Cinéma - Editoriaux - People - 14 mars 2019

James Bond ne deviendra pas James Blonde !

L’idée que James Bond soit un jour incarné par une femme avait germé dans les esprits paritairement torturés. Jane Bond ou Ginette Bond chassant l’espion avec un plumeau pour la version comico-machiste, ou encore une femme noire… Niet ! Eva Green, l’actrice française plutôt féministe et ex-partenaire de Daniel Craig, a déclaré lors d’une interview à Vanity Fair : “Je suis pour les femmes, mais je pense vraiment que James Bond devrait rester un homme. Cela n’a aucun sens qu’il devienne une femme.”

Le scénario peut pourtant prévoir qu’il commence le film en homme, puis se fasse opérer à Bangkok par le méchant Docteur No qui l’a capturé, anesthésié et transformé en femme.

Les producteurs n’ont aucune imagination. À son réveil, Daniel Craig métamorphosé parvient à s’échapper. Il achète un tailleur dans une boutique de la ville et sauve le monde en réussissant à mettre fin aux activités du docteur fou qui castre à tour de bras car il nourrit le projet insensé d’une planète exclusivement constituée de femmes et d’eunuques. Comme on le voit dans cet exemple de scénario palpitant, il est toujours possible de faire plaisir à tout le monde. Aux femmes, aux hommes, aux homosexuels, aux trans et, bien entendu, aux semi-fluides non genrés en instance de décision.

D’autres cas de conscience se posent. Lors d’un remake, Mary Poppins doit-elle être encore incarnée par une femme ? Dave ne serait-il pas admirable dans ce rôle ? Accroché à un parasol, nous le verrions survolant les toits de Paris. Au-dessus du Marais, il rencontre une ramoneuse, tombe amoureux… La belle lui apprend les rudiments du métier. Tapie dans l’ombre, la sorcière Hidalgo fait interdire les feux de cheminée. Le chômage menace. Nos deux héros parviendront-ils à terrasser les forces du mal ? Le suspense est haletant. Dans la série des interrogations stériles et défonçage de portes ouvertes, la réponse est donc tombée, unanime, Eva Green et bien d’autres le confirment : James Bond restera un homme. Mâchoire d’acier, poing rageur, tombeur de créatures féminines…

Jusqu’à nouvel ordre mondialiste. Jusqu’à ce que la communauté LGBTQRSTUVWXYZ parvienne à imposer sa loi. Des inversions en pagaille, des Peter Pan en drag queen, des Blanche-Neige à moustache, du Dark Vador en bas résille… “My name is Blonde. James Blonde” 2025, la perruque de travers, Daniel Craig créé le personnage de l’espion qui se cherche. Pourquoi ne pas tourner deux versions ?

À lire aussi

« Je baise la France » : Benoît Hamon relativise et Nick Conrad s’enlise

Nick Conrad et Brassens dans la même marmite. Touiller pendant cinq minutes, laisser repos…