Editoriaux - Médias - Réflexions - 6 avril 2019

La liberté de la presse n’impose pas le presse-citron !

Depuis de trop nombreuses années, en France, la pluralité de l’information n’est qu’une douce illusion. La bien-pensance de gauche y est de mise, régnant, après tout, dans nombre de secteurs de la société et, hélas aussi, dans la culture et l’Éducation nationale. Cette dernière « préformatant » les futurs gens de presse, de l’école primaire jusqu’au supérieur. Sciences Po et les écoles de journalisme parachèvent le travail auprès des étudiants puis des téléspectateurs, grâce à leurs cadres dont nous avons des échantillons quotidiens dans notre petite lucarne !

Et quand on se plaint de ces informations/déformations, on est tout de suite submergé de cris et d’injures : « Comment cela ? Vous voulez toucher à la liberté de la presse ! On retrouve les heures les plus sombres de notre Histoire ! », etc. Bref, les procédés classiques pour éviter tout argumentaire et nous priver de toute remarque. Notre première objection à nous serait de leur dire que ce sont leurs informations qui évoquent les heures les plus sombres de notre Histoire, tant elles sont tendancieuses : déformations, censures de faits d’actualité et opinions proférées à sens unique. Exemple fréquent : une élection vient d’avoir lieu, elle satisfait la classe journalistique et on interroge les partisans du vainqueur en poussant, au passage, un « ouf ! » de soulagement dit haut et fort. Ou bien le résultat n’est pas celui souhaité par cette caste bien-pensante et l’on interroge, dans ce cas, non ceux qui ont triomphé, mais les opposants politiques, du quidam au politicien, tous dans l’horreur et l’épouvante.

Alors oui, jadis, on avait Valérie Expert, qui organisait des débats, et oui, depuis peu, on peut se satisfaire d’entendre un peu plus d’autres voix. J’ai pu, ainsi, me délecter à l’écoute de Bock-Côté exposant ce diktat de la pensée. Puis de Gilles-William Goldnadel mouchant sérieusement un de ces trop nombreux journalistes de la radio et télévision qui se posent toujours en juges et donneurs de leçons, comme Aphatie ; mais Aphatie nie tout, y compris que ses copains des médias ont relayé les copains du show-biz (muets à ce sujet, depuis) lorsqu’ils soutenaient le criminel communiste Battisti.

Petite précision sur ces « bourreurs de crânes » : c’est sur le service public, aux innombrables chaînes de Radio France et France Télévisions, que l’on trouve le plus grand battage idéologique à gauche toute, payé par nous. Depuis plus d’une dizaine d’années, la Cour des comptes les épingle en vain pour leur gestion ! Et dans cette forteresse propagandiste aux plus de 10.000 salariés, est grassement payée une énorme quantité de journalistes d’État (550 à plus de 8.000 euros mensuels !).

Donc, oui, après des Zemmour, Ménard ou Collard, on a la chance, de temps à autre, de savourer d’Ornellas ou Cluzel et on a l’agréable sensation qu’un petit vent de liberté se glisse sous les portes fermées de la pensée unique. J’ose espérer sans me leurrer : d’abord, ces chaînes sont obligées de tenir compte de l’Audimat®, donc comme elles taisaient cette pensée, même majoritaire, elles la relatent désormais, et grâce à ces personnalités entre autres évoquées. Mais je me souviens aussi que des Zemmour, Collard ou Ménard ont été, il n’y a pas si longtemps, écartés d’émissions où ils pouvaient être des épicentres.

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