Il fut un temps, le magazine Challenges pouvait faire preuve d’une certaine honnêteté économique. Suite au rachat du magazine par le propriétaire de L’Obs, Claude Perdriel, Challenges fait l’économie de l’honnêteté au service de la . Ou plutôt d’une politique.

, hier porte-parole d’En Marche ! à travers son métier de journaliste chez Challenges, aujourd’hui promu porte-parole de l’Élysée. Peu ou prou la même chose. Bruno Roger-Petit, parfaite illustration de La Big Brother, brillamment dépeinte par Laurent Obertone dans son ouvrage du même nom.

Bruno Roger-Petit est un bon membre du parti, et ne cesse de lui prouver sa loyauté. Au sein même du groupe, la société des journalistes de Challenges a remis en cause le nombre croissant de publications pro- de Bruno Roger-Petit, laissant de moins en moins de place aux autres éditorialistes. Roger-Petit est auteur de tweets et messages républicains envers ses adversaires, à l’instar de la Manif pour tous : “Manifestants #manifpourtous en bas de mon domicile… Que faire (image de pistolet) ou (image de bombe) ou (image de couteau) ou (image de seringue) ou (image de marteau) ?” Même bienveillance à l’égard des policiers manifestants, dont il qualifie le comportement “de , ni plus ni moins”… Bien sûr, ce genre d’amabilités a été supprimé de son compte Twitter suite à ses nouvelles fonctions. Même quand ils font le ménage, ces gens-là sont grotesques.

Comme chacun des domestiques fidèles au parti, Bruno Roger-Petit a été récompensé. C’est le seul journaliste politique invité et présent à la Rotonde le soir du premier tour de la présidentielle (il y avait pourtant l’embarras du choix). Comme cadeau de rentrée, porte-parole de l’Élysée est un nonosse bien mérité.

À l’inverse, les indomptables. Ceux qui refusent d’obéir quand on leur crie « Couché ! », auxquels le parti ne parvient pas à mettre une laisse autour du cou. Ceux-là ont été punis. évincée d’ 1, Éric Zemmour viré de .

On ne mord pas la main qui donne à manger.

29 août 2017

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