La mécanique bien huilée du déni se sera donc grippée cette fois-ci. Trop de témoignages, de photos, de vidéos sur les réseaux sociaux et dans la presse étrangère. Malgré les tentatives du ministre de l’Intérieur, la vérité sur le Stade de France sera parvenue à s’imposer : les hordes de plusieurs centaines de prédateurs n’étaient pas des hooligans anglais mais des « migrants », des « mineurs étrangers » et des « jeunes des cités », pour reprendre les constats des policiers présents ce soir-là.

Sur CNews, le 1er juin dernier, un témoin français, invité par Pascal Praud, décrivait la « haine » qu’il percevait dans le regard de ces individus, tandis qu’un supporter espagnol évoquait leurs rires face à la souffrance d’enfants terrifiés.

Il y avait donc, pour certains, bien plus qu’une simple razzia organisée mais une jouissance sadique à faire du mal. La multiplication, ces dernières années, des « violences gratuites » confirme que ce phénomène ne se réduit pas à quelques trajectoires individuelles déviantes. Il est massif et c’est ce qui doit nous interroger.
En février dernier, nous avions évoqué une enquête de l’Institut Montaigne sur les 18-24 ans. Malgré la volonté de ses auteurs de célébrer une France « plurielle » et harmonieuse, une autre réalité se dessinait : la face sombre d'une France fracturée avec une partie de la jeunesse développant, sur certains territoires, une contre-société extrémiste et violente.

Des jeunes animés par « des sentiments transgressifs sur la violence politique, la violence privée ou les incivilités et la déviance » et face auxquels les explications socio-économiques ne fonctionnaient pas. L’étude nous apprenait alors que « les jeunes nés à l’étranger ou d’origine étrangère, les jeunes musulmans, ceux vivant en QPV [quartiers politique de la ville] » étaient surreprésentés dans ce groupe et qu’ils montraient « un niveau de tolérance plus élevé à l’égard de la violence et de la déviance que les jeunes d’origine française et que les jeunes catholiques ou sans religion ». Des jeunes dont la socialisation s’effectuait « dans un environnement plus favorable qu’ailleurs à la transgression ».

Pour en savoir plus, on pouvait alors se reporter à une autre étude de 2018, diffusée par Telos, centre de réflexion d'économistes, de politologues, de juristes, de sociologues français et étrangers. Consacrée aux lycéens, elle était intitulée « La tentation radicale » et n’hésitait pas à faire le lien entre violence et islamisme des cités avec le constat suivant : « Ces jeunes se situent bien dans un univers culturel et normatif très éloigné de celui de la jeunesse majoritaire et très éloigné des valeurs centrales de la société. »

C’est sur cet « univers culturel et normatif » qu’il conviendrait d’agir car, comme le reconnaissait l’étude, loin d’être minoritaire, le phénomène est de grande ampleur. La sacralisation de la violence qui culmine dans la figure du djihadiste constitue une des sources de cette sous-culture de cité. Elle n’est pas la seule.

On ajoutera également les torrents de haine déversés depuis des décennies par le rap de banlieue avec ses appels à la violence contre la police, la France, les Gaulois. On se souvient du tristement célèbre Nick Conrad et de son titre « Pendez les Blancs » : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs/Attrapez-les vite et pendez leurs parents/Écartelez-les pour passer le temps […] Ôtez leur toute humanité, qu'ils ne soient plus que des objets sans vie dès à présent. » Une prose qui s’inscrit dans un registre pervers pour lequel l’autre n'est qu’un objet que l’on prend plaisir à humilier et à faire souffrir. Témoignage d’individus hantés par des fantasmes de viols, de meurtres et de domination.

Le « boss » est une autre figure qui fascine rappeurs et nombre de jeunes des cités. La sous-culture gangster, importée du rap américain et renforcée par les séries consacrées aux narcotrafiquants, s’amalgame à la réalité de territoires sous emprise mafieuse qui constituent de véritables écoles du crime pour des mineurs dont les trafiquants savent qu’ils ne risquent pas grand-chose sur le plan pénal.

Qu’il s’agisse du djihadiste du type Ben Laden, du boss mafieux ou du rappeur gangster, chacun de ces archétypes, exalté par cette sous-culture, converge vers la figure du « père de la horde » tout-puissant qui règne, impitoyable, sur son clan. Figure perverse qui prétend n’être assujettie à aucune limite. Seule s’impose alors la loi du plus fort et du plus cruel.

Nous n’avons pas fini de payer au prix fort le refus de l’assimilation, la démission judiciaire et l’effacement des interdits.

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2 juin 2022

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29 commentaires

  1. Soit nous finirons par nous battre contre ces occupants soit nous aurons mérité de disparaître

  2. …Sous-culture des cités dites-vous ??? pourquoi autant de précaution pour parler d’une espèce préhistorique qui pourrit et désorganise notre Civilisation ? Comme déjà dit, elle n’est animée que par la cruauté : massacres d’innocents, violes, cambriolages, incendies, vandalisme etc.. Que Macron 2 rétablisse d’urgence la PEINE CAPITALE et tout rentrera dans l’ordre. Cette sanction s’impose pour protéger le peuple FRANCAIS car ces violences s’aggravent depuis sa réélection.

  3. J’ai connu les Minguettes de Vénissieux entre 1972 et 1975. Les prémices de ce qui se passe actuellement dans les cités étaient déjà très nettes. Progressivement mais rapidement les « autochtones français » ont littéralement pris la fuite vers des quartiers ayant une culture traditionnelle française. Depuis cette époque tous nos politicards ont encouragé et favorisé une immigration dont les valeurs sont drastiquement étrangères aux nôtres. Cela se terminera dans la violence générale et le sang.

  4. Nique la France ? Livre et propos incessants ? Gratuit !
    Nique l’arabe ou le noir ? 17° Chambre !
    C’est clair ?

  5. Ce n’est pas la sous culture qu’il faut dire notre culture ils ne veulent pas la respecter et nous imposer la leur .

  6. Les indiens d’Amérique auraient bien voulu intégrer ou assimiler les colons européens. Résultat : ils ont été exterminés.

  7. En effet les élus au pouvoir ont ouvert grandes les portes à nos assassins .Depuis Mitterand nous avons accueillis des populations venus nous conquérir ,sans armes au début ,puis petit à petit ils se sont bien équipés , organisés pour détruire le peuple français et conquérir le pays .Ces élus sont les seuls responsables du chaos et de l’insécurité qui règne en France .C’est ce qu’ils souhaitent pour leurs descendants ? Honte à eux .

  8. 2 remarques
    Peu de problèmes avec la « communauté asiatique », pourtant elle-aussi colonisée en son temps, mais qui s’est remarquablement intégrée car vivant dans des structures familiales où l’autorité est présente et le travail une valeur cardinale
    Un maximum de problèmes avec les « communautés africaines » car vivant dans des familles monoparentales et illettrées où le père souvent absent est remplacé par l’Islam et son substrat de haine

  9. Dans ces citées vivent nos pires ennemis nous avons accueilli des gens qui ne veulent pas vivres comme nous et ça continu à arriver .

  10. En Ukraine, ce qui a fait la différence, ce sont les jumelles de vision nocturne, les drones et les armes antichar. Il faut que notre police dispose de ces éléments pour observer les bandes et les « détruire ». Le détruire, c’est-à-dire créer les images qui permettent de les condamner en flagrant délit et pour cela de les neutraliser sur place en les colorant avec des jets de peinture indélébile ou avec des gaz incapacitants. Naturellement, on va invoquer la sacro-sainte CNIL ! Patience !

  11. D’où la création du CRAN… (le comité pour la rémigration des arabes et des noirs :) ). Ceux qui veulent devenir français qu’ils restent, les autres, qu’ils repartent. Pas trop d’autre solution avant une guerre civile.

  12. Il semblerait qu’une certaine Jeunesse d’origine africaine soit animée d’un esprit de revanche par rapport à l’époque fantasmée du colonialisme français.
    Maintenant que le pays qui a su dominer leurs ancêtres n’est plus que déliquescence et perte de respect de lui-même, quoi de plus facile que d’assouvir sa vengeance sur une terre qui ne se défend plus. La nation qui a colonisé leurs aïeux doit éternellement expier ses péchés. Quel meilleur alibi pour justifier des pires comportements?

  13. Voila des milliers d’ immigrés, clandestins ou autres qui fuient leur pays ou ils crèvent de misère, de maladies, d’ esclavagisme qui viennent chercher refuge chez nous.
    Très vite ils comprennent que tout leurs est permis, assos et ONG les protègent
    Ils ne risquent rien aucun PV, aucune sanction et surtout , aucune expulsion
    L’ exemple modèle; les manifs de clandestins en toute quiétude dans la capitale sous protection des politiques

    1. Vu rue st Martin à Paris une manif de sans-papiers encadrée et protégée donc par la police il y a quelques années

    2. Sans vouloir chercher d’excuses à ces délinquants, il faut comprendre que dans leur pays l’État ne leur laisse pas l’occasion, ni les moyens de se « lâcher » comme en France. En Afrique, même nos ambassades préviennent les expats par SMS des risques de mouvements de foule dans certains quartiers. Car, quand ça pète, les balles de 14.5 ou 12.7 ou kalach’ sifflent. Ce sont les seuls arguments qu’ils respectent. Pour eux, la France est un pays de débiles où l’on peut tout se permettre.

  14. En quelques décennies, à des fins d’humanisme et d’humanité, les peuples occidentaux (démocratie?), et l’Europe de VDL parfois de MACRON, l’objectif des législateurs ont contribué à dévoyer la finalités des lois. Hier, elles visaient à « interdire ce qui n’étaient pas permis », leur objectif est aujourd’hui « d’interdire tout ce qui est interdit »….Au motif du respect de la liberté de chacun, et de la triste « politique universelle des droits de l’homme »…Et de la femme il va sans dire.

  15. Heureusement, le nouveau ministre de la rééducation nationale va traiter le problème. Dormez tranquilles, braves gens, Macron veille sur vous !

  16. La France nourrit en son sein ses pires ennemis et les français continuent à subir sans rien dire , pire ils votent pour ceux qui les envoient à l’abattoir

  17. Article bien documenté mais en conclusion vous avez oublié de parler du laxisme des politiques face à ces hordes de sauvages.

    1. Mais pourquoi changeraient-ils leur politique ? Les Français ont voté et revote pour eux !

    2. laxisme que les Français approuvent ou ne condamnent pas en s’abstenant de voter.

  18. La solution elle existe, des binomes policier /miltaire, occupation H24 des quartiers. fouille systématique des caves , et hall d’immeuble, surveillance avec des drones des toits. On sort les LBD et on s’en sert .In cacération immédiate des dealers . Mais ce n’est qu’un Rêve , jamais ce gouvernement n’osera mettre en place une politique qui fasse en sorte que la peur change de camp. Français votez , mais votez pour que enfin, ça change .

    1. Les moyens matériels ne sont rien sans volonté politique.
      Les Français ont réélu Macron. Une majorité s’est donc exprimé en faveur de quelqu’un dont chacun sait qu’il ne fera rien dans ce domaine.
      Finalement, le problème, ce n’est pas la racaille. Le problème est d’abord et avant tout celui que certains de nos concitoyens, en votant, font sciemment le choix politique de laisser la situation empirer.
      Ils seront les premiers responsables devant les futures victimes de cette criminalité.

    2. Vous avez omis expulsion de personnes en situation irrégulière sur le territoire ou sous le coup d’une OQTF. Et pas aux calendes grecques. Illico!

    3. Malheureusement voter ne sert à rien si c était le contraire ils l interdiraient depuis longtemps

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