Editoriaux - Politique - 29 novembre 2017

Au lieu d’imposer l’écriture inclusive, il faudrait peut-être revenir aux fondamentaux du français, non ?

Il y a des moments où l’on croit rêver. En effet, est-il urgent de se triturer le cerveau pour savoir si le féminin doit l’emporter sur le masculin ? Est-il indispensable d’encombrer les esprits de nos enfants en les culpabilisant ou, pire, en leur infligeant que désormais, c’est le féminin qui dominerait le masculin ?

On reconnaît là les stratégies de communication de la politique contemporaine qui permettent d’amuser la galerie et d’occulter les vrais problèmes. Pour un temps. Une séquence de plus.

Les redresseurs de torts et les adeptes de la repentance sont à mettre dans le même panier que les illuminés de l’écriture inclusive. Et ce sont, d’ailleurs, souvent les mêmes.

On sait, en revanche – mais on semble l’oublier pour la circonstance -, que la majorité de nos enfants ou petits-enfants à l’école sont incapables d’écrire dix lignes de texte sans fautes d’orthographe et de syntaxe. Sans compter qu’il sont aussi incapables de manier les champs lexicaux ou les paradigmes ! Et, bien pire encore, ils ne savent pas où se trouve la Guyane ou pensent que de Gaulle a succédé à Napoléon. J’en passe, et des meilleures.

J’ai enseigné un temps dans une chambre de métiers, j’ai pu mesurer le niveau de ces jeunes qui n’en sont en rien responsables, mais qui sont seulement des victimes.

Ce ne sont pas les règles du français qui changeront les hommes !

L’écriture inclusive ou le bouleversement de la langue française auront-ils une incidence sur les vicieux, les obsédés sexuels ou les machistes qui considèrent la femme comme objet de leurs pulsions ou de leurs plaisirs égoïstes ? La réponse est non.

Alors, on siffle la fin de la récré ?

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