Editoriaux - Environnement - Sciences - 5 juillet 2019

Climat : du nouveau sous le soleil

Dans la fameuse revue Nature Scientific Reports du 24 juin est sorti un article majeur concernant le climat, dont vous n’entendrez probablement jamais parler dans les médias traditionnels, sinon en mal. Son premier auteur est Valentina Zharkova, une physicienne et mathématicienne ukrainienne, spécialiste du soleil, qui travaille à l’université de Newcastle.

Parmi ses titres de gloire, elle a prédit avec une grande exactitude la faiblesse du cycle solaire 24 que nous vivons. Elle a mis au point, également, une théorie permettant d’expliquer le fonctionnement de la dynamo solaire. Cette fois, elle a travaillé sur les oscillations de la ligne de base du champ magnétique solaire et sur celles de l’irradiance, c’est-à-dire la quantité de rayonnement solaire qui frappe la Terre.

Les variations de l’irradiance sont considérées comme négligeables par rapport à l’influence de l’évolution du taux de CO2 (gaz carbonique), dans les modèles du GIEC. Or, en reconstruisant un historique de l’irradiance, elle est arrivée à montrer qu’elle augmente en moyenne de 1 à 1,5 W/m² depuis la période très froide appelée « minimum de Maunder » qui va, en gros, de 1645 à 1715, et que cette augmentation est fortement corrélée à celle de la température moyenne du globe.

De plus, à partir des oscillations des mouvements du soleil autour de son barycentre, elle arrive à expliquer les variations d’irradiance observées dans chaque hémisphère terrestre, à chaque saison.

Elle nous prédit des étés plus chauds et des hivers plus froids dans l’hémisphère Nord, et inversement dans l’hémisphère Sud. Cela conduit à mesurer ce dont on nous parle en permanence, des température globales en augmentation, car le réseau des centrales météo qui suivent ces variations est situé principalement dans l’hémisphère Nord.

Elle confirme, également, ce qu’elle avait déjà dit dans une précédente publication : nous allons vers un grand minimum solaire entre 2020 et 2055, avec une diminution globale des températures, semblable à celle observée durant le minimum de Maunder. Son modèle lui permet de dire également que, par la suite, les températures globales continueront d’augmenter jusqu’en 2600 et que cette augmentation sera de l’ordre de 2,5 °C, avant de décroître de nouveau.

En conclusion, le débat scientifique sur le changement climatique est donc loin d’être clos, contrairement à ce que beaucoup voudraient nous faire croire, et à ce sujet, 93 scientifiques italiens viennent de signer une pétition contre le climato-alarmisme. En France, le débat public sur le sujet n’a jamais existé et les décisions politiques sur les réductions d’émission de gaz carbonique sont à peine discutées, malgré leurs répercussions indiscutables sur l’économie du pays à plus ou moins long terme.

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