Cette question centrale a été abordée, la semaine dernière, en lors du quatrième Sommet démographique.

 

Il appartient à nos hommes et femmes politiques de mettre de toute urgence en place un plan Marshall en faveur de la natalité française. Il n’est plus possible d’attendre, de fermer les yeux, de reporter le problème à plus tard. La natalité de notre pays et, avec elle, de nos voisins ́ens, doit rejoindre dans les plus brefs délais au minimum le seuil de renouvellement de la population, fixé par la science et les mathématiques à 2,05 enfants par femme. En deçà, nous disparaissons à petit feu. Au-delà, c’est la résurrection. Pile dessus, on limite au moins la casse.

Pour y parvenir, les colossaux moyens financiers de la Sécu doivent être réorientés, de telle sorte que les parents, actuels ou futurs, ne tirent plus une langue de trois kilomètres de long quand ils ont à assumer la charge financière de leurs enfants. Au minimum, le coût de l’enfant en plus doit être compensé. Et l’on peut raisonnablement envisager qu’une mère de qui s’occuperait de ses enfants à temps plein puisse prétendre à un salaire maternel et à des droits à pension.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui : les droits à pension des mères de trois enfants ou plus, longtemps (un peu) bonifiés, ont été, récemment encore, rabotés. L’État tient le moins possible la promesse qu’il leur avait faite.

Selon l’INSEE, en prolongeant les courbes jusqu’en 2050 avec les paramètres de natalité et d’espérance de vie actuels, un Français sur deux sera retraité, touchant, par la force des choses, comme nous l’avons longuement démontré, une retraite de misère. Cinq millions de retraités seront, en plus, dépendants, les trois quarts ne pouvant pas être pris en charge dans des établissements spécialisés, faute de structures adaptées.

Pour paraphraser le titre du livre de Thilo Sarrazin : « La France disparaît ». L’apocalypse que ce livre tente de prévenir deviendra réalité dans moins d’une génération si rien n’est entrepris pour relancer immédiatement la natalité.

Sauf, bien entendu, à avoir recours très massivement à l’immigration…

25 septembre 2021

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