Le royaume d’ célébrait, ces jours-ci, sa fête nationale. À cette occasion, une réception était donnée, lundi soir, à Paris, au Petit Palais. Un invité surprise : Alexandre Benalla, qui, décidément, doit avoir du mal à quitter les palais, petits ou grands. Il est vrai qu’on s’habitue vite.

Le jeune homme ne portait pas d’oreillette et ne filtrait pas les entrées avec la sécurité. Non, il faisait apparemment partie des invités parmi lesquels il déambulait discrètement, élégant dans son costume bleu. Il est vrai que lorsqu’on a été “adjoint au chef de cabinet du président de la République” ! L’homme qui n’a jamais été l’amant d’ ni son garde du corps, pour reprendre la périphrase désormais admise par tout le monde, doit aimer le grand monde et les soirées de l’ambassadeur sont toujours réussies, pour reprendre le slogan publicitaire d’une marque de chocolat des années 90. Et puis, il faut sans doute se distraire un peu de ses journées harassantes : entre un rendez-vous au palais du Luxembourg et un autre à Pôle emploi. D’un palais l’autre, en quelque sorte !

Il est vrai, aussi, qu’Alexandre Benalla, qui a de l’entregent (on s’en était rendu compte), n’était sans doute pas complètement en terre inconnue à cette réception. En effet, Valeurs actuelles avait relayé, en juillet dernier, une information révélée par le site Intelligence Online : entretenait des liens secrets avec un prince saoudien.” En 2015, il travaillait dans le groupe Velours, une de sécurité, créée en 2008 par d’anciens policiers et “experte en management des risques et intelligence stratégique”. Il avait alors été intégré dans le dispositif de protection du prince Mohammed ben Salmane, un des nombreux descendants du fondateur de la dynastie saoudienne, aujourd’hui prince héritier et vice-Premier ministre du royaume.

Le conseiller de Pôle emploi n’aura sans doute pas besoin de demander à Alexandre Benalla de traverser la rue pour trouver du travail.

25 septembre 2018

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