Aujourd’hui, le premier parti de France est le parti des abstentionnistes et des votes blancs ou nuls, c’est-à-dire des citoyens qui se sentent impuissants à trouver celles et ceux qui défendront, bec et ongles, leurs aspirations.

Nous devons, et ce, depuis 1793, à ce cher abbé Sieyès, qui déjà se méfiait du peuple, la confiscation de la volonté nationale.

En effet, il est la cheville ouvrière de la souveraineté nationale, qui donne le pouvoir à des élus, représentants du peuple, sans mandat, et qui leur donne le pouvoir de rechercher la volonté nationale au sein d’une assemblée représentative.

L’abbé a inventé ce système qui perdure actuellement de la démocratie représentative, qui ôte au peuple l’expression de ses volontés au profit d’une « secte » qui débat et vote des lois qui confortent le système, les lobbies les plus puissants : hier, l’industrie et les riches ; aujourd’hui, la finance et les… riches.

Nous devons pleurer, nous les électeurs, de nous être fait voler dans une sorte de hold-up et l’élection présidentielle et les élections législatives.

Et ceux qui vont être élus, avec moins de 14 % des voix des inscrits, doivent remercier, en tout premier lieu, François Hollande et Pierre Jouyet, les patrons de presse (la grande presse aux mains des industriels et des financiers), les journalistes aux ordres des médias audiovisuels et, surtout, nos politiciens véreux, menteurs, magouilleurs, retourneurs de vestes, prévaricateurs, déloyaux dont la seule ambition est de rester près du pot de miel.

Ils doivent dire également merci à Marine Le Pen et ses conseillers, qui n’ont pas su relever le défi et se sont platement pris les pieds dans le tapis macronien.

Plus de 50 % des électeurs écœurés, assommés, soûlés d’horreurs sont restés chez eux, à ruminer leur frein et à se demander à quoi cela sert de voter puisque l’on ne tient jamais compte de leur avis.

Remarquons la cassure entre la province et les villes, où LREM obtient plus de 40 % des suffrages exprimés, soit aux alentours de 20 % des inscrits. Ce sont donc bien les bobos des villes qui font l’élection des macroniens !

Et certains confondent cathos et bobos, ce qui est totalement abscons !

Est-ce que notre et ses élus auront l’impudence de sauter de joie et de déclarer triomphalement qu’ils ont gagné et que la France a fourni une Assemblée permettant à notre Président de gouverner comme il l’entend et de payer les prébendes à ses divers soutiens au détriment de notre pauvre France ?

Français, votez le 18 juin pour n’importe qui sauf LREM et les candidats se réclamant de la majorité : il faut se révolter contre la dictature des tenants du système, la finance et l’Europe.

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