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Au XVIIe siècle, le royaume polonais s’est allié au grand-duché de Lituanie pour constituer la République des Deux Nations. C’était alors le plus grand État d’Europe : il allait de la Baltique à la mer Noire.

Au sud, il y a une région, l’Ukraine, peuplée de cosaques fougueux et indisciplinés. Ces semi-nomades aiment la guerre qu’ils font généralement contre les Tatars de Crimée et les Turcs. Mais ils veulent devenir la troisième nation de cette République, ce qui leur est refusé. Alors, ces orthodoxes se révoltent et s’allient à leurs ennemis musulmans de la veille pour porter le feu contre la couronne catholique polonaise.

Une nuit, dans la steppe, une patrouille du lieutenant Jean Kretuski sauve un homme assailli par ce qu’il croit être des brigands. Des cosaques rejoignent l’homme qui remercie l’officier et lui donne son nom : Khmelnitsky. Jean ne le sait pas encore, mais il vient de sauver le chef de la grande révolte cosaque qui s’annonce.

Jean est officier dans l’armée du duc Yarema Wiśniowiecki, le meilleur et redouté stratège polonais. Envoyé en mission et accueilli par une famille noble polonaise, il tombe amoureux d’Hélène. Le sentiment est réciproque et Jean revient, quelque temps après, la demander en mariage. Mais l’affaire n’est pas simple : Hélène est promise à Bohun, un des chefs cosaques qui sera un des fers de lance de la révolte. Les deux hommes auront deux raisons de s’affronter.

La guerre éclate et des centaines de milliers d’hommes, Cosaques, Tatars, Turcs, remontent vers le nord et massacrent tout sur leur passage. À Varsovie, on tergiverse et Yarema tente d’endiguer le flot monstrueux. Avec ses amis, le bavard Zagłoba, le colosse Longinus Podbipięta et Michel, l’ami de toujours, Jean va multiplier les combats tout en tentant de sauver sa belle des griffes de Bohun.

Par le fer et par le feu est le grand roman historique de la . Écrit alors qu’elle n’existait plus, il contribua par son succès phénoménal à raviver le sentiment patriotique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les chefs de la résistance polonaise choisiront comme pseudos les noms des héros de ce livre.

Même sans être polonais, on prend un grand plaisir à suivre les aventures de ces héros qui ont un côté trois mousquetaires mais n’ont guère le temps de festoyer, tant la Pologne est au bord d’être submergée. La bataille finale est dantesque et le lecteur ne peut plus lâcher son livre.

Sienkiewicz, qui eut ensuite le prix Nobel de littérature pour Quo vadis ?, a signé là un des plus beaux romans historiques qui soient.

Le blog d’Antoine de Lacoste.

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