Il est bien loin, le temps où les contes de Disney se terminaient par « Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant ». Au rythme auquel se précipitent les avancées au portillon du temple sociétal, bientôt, il sera plutôt question de « Ils se marièrent, formèrent un couple polyamoureux, Madame se rendit compte qu’elle était trans, se laissa pousser la barbe, bénéficia de l’ablation de ses attributs genrés, puis Monsieur tomba enceint, perdit les eaux ; ils eurent des petits queer, soutenus par leurs progéniteurs A, B et C non binaires durant leur joyeuse transition. Ils.Elles vécurent heureux. »

Disney innove donc en présentant son premier personnage principal bisexuel sur sa chaîne destinée aux enfants, engendré.e de l’imagination fertile de sa créatrice Dana Terrace qui voulait créer un personnage d’enfant queer reflétant sa propre sexualité. «Je suis bi ! Je veux écrire un personnage bi, bon sang ! […] Maintenant je suis très soutenue par les dirigeants actuels de Disney », a-t-elle tweeté, radieuse, avec sa chevelure bleue. Cette série est, par ailleurs, également riche en messages prônant la diversité et le multiculturalisme. En bref, que du bonheur. Vivement les séries de chauves pondues par des chauves, les séries dépressives pondues par des dépressifs !

Il va sans dire que, à des années-lumière des valeurs de son fondateur, Disney fait de plus en plus la promotion active de son engagement à la cause LGBT : « Nous voulons raconter des histoires que notre public veut entendre, qui reflètent leur vie. » De plus en plus de personnages ouvertement transgenres et gays émaillent leurs films et autres événements de fierté dans leurs parcs à thèmes. Le meilleur des mondes sera inclusif ou ne sera pas.

L’heure est à l’ouverture et aux jeunesses LGBT, de 7 à 77 ans ; et même, 7 ans, c’est déjà vieux, l’inoculation du progressisme n’a pas d’âge, du cartable genré aux grands et petits écrans, tous les supports sont bons pour endoctriner. N’est-ce pas Victor Hugo qui disait que « l’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’État qui la doit ». Aujourd’hui, c’est la propagande qui fait les deux, avec un acharnement qui fait fi d’un élémentaire principe de précaution, prévalant dans le domaine médical, banni sous couvert d’homophobie, dans le domaine sociétal.

Après leur avoir volé leur arc-en-ciel pour en faire un instrument de propagande, il est peut-être temps de préserver nos enfants et de ne pas, comme le dirait l’autre, « leur voler leur enfance ». Faisons simple : foutez-leur la paix, à ces gosses, et ce principe vaut à l’intérieur comme à l’extérieur de l’utérus.

 

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19 août 2020

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