Editoriaux - Médias - 27 octobre 2019

Baghdadi éliminé : et nos télés font du Trump-bashing !

En ce jour béni où Baghdadi a enfin payé pour ses crimes, on aurait pu s’attendre à un unanimisme de nos plateaux télé autour du discours de , au moins une joie de voir les victimes du Bataclan et les autres enfin vengées. Mais vous n’y êtes pas.

Sur les chaînes info, on a assisté à un incroyable Trump-bashing, le jour même où il nous débarrasse de notre pire ennemi. Sur LCI, Bassan Tahran a dit que Daech était une création de la CIA et que Baghdadi ne comptait plus que pour du beurre : à supposer que cela soit vrai, Trump ne peut sûrement pas être rendu responsable de la montée de l’État islamique ; quant à Baghdadi, comme il ne pèserait plus, il faudrait donc laisser ses crimes impunis ? Le fameux Tahram a même mis en doute la véracité de l’information, dans l’indifférence générale.

Mieux encore : sur Franceinfo, on a critiqué le discours de Trump, arguant qu’il se bornait à de l’autocongratulation et ne proposait rien pour empêcher la résurgence de Daech dans le futur ! C’est, aujourd’hui même qu’il a décapité l’organisation, qu’il doit rendre des comptes, et non pas savourer son succès, tout ça pour faire plaisir aux journalistes français ! Partout, on a parlé d’une litanie d’échecs diplomatiques : cessez-le-feu en Syrie, relations avec la Corée, guerre commerciale avec la Chine – ils ont la mémoire sélective, nos chroniqueurs ! Le bilan de Trump est sûrement au moins bien plus contrasté que ce que les médias en disent, c’est certain. Un de ses lapsus a été monté en épingle, bref, rien ne lui a été épargné.

La presse française ne supporte pas de voir Trump engranger les succès, elle est malade de le voir jubiler. Si Obama avait été à la Maison-Blanche en un tel moment, aurait-il subi la moindre critique ? La journée aurait tourné au concert de louanges. Tous ces journalistes oublient une chose essentielle, qui révèle leur parti pris et leur égotisme : ce sont les Français qui, de tous les pays occidentaux, ont payé le tribut le plus lourd à la folie assassine de Baghdadi. Pas un seul intervenant ne s’est félicité de ce jour de joie, qui a vu nos malheureux compatriotes enfin vengés. Sur les plateaux, pour l’instant, pas un seul proche des victimes invité à s’exprimer : lui remercierait sûrement sans aucune réserve l’action du président américain…

À lire aussi

La hausse de l’or ou le signe avant-coureur de la bourrasque qui se profile

L'or vient à nouveau de battre un record, à 1.600 dollars l'once, du jamais-vu depuis 2013…