Editoriaux - Histoire - Religion - 11 juillet 2017

L’excursion des imams à travers l’Europe : contre les idées reçues…

La dimension « de paix et d’amour » de l’islam échappant par définition au quidam infidèle lambda, qui entend par ailleurs en flux tendu que « les premières victimes de l’islamisme sont les musulmans eux-mêmes », une trentaine d’imams européens effectuent, ces jours-ci, une excursion en bus, suivant la trace sanglante laissée au nom d’Allah sur le bitume européen afin, proposent-ils notamment, de “casser les idées reçues”. L’idée « reçue » n’étant pas un « cadeau », mais synonyme du « préjugé » dont l’islam serait la victime immanquable.

Celui-ci a beau bénéficier de conditions exponentiellement favorables à une croissance sans obstacles en terre infidèle – fait sans précédent dans l’histoire humaine -, il ne cesse pourtant de geindre des inqualifiables persécutions dont il y ferait l’objet. Cependant que le christianisme subit une éradication sévère sur les terres même où il précéda l’islam. Qu’importe ! Jésus et Marie sont figures d’importance aux yeux de l’islam, susurre encore ce dernier à l’oreille infidèle, sur un ton soulignant l’immense faveur lui étant ainsi faite. Mascarade, mielleuse et fielleuse : il ne s’agit nullement du Jésus des chrétiens, mais d’un succédané, d’un « prophète » préfigurant l’islam. Épisode illustré presque comiquement par un Dieudonné obséquieux devant une caméra iranienne il y a quelques années, affirmant œuvrer en France au retour de ses amis chrétiens dans la grande maison de l’islam qu’ils n’auraient jamais dû quitter… Hélas, Jésus demeure, pour le chrétien, ce « Fils de Dieu » que le Coran condamne sans équivoque, et nous savons (les imams, Dieudonné et moi) que, du musulman ou du chrétien, l’un devra se convertir à la religion de l’autre pour éliminer cet infranchissable obstacle spirituel. En d’autres termes, de grâce et en toute amitié, cessez de nous vendre vos vessies sous l’appellation de lanternes.

Quelque peu pragmatique à défaut d’être totalement demeuré, le quidam infidèle fait, à l’occasion, un tour d’horizon du monde musulman, histoire de localiser un jardin d’Eden islamique que nul n’a jamais situé à ce jour. Jadis il le fit à l’égard du communisme, avec ce petit détail : soit les goulags russes ne reflétaient en rien « le vrai communisme », soit, précisément, ils avaient tout à y voir… Il semblerait que nous soyons dans cette espèce d’expectative en islam, puisque des violences sont commises en son nom. Le quidam infidèle peut ainsi constater, par exemple, que l’islam d’Iran pend haut et court les homosexuels à l’heure où il vous parle : « idée reçue ? » Que Salman Rushdie, Robert Redeker et d’autres sont sous le coup de fatwas mortelles : « idée reçue ? » Que l’islam, en France, ne semble en rien se formaliser du fait, du moins ne disposons-nous de nulle information en ce sens : « idée reçue ? » Que l’islam d’Arabie saoudite punit le blasphème de mort : « idée reçue ? » Qu’en Tunisie, une musulmane ne peut contracter un mariage avec un non-musulman, à moins que ce dernier ne présente un « certificat de conversion » : « idée reçue ? » Et qu’en est-il en France ? Il s’agit bien ici d’islam, et non de violence islamiste ? Nous pourrions continuer indéfiniment ainsi…

À la date du 10 avril 2017, et depuis le 11 novembre 2001, 31.156 attaques islamistes ont été répertoriées à travers le monde : que la majorité des victimes soient musulmanes signifie dès lors que l’islam est gangrené par une guerre civile, ce qu’il se refuse à admettre, en caquetant à qui peut mieux : « Ce n’est pas ça, l’islam ! Ce n’est pas ça, l’islam ! En attendant, nous importons l’islam, et donc cette guerre civile, par voie migratoire en Europe et, en toute logique, elle commence à s’y manifester : cela s’appelle Charlie Hebdo, le Bataclan, Londres, Berlin ou que sais-je, demandez le programme aux imams du bus. Entre-temps, bien sûr, le cancéreux peut toujours s’époumoner sur les routes – et en bus : « Ce n’est pas ça, la vie ! Ce n’est pas ça, la vie ! »

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