Notre pays naufrage. La crise sanitaire actuelle pourrait bien le couler par le fond, tant la gestion de cette épreuve par le pouvoir actuel est catastrophique.

Il est inacceptable qu’à peu de temps de la date à laquelle les Français sont censés recouvrer une partie de leur liberté, et plusieurs mois après le début de la crise, les autorités sanitaires demeurent incapables de leur assurer les équipements de protection indispensables, dont les masques et les tests nécessaires.

Il est inacceptable qu’il soit interdit aux pharmacies de proposer des masques sanitaires au public ; et que l’on interdise, par décret, aux médecins libéraux d’exercer leur art par les prescriptions qu’ils jugent les plus appropriées aux cas de Covid-19 qu’ils sont amenés à traiter.

Il est inacceptable que les responsables des urgences recevant les appels de patients qui décrivent les premiers symptômes d’une maladie mortelle aient eu pour consigne de leur répondre de « rester chez eux et d’attendre l’apparition de symptômes de détresse respiratoire », ce qui revient à une non-assistance à personne en danger institutionnelle.

Il est inacceptable que, dans un pays développé, le confinement de la population, d’une durée record, ait été décidé au seul motif de devoir s’adapter aux insuffisances d’équipement des hôpitaux publics, alors que cet arrêt brutal met en péril toute l’économie du pays et son avenir même.

Il est inacceptable, dans un pays de vieille civilisation, qu’il soit interdit, par décret et par action policière, aux proches des mourants d’accompagner ceux-ci dans leurs derniers moments.

Il est inacceptable que l’on distribue des amendes sans retenue plutôt que des masques aux citoyens ; alors que le pouvoir est incapable de maintenir même un semblant d’ordre dans les « territoires perdus de la République ».

Il est inacceptable que cette crise soit l’occasion d’attenter à nos libertés individuelles comme jamais on ne l’avait osé jusque-là.

Enfin, il est inacceptable que, pour couvrir les carences du pouvoir, on alourdisse sans limite la dette de notre pays et l’on compromette son avenir par l’arrêt imposé de notre économie, avec la paupérisation et le déclassement qui s’ensuivront pour tous.

En cette occasion dramatique, nos dirigeants, et au premier rang , président de la République, se sont révélés incompétents dans l’exercice du pouvoir, incapables de se faire obéir d’une administration inopérante, et impuissants en tout. Pire : ils n’ont reculé devant rien pour cacher leur défaillance, et c’est le mensonge d’État pur et simple, répété à l’envi — qu’on songe à la question des masques ! —, qui n’a cessé de sévir.

Que faire ?

Il faut demander, sans hésiter, la démission collective de l’ensemble des responsables qui sont comptables du désastre en cours, à commencer par le premier d’entre eux : M. Macron. Lui et son gouvernement doivent passer la main.

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