Editoriaux - Immigration et diversité - 11 septembre 2018

L’école Émile-Cohl accusée de “blackwashing” : la retouche photo au secours de la diversité !

Parce que la photo de classe qui devait illustrer le site Internet américain de l’école de dessin Émile-Cohl manquait de diversité, une main, dont on ne connaît le propriétaire, a ajouté ici et là quelques élèves à la peau noire et obscurci des visages un peu trop pâlots. Le porte-parole de l’école jure les grands dieux qu’il s’agit de l’agence de communication d’outre-Atlantique qui s’est livrée à cette manipulation et que, puisque c’est comme ça, ils ne leur adresseront plus jamais la parole et ne leur confieront plus aucun travail. Et toc ! Une école de dessin est assez grande pour exécuter les coloriages elle-même. Travaux pratiques de cette rentrée : faire retrouver aux étudiants leur couleur d’origine. Crayons de couleur ou Photoshop selon les compétences de chacun. Allons-y.

Toujours en avance d’une ou deux longueurs, les communicants américains ont peut-être inventé le concept de photo à colorier soi-même selon les désirs de diversité de chacun. Du jaune pour celui-ci (sans déborder !), du marron clair pour celui-là, un peu de rose sur les joues de Rokhaya Diallo et le nec plus ultra du multiculturalisme : le visage blanc d’un côté et noir de l’autre. L’intégration absolue. La teinture pour moitié. Adieu quotas et représentativité compliquée.

L’Européen bicolore est le spécimen rêvé du publicitaire aux prises avec le casse-tête racial, de la directrice de France Télévisions désormais demandeuse d’animateurs noirs et blancs de moins de 50 ans. À défaut de postulants, un réglage adéquat des couleurs en régie peut pallier la rareté de cette particularité. Une prouesse technique qui ne nécessiterait qu’une simple mise aux normes des téléviseurs moyennant la modique somme de 495 € à régler dans les huit jours sous peine de confiscation de l’écran… Sur dénonciation des voisins, les téléspectateurs les plus récalcitrants pourraient accéder à ce paradis multiculturaliste.

Qui, de l’école de dessin ou de l’agence américaine de communication, a transformé cette classe d’étudiants aux faciès européens en un subtil mélange de Noirs, de Métis et de Café au lait mal touillé ? Du travail de cochon. Des visages juxtaposés grossièrement, un blanc aux cheveux frisés relooké façon Bob Marley de Maubeuge… Quoi qu’il en soit, le directeur de la prestigieuse école de dessin ne peut avouer être à l’origine de ce traficotage maladroit. Une réputation à tenir…

Et dire qu’il suffisait de répartir quelques migrants dans le groupe pour offrir une belle image de diversité à la Californie, où l’école souhaite faire sa promotion. Le réfugié sans qualification peut voir l’avenir se déboucher grâce à des figurations pour des photos de mariages, de classes, de départ à la retraite. Trop de Blancs dans une réunion ? SOS Diversité. Livraison dans les 24 heures. Trop de Noirs dans une assemblée ? Oups ! Suite à une panne de réseau, SOS Diversité ne peut assurer ce service pour le moment. Merci de rappeler ultérieurement. Bip, bip, bip, bip…

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