Editoriaux - 19 avril 2019

Avec Notre-Dame de Paris, le retour de la nation !

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » (Alphonse de Lamartine)

L’incendie de Notre-Dame de Paris a brusquement réveillé nombre de consciences sur la valeur portée par ce chef-d’œuvre patrimonial, qui dépasse son caractère religieux et sacré pour incarner un symbole fort et vivant de la nation.

Le président de la République a eu, dans le passé, des paroles inadmissibles sur la France prise dans sa dimension historique et nationale : « Il n’existe pas de culture française », « J’appartiens à une génération qui considère que le colonialisme est un crime contre l’humanité », phrases terribles prononcées à deux reprises à Alger et en Afrique noire.

À l’évidence, il nourrit une relation ambivalente à l’égard de la nation, prônant que la souveraineté nationale soit sublimée, remplacée par une souveraineté européenne, alors même que tous nos partenaires, et surtout l’Allemagne, clament la permanence du fait national.

Dès le soir de l’incendie, Emmanuel Macron redécouvre le fait national, et il le dit dans son discours aux Français le lendemain : « Il nous revient de retrouver le fil de notre projet national », « C’est à nous […] d’assurer cette grande continuité […] dans l’histoire millénaire de la France matérielle et spirituelle. »

Sont-ce là des propos de circonstance ou une prise de conscience sous le choc de l’événement ?

Le scepticisme est de rigueur car Emmanuel Macron a une forte tendance à adapter son discours en fonction des circonstances.

Mais laissons le cas Macron, car l’émotion provoquée par cette catastrophe a touché tous les Français, qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas.

Notre-Dame de Paris appartient à tous, car c’est un chef-d’œuvre dont l’histoire traverse les siècles et donne un sens collectif au destin individuel de chacun d’entre nous.

Notre-Dame participe à l’incarnation de la nation, cette force spirituelle indéfinissable mais bien réelle qui emplit les siècles, et revient comme une évidence quand les esprits faux affichent mépris et dérision à son égard au nom de leurs utopies.

On assiste, et c’est heureux, au retour de la nation, valeur socle de cohésion qui nous permet de nous quereller sur nos différences… en famille !

Malheureusement, cette communion populaire n’est pas partagée par des fanatiques salafistes et une poignée d’extrémistes politiques qui ont vomi leur haine sur ces événements, marquant ainsi leur exclusion délibérée de la communauté nationale.

Ces individus doivent en assumer la responsabilité et en subir les conséquences ; les Français sont révoltés par un tel comportement et attendent du gouvernement des sanctions exemplaires.

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