Editoriaux - Santé - 19 mai 2018

Quand les médecins sont les victimes des cités

Selon une étude publiée en avril par le Conseil national de l’ordre des médecins, pour la seconde année consécutive le nombre d’agressions contre les praticiens atteint un record et franchit même la barre symbolique du millier d’incidents recensés. Ce sont, ainsi, 1.035 d’entre eux qui ont subi une agression en 2017, contre 638 en 2003, année de la première édition de ce rapport.

Le journal de France 3, pour matérialiser cette statistique, a diffusé, le 16 mai, un reportage dont le sujet était : “Les médecins de plus en plus victimes de violences”.

Pour l’occasion, les journalistes avaient privilégié le département du Nord : il faut dire qu’en 2017, 108 agressions de médecins ont été déclarées dans ce département, d’après l’étude de l’Ordre. Un chiffre qui a doublé par rapport à 2016 (59 agressions enregistrées) et qui le place en tête des départements français.

Là, devant les caméras, un toubib de SOS Médecins apporta son témoignage et fit une révélation qui aurait dû faire bondir Macron, Philippe et son ministre cacochyme de l’Intérieur. Voici une partie du commentaire explicitant les images :
“Seul avec sa mallette et sa voiture, il rend visite à des malades dans la banlieue lilloise. Depuis cinq ans, le docteur Olivier Berthoud travaille pour SOS Médecins, mais il a l’impression d’être livré à lui-même dans ces quartiers difficiles. Son statut de médecin ne le protège en rien, il lui est même parfois difficile d’accéder à ses patients.
“Dans ces quartiers où sévit la drogue, on est fouillé par des personnes qui contrôlent les accès à certains bâtiments […] On est un peu tâtés, on regarde la mallette, que c’est bien un médecin, et puis on y va”, raconte le médecin.”

Vous avez bien lu : cet homme, dont la profession est de soulager des gens et de sauver des vies humaines, est non seulement contrôlé mais fouillé par palpation lorsqu’il se présente chez un patient. Le plus grave est que ceci n’est pas un acte unique ni un cas exceptionnel. Dans ce coin des Hauts-de-France, c’est une généralité, c’est un fait répétitif. Un fait qui arrive même à ne plus choquer l’intervenant qui, pour un peu, terminait son propos par un “mektoub” fataliste.

Cette situation démontre encore une fois que, dans notre pays, pénétrer dans certaines zones, c’est passer une frontière sans s’en apercevoir. Alors, la question se pose : sommes-nous encore en France alors que ces bandes se permettent de contrôler des professionnels, des médecins qui ont fait vœu de soigner ? Pourtant, ce fait attesté n’a donné un haut-le-cœur ni à nos gouvernants ni à nos élus comme Xavier Bertrand, le président par adoubement socialiste du conseil régional.

Il faut dire que, depuis des années, les cages d’escalier, les entrées et les caves sont quadrillées par la racaille et que la police ne peut mettre fin définitivement à cet état. Certes, ponctuellement, une descente est ordonnée mais très vite, ensuite, les gangs reprennent le contrôle des trafics. Si les blocs d’immeuble sont surveillés par les malfrats, les rues, elles, sont quadrillées par les salafistes radicaux. Là, ils interdisent aux femmes certains cafés et restaurants et interdisent aux hommes alcool et tabac.

Après les policiers, les gendarmes, les pompiers, les gardiens de prison et les enseignants, ce sont les médecins qui sont bannis de ces coins perdus de la République. Autre coin perdu, les hôpitaux : 4.302 “événements indésirables” ont été recensés en 2016 dans les hôpitaux parisiens ; il y en avait eu 3.895 en 2015.

Les Français doivent réaliser que les attentats ne sont que la minuscule partie visible de l’iceberg ; la partie immergée, elle, est gigantesque. Elle est le domaine commun des bandes criminelles et des islamistes estampillés police de la charia.

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