Editoriaux - International - 2 février 2020

Brexit vu de France : un rayon de soleil dans la grisaille

J’aime bien le calendrier révolutionnaire, il est poétique, évocateur et campagnard. Je n’irai pas jusqu’à dire écolo, car les fous d’éoliennes… Bref, nous sommes sortis de nivôse pour vivre en pluviôse. Les mois en « ôse » ne sont pas les plus agréables.
Et pourtant, je vois du soleil en pluviôse. Oh, ce rayon-là n’a pas fait la une des journaux de 20 heures.

Mais ce qui me plaît, ce qui fait rayon de soleil dans la grisaille, c’est qu’ils étaient (presque) tous là en ce jour de . Ils ont voulu, relate Le Figaro, se montrer à la hauteur de ce qu’ils perçoivent comme un moment d’Histoire. Souverainistes de toutes chapelles, ils ont saisi la main tendue de François Asselineau pour célébrer ensemble, vendredi 31 janvier, le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.

François Asselineau avait envoyé une invitation personnelle à chaque président de parti. Dominique Jamet en est encore tout surpris ! Devant environ 500 militants, dans une salle du 11e arrondissement de Paris, se sont donc retrouvés les souverainistes de toutes obédiences : de l’ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, Djordje Kuzmanovic, au représentant du comte de Paris. De Jacques Cheminade à Florian Philippot, patron des Patriotes. Du leader du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson, à celui de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.

Surmontant les divisions et les rivalités, justifiées ou non, les uns et les autres étaient là avec ce sentiment d’un soir de chute du mur de Berlin. Le quidam que je suis, membre d’une des obédiences citées, regrette évidemment l’absence de représentants d’un grand parti national français, ainsi que l’absence de membres d’un grand parti républicain…

Il reste donc du chemin pour convaincre les uns et les autres. Afin, ensuite, de convaincre les électeurs de choisir la France. Qui ose gagne ! Justement, nous sommes dans un mois en « ôse »…

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