Panique à bord du paquebot France ! Il a beau essayer de se glisser dans le costume du général de Gaulle en cette année de célébrations, cache, en réalité, mal sa peur face aux périls qui menacent la France, l’Europe et notre civilisation.

Il faut dire que ça tombe comme à Gravelotte ! Menaces internationales de conflits entre nations, crise sanitaire, économique et sociale sans précédent, défis identitaires, attaques contre la police y compris dans ses propres rangs, conflits communautaires sur notre sol dans une ville aussi française que Dijon et, maintenant, rebondissements autour des poursuites contre François Fillon auxquelles il doit son élection surprise.

Cela fait beaucoup.

Sans parler de tout ce que nous ne savons pas…

Son opportuniste élan identitaire et protectionniste est un doux rêve. Il n’y a que lui pour croire en sa logorrhée bruxelloise alors que chacun tire à hu et à dia dans cette communauté qui n’en a plus que le nom. Comme si le rabibochage de circonstance avec Angela pouvait entraîner la remise en cause fondamentale dont l’Europe a besoin, au moment où, par exemple, la Cour de justice de l’ (CJUE) censure, jeudi 18 juin, la loi anti-Soros adoptée en 2017 par la majorité de , le Premier ministre hongrois.

Le comte de Mirabeau écrivait, en 1788 : « Il n’est pas donné à la sagesse humaine de prévoir les effets de la banqueroute presque générale qui menace l’Europe ; et l’imagination est tellement effrayée de la crise terrible que la pusillanimité des administrations actuelles prépare aux générations futures […] que l’on conçoit que les gouvernements ont détourné les yeux avec une terreur dont le danger ne peut qu’être augmenté » (In De la monarchie prussienne sous Frédéric le Grand, 1788). Étonnant, non ? Prémonitoire ?

La peur, la terreur expliqueraient-elles les errements de la gouvernance de nos systèmes démocratiques modernes et en particulier français ? À la réflexion, mis à part un machiavélisme de contrefaçon et de pacotille, je ne vois pas d’autre explication satisfaisante.

La situation est grave, très grave, sur tous les plans. Il faut à nos gouvernants un vrai cuir et une sacrée trempe. J’aime mieux être à ma place… On pourrait même être enclin à une certaine indulgence, mais ils ont tous été très volontaires pour accéder aux responsabilités. La question n’est pas de les plaindre. Ils l’ont voulu, ils assument… Et ce n’est pas le problème !

La terreur face à l’ampleur de la gravité de la situation permet de mieux comprendre pour quelle raison notre président de la République en arrive à dire aussi facilement tout et son contraire ; comme s’il voulait nous emberlificoter et nous cacher sa panique intérieure. Cette logorrhée verbale n’est-elle pas, au fond, la manifestation angoissée de son impuissance et de sa faiblesse intrinsèque, tant il manque des qualités d’un homme d’État pour faire face au danger et au péril imminent ?

Cet homme n’a ni la hauteur de vue, ni la vision, ni la force pour nous conduire dans la tempête avec la fermeté et la conviction nécessaires. Il n’est ni Clovis, ni Louis XI, ni Louis XIV, ni Napoléon Bonaparte, ni Clemenceau, ni de Gaulle…

C’est ça, de confier les rênes du pouvoir à un adolescent inexpérimenté et animé par la seule avidité du pouvoir…

La France se cherche un homme d’État !

Le blog de Bernard Hawadier

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