Editoriaux - Société - 3 juillet 2019

Nouvelle arnaque au touriste sur le site du Louvre

Paris ajoute une épreuve à son parcours du combattant réservé aux touristes. Après avoir triomphé du harcèlement des vendeurs de tours Eiffel, signé quelques pétitions bidon prétextes à subtiliser sacs et portables, à peine sorti du métro où il a réussi à échapper aux pickpockets spécialisés, le touriste arrive aux abords de la pyramide du Louvre où un « sans-papiers » l’attend pour lui vendre 25 euros un ticket périmé qui ne lui permettra pas d’accéder au musée. Dans ce fort Boyard de la découverte de la capitale, la mère Fouras, alias Anne Hidalgo, n’a pas ménagé ses efforts pour rendre la visite de sa ville pleine de rebondissements.

Les animateurs de la toute dernière innovation récupèrent les tickets jetés par les visiteurs à la sortie. La date du jour crédibilisant la pseudo-validité du précieux sésame, le touriste règle la facture puis se rend gaillardement vers l’entrée où deux contrôleurs lui apprennent qu’il vient de se faire rouler dans la farine. L’épreuve est perdue. Le candidat éliminé. Il n’a pas su déjouer l’intégralité des mille et un pièges mis sur sa route par la déesse du vivre ensemble. Il se tourne alors vers le guichet officiel et verse les 17 euros nécessaires pour entrapercevoir la Joconde dont il se demandera si le sourire énigmatique signifie qu’elle se moque de sa naïveté ou compatit à ses déboires. Une interrogation qui entre dans le cadre de la grande opération « Arnaque et culture » organisée, chaque été, à Paris.

La vidéo mise en ligne par Le Parisien montre un Anglais victime de l’entourloupe. Décontenancé face au refus d’entrée, l’homme constate l’inertie des services compétents : « C’est une vaste plaisanterie. Tout le monde sait ce qu’il se passe et rien n’est fait pour prévenir ça. » La contrôleuse confirme le surréalisme de la situation : « On laisse les gens acheter ces tickets en haut, alors qu’ils ne sont pas valables. »

Paris Ville lumière est devenue le théâtre d’un jeu du chat et de la souris entre touristes et migrants. Et que le meilleur gagne ! Pour le folklore, quelques policiers courent après les voleurs. Justice débordée ou délinquants mineurs, les prévenus sont rapidement relâchés… Le jeu doit reprendre. Butte Montmartre, tour Eiffel, grands musées, métro, les traquenards parsèment le circuit du quidam de passage.

Rentré chez lui, le rescapé conte ses aventures, montre les photos de ses agresseurs, explique comment il a déjoué la tentative de vol à l’arraché, le stratagème qu’il a mis au point pour dissimuler son argent liquide… Ses proches fêtent le retour du héros. Il a encore toutes ses dents, son téléphone n’a pas été volé, sa carte bancaire est intacte… Gloire au vainqueur !

Une guide touristique témoigne de la dégradation ambiante, de la peur des pickpockets et autres désagréments liés aux embouteillages, au manque de place pour les cars… Plus loin dans le reportage, un touriste déplore la saleté des rues, le manque de toilettes, les odeurs… Bref, rien que de mauvais joueurs.

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