Après des menaces de mort venant de trafiquants de drogue voisins de l’établissement, la municipalité dirigée par Éric Piolle (EELV) a préféré fermer la crèche, en attendant les suites de l’enquête, relate Le Parisien. Une décision qui suscite la colère de nombreuses familles.

Les dealers terrorisent le personnel de la crèche 

Le 4 janvier dernier, ces dealers, qui s’étaient introduits dans le local d’une chaufferie proche de l’établissement pour se livrer à leur trafic, ont été chassés par la police. Après le départ des policiers, les délinquants, « estimant avoir été dénoncés par les responsables de la crèche », sont allés terroriser le personnel de la crèche « en frappant violemment contre les vitres et en les menaçant de mort ».

« Ce sont les dealers qui font la loi »

Avertie, la mairie va alors prendre une décision radicale et fermer la crèche, jusqu’à nouvel ordre, provoquant la colère des parents et des habitants du quartier qui estiment que la mairie cède devant les dealers. « C’est scandaleux ! Ce sont les dealers qui font la loi. Jamais on n’aurait dû fermer la crèche. Ce sont les habitants du quartier qui sont pénalisés », clame une mère de famille.

Une autre maman s’indigne : « La mairie bat en retraite contre ces racailles… Ce n’est pas au personnel et aux enfants de la crèche de fuir. Ce sont les dealers qui doivent quitter les lieux. Ils ne doivent pas avoir le dernier mot. »

Du côté de la mairie, on assume cependant cette décision. « Ce n’est pas une capitulation… On attend simplement maintenant un retour à la normale. C’est-à-dire que les auteurs des faits soient identifiés et appréhendés par la police. »

Le directeur de la crèche, menacé directement par les agresseurs, n’a pas souhaité s’exprimer. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours, confirme le procureur de la République de Grenoble.

13 janvier 2021

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