Gérard Larcher, président du Sénat, troisième personnage de l’État, était l’invité de Sonia Mabrouk sur CNews, ce 11 octobre 2023. Éléments de langage en bandoulière. Et là, attention les yeux.

Le vieil homme politique, revenu de tous les combats médiatiques, s’exprime pour la première fois sur un sujet que cette guerre de faible intensité qui se déroule sous nos yeux depuis le 7 octobre rend impossible à occulter : la partition de la France en train de se dessiner, l'air de rien. Il n’est plus possible de ne pas voir ce qui se passe dans les banlieues perdues de la République où les drapeaux palestiniens flottent aux fenêtres des tours et des barres, depuis des années, à chaque attaque terroriste de ce mouvement ultra-violent, dont l’essence même est la volonté de détruire le peuple juif et de conquérir ce qui fut la Palestine. Entre narcotrafic et islamisme, sur fond d’antisémitisme, que les médias minimisent puisqu’il n’est pas d’extrême droite, des banlieues se sont désormais détachées de la France – et pas seulement de la République, mot qui remplace souvent inopportunément celui de notre pays.

N’attendons pas de Gérard Larcher, cependant, qu’il endosse la responsabilité écrasante des partis politiques « classiques », qui se sont succédé pour ouvrir, de plus en plus largement, les vannes d’une immigration afro-maghrébine. Non. Voici ce que dit, précisément, Gérard Larcher : « Tous collectivement, nous avons été faibles. Nous avons accepté qu’au prétexte de la religion certains quartiers ne soient quasiment plus "habitables" parce qu’on serait juif ou qu’on ne serait plus de telle ou telle communauté. » Tous ? Vraiment ? Il semble pourtant que le RN depuis toujours, ou Reconquête nouvellement arrivé dans l'arène politique, ont été caricaturalement traités de nazis pour avoir osé voir, et dire, ce qui était en train de se produire. Toute la classe politique a-t-elle laissé certains quartiers exclure les Juifs, et même – Larcher n’ose pas le dire mais on l’entend tout de même - les Français de souche ? Est-ce une responsabilité collective ? Bien sûr que non.

Les Français sont majoritairement en faveur d’un arrêt de l’immigration légale et illégale, mais la classe politique « raisonnable » ne leur demande pas leur avis. Ils en ont assez de voir la délinquance et la criminalité prospérer dans « certains quartiers », pour reprendre les mots pudiques du sénateur des Yvelines. Mais les gens comme Gérard Larcher semblent n'en avoir cure. Ils continuent leur petit business. Dire, dans ces conditions, que « nous tous », c’est-à-dire tous les politiques, et peut-être même tous les Français, sont responsables de la grande dérive, de la grande partition de la France, c’est un peu gonflé et, pour tout dire, ignoble. Oui, c’est sûr, les Français ont voté pour Macron, pour Hollande, pour Sarkozy, pour Chirac. Oui, ils se sont fait avoir à chaque fois. C’est le jeu de la démocratie. Ce sont les bateleurs qui l’emportent, le plus souvent, et ils se contentent de gérer le désastre, mollement, en espérant être réélus. Caroline Parmentier, députée RN, l’a parfaitement rappelé sur X.

Collectivement, nous avons été faibles. Et individuellement, non ? Gérard Larcher est entré en politique il y a quarante ans.

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11 octobre 2023 à 21:27

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76 commentaires

  1. Menteur,ceux qui voulaient alerter se voyaient coller dans le dos une affiche « FACHO »par votre caste UMPS.

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