Editoriaux - Justice - 4 juillet 2017

Le pape François et Donald Trump se mobilisent pour le petit Charlie Gard

Charlie Gard est un jeune Britannique de dix mois atteint du syndrome de déplétion de l’ADN mitochondrial, soit une maladie génétique rare ayant endommagé son cerveau.
 
Pour les médecins de l’hôpital Great Ormond Street de Londres, plus aucun espoir n’est permis. L’enfant, d’ailleurs, ne peut ni voir ni bouger ni pleurer ni même déglutir.
 
Les parents, qui s’opposent à l’arrêt de l’aide respiratoire préconisé par l’équipe médicale, viennent de recevoir les soutiens du pape François et du président américain Donald Trump.
 
Le Vatican a fait savoir dans un communiqué que le pape suit “avec affection et tristesse le cas du petit Charlie Gard” et qu’il “prie pour [les parents] dans l’espoir que leur désir d’accompagner et de s’occuper de leur enfant ne soit pas dédaigné”, avant de conclure que “défendre la vie humaine, surtout quand elle est blessée par la maladie, est un devoir d’amour que Dieu confie à chaque homme”.
 
Donald Trump, pour sa part, a relayé le message du souverain pontife et proposé son aide : “Si nous pouvons aider le petit #CharlieGard, conformément à nos amis au Royaume-Uni et au pape, nous serions ravis de le faire.”
 
Les parents de Charlie Gard souhaitent, en effet, se rendre aux États-Unis où est élaboré un traitement expérimental. Mais, pour la justice britannique, celui-ci n’est pas suffisamment au point pour pouvoir sauver l’enfant. Une cagnotte a déjà permis de récolter 1,5 million d’euros pour permettre de financer le voyage.
 
La Cour européenne des droits de l’homme n’a pas souhaité se prononcer, la semaine dernière, et se range donc à la décision de la justice britannique.
 
Les parents, quant à eux, se sentent aujourd’hui abandonnés et l’ont fait savoir dans une vidéo : “Nous avons le cœur brisé à l’idée de passer ces dernières heures avec notre bébé. On ne nous autorise pas à choisir si notre fils doit vivre, ni de choisir quand ou bien où Charlie mourra. On nous a extrêmement laissés tomber durant tout ce processus, et surtout Charlie.”
 
Les médecins ont encore laissé quelques jours avant de procéder à l’euthanasie afin que les parents puissent dire au revoir à leur enfant. Ces quelques jours permettront peut-être de trouver une solution autre que celle d’une fin de vie prématurée.

À lire aussi

Plus de droite en Belgique francophone après le 26 mai ?

La division de la droite assumée, pour des questions d’ego, est aujourd’hui catastrophique…