Alors même que la s’estompe, la crise existentielle, la crise identitaire des Français ne fait, elle, que commencer. Des féministes et autres joyeusetés postmodernes ont, récemment, fait paraître une tribune appelant de leurs vœux l’accueil inconditionnel des afghans. Le réel leur échappe-t-il à ce point ? Ne savent-ils pas que leurs valeurs athées et pacifistes sont en tous points opposées à celles de ce peuple islamique et belliqueux ? Peut-être s’imaginent-ils que les Afghans renonceront à leurs racines et coutumes à l’instant même où ils fouleront le sol français ? Pour eux, le paraître, l’avoir priment sur l’être. Vivre en France, posséder un titre de séjour ou une carte nationale d’ française, est-ce seulement suffisant pour être français ?

Que dire, justement, des Français eux-mêmes ? Panem et circenses (« du pain et des jeux ») suffit à établir un commencement d’explication à cet état catatonique. Les salaires, les allocations tombent toujours à la fin du mois. Le frigo est rempli, les poches pas trop vides. Internet est branché, Netflix est connecté. Peu importe qu’il y ait des agressions de plus en plus fréquentes, que la montée de la violence, l’ensauvagement de la société soient de plus en plus visibles : tant que l’individu se porte bien, il ferme les yeux. La lâcheté caractérise l’époque. Beaucoup parlent, beaucoup pensent, beaucoup se plaignent, mais peu agissent, peu osent seulement ne pas réélire les responsables de la ruine.

Le poète allemand Friedrich Hölderlin écrivait : « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve » ; peut-être que, pareils aux Romains instituant la République après le de Lucrèce, les Français se lèveront enfin de la torpeur dans laquelle ils se complaisent ? La France n’est-elle pas la digne héritière de Rome et Bossuet lui-même n’écrivait-il pas que « le fond d’un Romain, pour ainsi parler, était l’amour de sa liberté et de sa patrie » ?

21 septembre 2021

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