Finale de la Ligue des champions : le préfet Nuñez, très content… de lui
L'Assemblée nationale a auditionné, mardi 10 juin, le préfet de police Laurent Nuñez au sujet des émeutes à Paris après la victoire du PSG. Fier de lui, le préfet de police de Paris en viendrait presque à se féliciter. Les nuits de violence ne sont pour lui « ni une réussite » (nous voilà rassurés) « ni un échec » : vraiment ?
Comment oser parler de chaos ?
Le préfet de police de Paris prévient : « Il n’y a pas un monde où j’accepte le terme de chaos et de fiasco sécuritaire. » Grâce au dispositif massif de 5.400 policiers et gendarmes avec 34 forces mobiles, « beaucoup de mesures administratives ont été prises ce jour-là. » « Les instructions étaient claires : on va au contact. » Instructions sûrement claires, mais également résultats clairs : un décès, 692 départs de feu, 491 arrestations et 41 fonctionnaires de police blessés, 160.000 euros de dégradations sur les véhicules policiers. Tout est clair.
Pourtant, un léger manque de clarté quant au dispositif est à remarquer dans son discours. Après avoir parlé d’incidents prévus et très sectorisés, ce qui lui permet d’affirmer que « sur l’ensemble de la plaque parisienne, la situation était totalement maîtrisée », Laurent Nuñez se défend ensuite, en affirmant avoir « eu affaire à un niveau de violence très élevé sur des lieux qui étaient multiples et très étendus au même moment ».
Il faut relativiser tout de même !
Laurent Nuñez relativise cet « incident » avec ce rappel : « On est quand même un pays solide en termes d’ordre publi, un peu un modèle dans le monde. » Quel modèle de sécurité que celui de la France… Et à l’étranger, dans les pays qui « montent en épingle ce qui se passe chez nous », comment la sécurité est-elle mise en œuvre ? Le préfet de police répond simplement que « des incidents, il y en a partout ».
Les chiffres ne sont pas si impressionnants, non plus, pour le préfet de police de Paris : « Nous n’avons pas retrouvé, dans les plaintes, une augmentation du nombre d’agressions sexuelles » : seulement 26, à Paris ! Mais bon, dans le doute, il ne « nie pas du tout le fait qu’il y ait pu avoir des agressions sexuelles ». Autre fait qu’il ne nie pas : les dégradations et pillages des commerces, « mais on a pu intervenir très vite et éviter surtout qu’il n’y en ait d’autres ». Il s’agirait de le féliciter d’avoir « évité bien des exactions ».
Un seul regret, monsieur le préfet ? « Je regrette moi aussi cette scène du périphérique » qui a eu lieu le soir du dimanche 1er juin.
Des leçons à tirer pour perfectionner un dispositif déjà « robuste »
À la question légitimement posée de savoir comment, à refaire, il aurait pu éviter tout cela, Laurent Nuñez, répond : « Les choses seraient à refaire, on reprendrait le même dispositif. » Et pour l’avenir ? « Les enseignements qu’on en a tirés, compte tenu de ce qui s’est passé, sont l’importance de la mobilité et faire attention aux ponts. » Ainsi, quelques points d’amélioration pour le préfet de police de Paris, suite à ces petits incidents, mais, de manière globale, « pour moi, il n’y a pas de grave dysfonctionnement ».
Si le week-end du 31 mai était « maîtrisé », il ne faut alors même pas imaginer la situation de la capitale qui serait hors de contrôle… Laurent Nuñez considérant que « cet événement ne remet pas du tout en cause notre doctrine, dispositif performant et réactif », nous pouvons nous inquiéter pour la situation parisienne après le prochain match.
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83 commentaires
Très souvent, ce qui distingue les incapables, c’est leur autosatisfaction. Et nôtre gouvernement est largement pourvu de cette espèce…
Quand un préfet tient de tels propos, on ne peut être normalement que plus inquiets en se disant comme Coluche, que « finalement cela n’a effectivement pas été plus mal que si cela avait été pire ». Ouf! Rassuré(s) ! D’autant qu’à l’échelle de l’Univers et donc en terme de probabilités il pourrait en effet y avoir pire ailleurs..ou pas.
J’ai du respect pour M.Nunez en général, mais là je pense qu’il va un peu loin. Si ce n’est pas un échec qu’est-ce que c’est. Sans doute pas un succès. Je crois que les techniques de maintien de l’ordre sont dépassées. De nombreuses vidéos circulent sur you tube filmés par ces pseudos reporters. Elles illustrent parfaitement l’inadéquation du dispositif face à la masse. Le sanctuaire habituel Elysée et alentour était sans doute comme d’habitude bien tenu, mais ailleurs c’était le B….. mon lieutenant. L’équipement des fonctionnaires semblant venir des commissariats d’arrondissements est dérisoire. Pas de lance grenade, pas de grenades apparentes au niveau individuel, difficulté évidente à manoeuvrer. Il y a du travail. Il faudrait revoir l’équipement et élargir les moyens lacrymogènes et autres armements individuels, créer d’autres Brav-M seules unités à pouvoir se déplacer partout rapidement en ignorant les difficultés de circulation. M.Nunez au lieu de vous donner des satisfecit, réfléchissez à un autre maintien de l’ordre qui prenne en compte les nouvelles données liées aux caractéristiques de manifestants devenus des pillards. Il est passé le temps des cortèges de syndicats bien encadrés. Réveillez vos états-majors.
Le préfet dépend d’une ligne à suivre.
Non bien sure, des quartiers similaires a une guerre civil sans la moindre police quant des gens sont obligés a s’enfermer dans la cave pour échapper aux émeutiers qui sévices devant chez eux conclure qu’on est quand même un pays solide en terme d’ordre publique c’est être a côté de la réalité. Pas de problème le petit peuple paiera les dégâts quant même.
Je crois que Monsieur le Préfet de police soit il doit changer de lunette soit il devrait aller à la tête de ses hommes dans les manifestations et là peut-être il verra la réalité.
La méthode Coué, ça marche !
Qu’on se le dise.
Ce coup-ci, pas de supporter anglais pour rafler la mise… et Kevin et Matteo avaient, eux, piscine ! Vive les « modèles » d’ordre public, ceux auxquels on croit dur comme fer !
Ouais… C’est comme la bataille de la Bérézina ou l’armée française a pu être évité d’être totalement détruite par les russes grâce au dévouement des pontonnier du génie de l’armée et de la bravoure du Maréchal Ney et de ses soldats qui a permis de protéger la retraite. Aujourd’hui,des historiens parlent de cette événement comme une sorte de victoire alors qu’elle n’est juste que l’aboutissement d’un désastre. C’est ce que le Sieur Nunez prêche, mais qui peut le croire encore.
Mais vous n’allez tout de même pas croire les images des scènes d’émeute et de casse., bande de n—azes!
Ni réussite, ni échec, c’est le néant! C’est encore plus idiot que le « en même temps ». En fait, on a affaire à un fonctionnaire sans doute zélé qui ne veut froisser personne en disant la simple vérité. Il s’agit bien d’un véritable échec, peut être pas en terme de maintien de l’ordre, mais devoir mobiliser (rien qu’à Paris) plus de 5000 policiers rien que pour un match de foot, est en soi un échec.
En effet, et on rigole de Trump ici dans les médias, lui qui envoie 2-3000 gardes nationaux dans une ville comme Los Angeles !!!
Donc, si j’ai bien compris, vous n’êtes plus à l’abri dans votre appartement à Paris. Si ça ne ressemnble pas aux prémices d’une révolution, je ne sais pas ce que c’est.
Il suffit de regarder le développement de la carrière du Préfet NUNEZ, il doit-être bien classé sur l’échelle de PETERS car il a depuis longtemps fait la preuve de son incompétence, le furtif des affaires Corses et de Marseille, c’est l’homme des missions possibles rendues impossibles, la série aura encore des nouveaux épisodes, à suivre …
Complètement déconnecté ce préfet de police, il veut faire gober aux français , et bien au delà au monde entier, qui ont vu le vandalisme de cette racaille communautaire des banlieues perpétré à Paris mais partout ailleurs sur le territoire dans une moindre proportion . Faut-il être stupide pour ne point voir la réalité en face, un fait parmi tant d’autres ce jeune déluré s’en prenant à un abri bus , cette action rentre t-elle dans sa « réussite » ou son « échec ». Fût un temps pas si lointain où les forces de l’ordre avait moins de retenue envers les manifestants à coup de lances à eau , des gaz lacrymogènes, parfois même des coups de matraque bien assénées , là on a vu un « tango argentin » entre les cordons de police et ces sauvageons , un pas en avant , deux pas en arrière , avec parfois parfois une rotation . Qu’ a t-il pensé aussi des simulacres de justice suite à ces arrestations ? « pas de vagues » le chef de l’ Etat a dû lui suggéré , « les vagues restent et demeurent pour les océans ».
Effarant