Mardi dernier, le recalé Taha Bouhafs, journaliste et grande figure militante de écarté de la compétition législative pour de présumées histoires de fesses, publiait sur son compte Twitter une virulente mise au point, mettant notamment en cause Clémentine Autain. Alors que Bouhafs s’était fait épingler par pour des propos racistes, d’ailleurs condamnés par la Justice, son parti publiait un communiqué disant que le Comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles du parti – une sorte de des mœurs ? – avait été saisi « d'un témoignage relatant des faits supposés de violences sexuelles » commises par Taha Bouhafs.

C’est alors, écrit l’intéressé, que Clémentine Autain aurait dit « tu payes peut-être aussi pour les autres, mais c'est comme ça, c'est un parti pris politique ». Et de lui demander « de faire un communiqué pour dire qu'il retirait (sa) candidature à cause des attaques racistes qu'il subissait depuis l'annonce de celle-ci ». On connaît la suite.

Depuis deux jours, c’est une autre affaire qui révèle les méthodes « très nauséabondes » de LFI, pour reprendre l’expression de M. Darmanin,.

Indignée du sort qui lui est fait, Farida Hamadi, élue suppléante du député Sébastien Delogu à Marseille, dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, publiait le 1er juillet ses mésaventures sur sa page Facebook. Elle y accuse de menaces et surtout de l’avoir utilisée comme rabatteuse des voix des musulmans dans les quartiers nord, cela avant de la jeter comme une malpropre. Cerise sur la corne de gazelle, M. Delogu avait promis de l’embaucher comme attachée parlementaire et n’en a rien fait.

Il est exact que la fiche parlementaire de ce monsieur, aujourd’hui membre de la commission des Affaires sociales, mentionne comme collaborateurs M. El Hadi Bounouar et Mme Sihem Irouche, pas Mme Farida Hamadi. M. Delogu, ex-chauffeur et, à l’occasion, garde du corps de Mélenchon (« sans être payé », a déclaré la directrice de cabinet de Mélenchon), est également mentionné « sans profession ». Mais pas sans prétention ni protection, et c’est là le problème.

Interrogée par Pascal Praud à la suite de sa publication, Farida Hamadi explique : « Ça n’a été que du mépris depuis le premier jour, c’est ce que je dénonce. Ensuite, dès le soir de l’élection, quand il fallu que je prenne la parole pour remercier nos militants, il [S. Delogu] m’a clairement dit "ce n’est pas nécessaire… j’avais besoin de toi, je t’ai eue, c’est la vie". » Où l’on voit que s’il n’a pas fait d’études, M. Delogu est au moins allé à l’école de Clémentine Autain.

Farida Hamadi poursuit : « Le lendemain, j’ai essayé de reprendre contact avec les responsables sur Marseille, et dès ce moment, ça a été un double choc puisqu’on m’a supprimée de tous les comptes relatifs à notre campagne électorale, de tous les groupes dans lesquels j’étais inscrite et on m’a "invisibilisée" totalement, que ce soit sur Internet ou sur Facebook, concernant ma participation à l’élection de M. Delogu. »

« Des médiations ont été tentées avec les responsables mais aucune n’a abouti », dit cette dame qui se revendique « de la civile », c’est-à-dire non encartée. C’est l’argument avancé par LFI : « Elle n’a pas de parti politique, le soufflé ne prendra jamais, qu’elle fasse ce qu’elle a à faire. » Donc, elle annonce porter plainte.

Il faudrait pouvoir entendre la partie adverse mais, pour l’heure, elle est muette, peut-être occupée à traquer les conquêtes de M. Coquerel. L’affiche de campagne de la NUPES portait ce beau slogan : « Un autre monde est encore possible. » Il n’est guère tentant !

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8 juillet 2022

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