, une famille endeuillée, un immense scandale, des images insoutenables, une couverture médiatique sans précédent et parfaitement proportionnée à l’horreur de ce qui est advenu à Lyon, le 12 février dernier : à Lyon, un jeune homme de 23 ans sans le moindre passif judiciaire, venu défendre de jeunes militantes, a été lynché à mort, avec une sauvagerie qu’on pensait reléguée aux pires heures de l’Histoire de France.

Parmi les lyncheurs, des militants de la Jeune Garde et des collaborateurs directs d’un député, d’un représentant du peuple français connu pour ses exactions, sa violence et son triple fichage S. L’affaire Quentin Deranque, symptomatique de l’hyper-violence de l’ultra-gauche, a marqué les esprits.

Le Conseil d’État, saisi avant le meurtre et pour d’autres raisons, a donc rejeté, ce 30 avril, le pourvoi de la Jeune Garde, confirmant ainsi sa dissolution. Il faut donc le noter : la Jeune Garde portait, avant même le meurtre tragique de Lyon, les éléments qui ont amené l’instance administrative à prononcer sa dissolution puis à rejeter les pourvois. Une décision rare… pour des organisations de gauche. Depuis 2017 ont été prononcées 24 dissolutions avant celle de la Jeune Garde : parmi elles, 19 mouvements de droite radicale et 5, seulement, d’ultra-gauche... Quatre fois moins. En l’occurrence, selon BFM TV, la haute institution accuse les nervis du groupuscule créé par Raphaël Arnault de se préparer « à des affrontements violents » et de chercher « à exclure physiquement de l’espace public toutes les personnes considérées comme "fascistes" ». Le 3 avril dernier, lors de l'examen du recours, le rapporteur du Conseil d'État avait évoqué la « dérive totalitaire » d'un mouvement devenu une « milice ».

La Jeune Garde « liée » aux Insoumis, selon Mélenchon

Le tableau judiciaire étant désormais éclairci, le temps est venu de regarder clairement les compromissions. Car la Jeune Garde n’est pas perdue dans la nature, loin s’en faut. Sa dissolution éclabousse violemment un parti et son chef : LFI et Mélenchon. Car les faits sont là : cette « milice » dissoute a imprimé son logo sur des milliers d’affiches de campagne de candidats LFI. LFI a en effet joué de la proximité de ce mouvement comme d'un argument de campagne, aux dernières législatives. Certes, Arnault n’était plus à la tête de la Jeune Garde le 12 février, mais c’est lui qui l’a créée, façonnée, lui a donné sa mission, ses méthodes, ses équipes, ses objectifs. Comme par hasard, les plus proches collaborateurs de celui qui lançait, sur X, « Suprémacistes religieux ou nationalistes, on va tous vous dézinguer ! » ont été impliqués à la fois dans la Jeune Garde et dans le meurtre sordide du jeune étudiant. Preuve que le jeune député n’avait pas rompu les amarres, Raphaël Arnault avait lui-même lancé, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, un vigoureux « Vive l’antifascisme ! Vive la Jeune Garde ! » Sous les applaudissements des députés LFI, ce que notait Georges Michel, vidéo à l'appui, dans un article du 15 février 2026.

LFI a été aussi loin qu’on pouvait aller dans le soutien de cette organisation. Mélenchon, à Auxerre, le 30 avril 2025, alors que la Jeune Garde était déjà en cours de dissolution à la demande de Bruno Retailleau, évoquait « la Jeune Garde, une organisation alliée, liée au mouvement insoumis… Alors, M. Retailleau, profitez-en pour nous dire, "Qu’ont fait ces jeunes gens ?, interrogeait Mélenchon. À quel moment vous avez des actes à leur reprocher qui justifient qu’on les interdise ?" »

C'est simple : ce mouvement dissous parce qu’il « prépare à des affrontements violents » et qu’il est en pleine « dérive totalitaire » façon « milice » a été couvé, promu, protégé, défendu par le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, et par ses troupes.

Des questions se posent : LFI peut-elle conserver une place au créateur et inspirateur d’un mouvement dissous ? LFI peut-elle encore parader au palais Bourbon ? Peut-elle continuer à donner des leçons sur tous les sujets sans rendre des comptes ? Pour LFI, le temps est venu d'affronter ses responsabilités.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

50 commentaires

  1. Dissoute  » administrativement »..donc du pipo
    Ça ne les punit en rien..et meme pour leur compta si ils avaient des dettes ca peut les aider a ne rien payer…ce sont les membres qui sont a dissoudre..dans les prisons,la rue où partout..il n’y a que ca qui peut les arrêter et qu’ils comprennent..

  2. Il ne faudrait quand même pas ou surtout pas oublier qu’un député est compromis dans cette horrible histoire, un pseudo représentant du peuple, fiché S à plusieurs reprises (comment une personne qui fait l’objet d’une fiche de renseignement dans le fichier des personnes recherchées pour des raisons de sûreté de l’État) peut-elle décemment être élue, choisie désignée en toute légalité à cette fonction sans même que la présidente de l’Assemblée ne s’en émeuve ? Le loup était bien dans la bergerie !

  3. Monsieur Mélenchon parraine donc la violence et, jusqu’ici, en toute impunité. Une « milice » est en voie de dissolution. Très bien. Une autre, sa soeur, naitra. Aura-t-elle le même parrainage ? Peu probable. La tête de LFI est adepte des purges lorsque certains deviennent encombrants et contre-productifs. Raphaël Arnault devrait se méfier.

  4. Hélas, rien ne les arrêtera plus, cette dissolution participant même à leur récit victimaire auprès de leurs soutiens !
    Il fallait punir sévèrement, à la hauteur du crime commis, TOUS les protagonistes impliqués jusqu’à leur chef qui continue à répandre son venin sur les réseaux sociaux mais surtout, à siéger à l’Assemblée nationale où il est censé nous représenter : quelle ignominie !!

  5. Le pire, dans l’inversement des valeurs qui caractérise notre société, est que c’est le RN qui est infréquentable et doit être systématiquement diabolisé, écarté de  » l’arc républicain », et non LFI !!! Ahurissant et consternant.
    Maintenant que  » le tableau judiciaire est éclairci  » il est grand temps de regarder les compromissions, de remettre  » l’église au milieu du village », et les partis politiques à leur juste place.

  6. En 2027, les opposants au Macronisme vont gagner les élections…
    Mais rappelons-nous Miterrand, et la théorie des 100 jours de l’état de grâce…
    Aussi, préparez-vous dés à présent pour reprendre le pouvoir abandonné par le législateur…
    Prévoyez aussitôt après l’élection la mise en place d’un référendum, afin de ramener le Conseil Constitutionnel au rôle qui lui est dévolu par la loi : contrôler la conformité des projets de lois avec la Constitution…
    Mais Interdiction formelle d’interpréter les textes à leur guise, puisque cela reviendrait à se substituer au législateur…
    Alors que l’article 2, alinéa 5, de la Constitution énonce : Le principe sur lequel est fondée la Ve République est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple…

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