Le samedi 30 janvier, à Sallaumines, dans le Pas-de-Calais, Laura Bernard, jeune fille de 16 ans, est retrouvée morte dans un parc au fond d’une impasse.

L’autopsie révélera que le décès fait suite à des coups de couteau « au niveau du cou et au thorax », comme le rapporte 20 Minutes.

Le ou les auteurs de cet acte crapuleux sont actuellement recherchés.

Ce drame n’a pas bénéficié d’une médiatisation, comme si certains voulaient cacher des choses, comme si le décès de Laura ne relevait que d’un banal fait divers. Il aura fallu une forte mobilisation sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JeSuisLaura pour que cette histoire soit connue.

Mais pourquoi, donc, cette discrétion ?

Sans vouloir sombrer dans la paranoïa et sans chercher à accuser qui que ce soit, relevons que Laura a été égorgée. Cette façon de donner la mort n’est pas anodine dans le contexte actuel.

L’absence de médiatisation du crime contre Laura pourrait laisser croire que certains savent mais ont choisi de se taire. Il faut dire que le contexte s’y prête, en pleine affaire Mila. Ont-ils sciemment voulu éviter de communiquer sur ce crime ?

Loin de moi toute envie de relier ces deux affaires, loin de moi toute tentative de dénoncer un coupable, mais reconnaissons que ce silence est dérangeant.

Les « complotistes » que nous sommes se posent une question : si Laura avait été d’une autre couleur que blanche, est-ce que sa mort serait pratiquement passée sous silence ?

En attendant, les obsèques de Laura se sont déroulées, ce jeudi 6 février, dans une quasi-indifférence.

Repose en paix, petit ange…

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