Le racisme et la xénophobie tuent en Afrique du Sud… Où sont les défenseurs des droits de l’homme ?

Depuis plusieurs années, le racisme et la xénophobie tuent en Afrique du Sud, sans que personne en Occident ne trouve nécessaire de s’en émouvoir. Hier, des Blancs étaient tués par des Noirs, aujourd’hui, des ressortissants de pays africains (des Noirs) sont tués par des Noirs sud-africains. Selon les chiffres officiels, les nouvelles tensions déclenchées il y a quelques jours, ont fait « 12 morts depuis la semaine dernière », comme le rapporte RFI.

Mais on parle bien de discrimination, oui, de discrimination, ce rejet sur la base d’une différence, de la base doctrinale de la déclaration universelle des droits de l’homme… et personne ne semble vouloir s’en émouvoir.

Certes, les médias et les réseaux sociaux relayent les informations sur le drame qui se déroule dans la « nation arc-en-ciel », mais où sont les leaders politiques ?

Où sont les objecteurs de la société civile ?

Où sont ces experts si prompts à brandir l’islamophobie ou le racisme quand un Blanc tue en Nouvelle-Zélande, en Norvège, aux USA ?

Plus personne ne se souvient de cet événement, mais il est nécessaire de le rappeler : en 2009, Brandon Huntley, un Blanc, sud-africain, obtient, au Canada, le statut de demandeur d’asile sous le motif de racisme dans son pays d’origine… Le monde entier découvrait que, finalement, ces pacifiques noirs qui ont souffert de l’apartheid des abominables Blancs ne sont pas si gentils que ça.

Mais il valait mieux fermer les yeux sur cette réalité, pire, refuser de l’admettre afin de préserver l’icône, la « nation arc-en-ciel », le monde parfait des utopistes, le pays qui est passé de la plus honteuse des discriminations raciales (l’apartheid) à l’élection d’un Noir comme président de la République. Alors, on essaie de se convaincre en niant les rejets, dans cette société modèle rêvée par tout ce petit monde progressiste.

Ce qui est pathétique, c’est qu’en France, pays des droits de l’homme, le microcosme politique et les associations « droits-de-l’hommistes » se taisent sur le drame raciste et xénophobe qui se déroule en Afrique du Sud. Mais, si toutefois le parti Rassemblement national s’empare du sujet, les bien-pensants seront les premiers à dire que « l’extrême droite » fait de la récupération, comme s’il y avait une échelle de prise en compte des discriminations, comme si certains avaient plus le droit de parler de ces sujets-là que d’autres.

Au final, à bien y réfléchir, pourquoi réagir, ce n’est pas un Blanc qui tue un Noir ou un musulman, ce n’est pas non plus un acte terroriste, donc, tranquille, l’Occident a mieux à faire. On a l’Amazonie à sauver, on a la planète à protéger, on doit s’afficher aux côtés de la nouvelle icône, sainte Greta, ça fait quand même beaucoup de boulot, non ?

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