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Pierre Marcellesi
Chroniqueur cinéma à BV, diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) et maîtrise de cinéma à l'Université de Paris Nanterre
Dès mars 2001, nous dit-on, la CIA eut connaissance de la présence, sur le sol américain, des djihadistes qui commirent quelques mois plus tard les attentats contre les tours jumelles, et prit soin de ne jamais en avertir le FBI.
Bohemian Rhapsody sent le film de commande à plein nez, calibré selon un cahier des charges.
Pierre Schoeller, en bon jacobin, réduit le peuple français à une poignée de Parisiens des faubourgs excités par les discours grandiloquents de la Convention.
Un film de combat qui voit triompher les valeurs de loyauté, d’empathie, de bienveillance, et s’achève magnifiquement dans le don de soi.
Un romantisme magnifiquement porté par le lyrisme de la bande originale, la grandiloquence des dialogues...
Laure, 23 ans, jeune fille issue de la bourgeoisie parisienne bien-pensante et « Charlie », décide du jour au lendemain de rejoindre la Marine nationale.
En 1991, Michel Houellebecq publiait aux éditions de la Différence un court essai intitulé Rester vivant, sorte de manuel de survie à l’usage des solitaires, introvertis et dépressifs en tous genres, victimes collatérales de la postmodernité, comme des rapports humains en règle générale.
Un film-hommage à la Légion, et plus largement à l’abnégation des soldats et à l’esprit de discipline et de camaraderie qui règnent au sein de l’armée.
La proposition du cinéaste d’explorer sous un jour nouveau Marie-Madeleine, Pierre et Judas était intéressante, mais il brode beaucoup trop.
S’il vous manquait encore une raison d’aller voir ce film, songez donc à la perspective d’outrepasser les limites autorisées du bon goût.
Le film de James Marsh bénéficie d’un casting impeccable mené par Colin Firth et Rachel Weisz, dont l’alchimie fonctionne à merveille.
Un documentaire gentillet et inoffensif, qui ne prend jamais de risque et qui méritait aussi bien une diffusion télé…
Le cinéaste Xavier Giannoli réutilise parmi d’autres la thématique de l’escroquerie pour son nouveau film L’Apparition.
Si un cinéaste quelconque éprouve le besoin de faire un tel film aujourd’hui, c’est que le réel est bien plus désespérant qu’il ne veut l’admettre…
En dépit d’une intéressante reconstitution historique, le film, hélas, n’est pas d’une grande subtilité.
Les Heures sombres est un film passionnant à suivre, que tous nos patriotes souverainistes (pléonasme) devraient voir.
Débarqué à l’aéroport de Téhéran le 16 septembre dernier, les autorités iraniennes lui ont aussitôt confisqué son passeport avant d’entamer contre lui des poursuites judiciaires.
La déclaration d’amour est vaine et c’est précisément en cela qu’elle est émouvante.
Le film est appréciable en cela qu’il met les femmes en valeur sans pour autant s’encombrer d’un féminisme crétin, hystérique et revanchard.
On se demande ce que le pauvre Fabrizio Rongione, comédien remarquable et fidèle des frères Dardenne, est allé faire dans cette galère.
Non seulement Adeline d’Hermy crève l’écran à chaque séquence, mais le film semble avoir été écrit spécialement pour elle.
Le récit tourne autour de Christian, célèbre conservateur de musée, un brin tête à claque, mondain mais de bonne foi.
Le problème du film est qu’il en vient, hélas, à défendre une certaine forme de discrimination positive à l’anglo-saxonne.
Restent la comédie (très réussie), les costumes et les acteurs…
Nous sommes en 1891, et Paul Gauguin jouit déjà d’une solide renommée dans la peinture...
Dans la filmographie de Sofia Coppola, on peut dire qu’il y a à boire et à manger.
Bien moins niaiseux que le laisse penser sa bande annonce, My cousin Rachel est un thriller agréable à suivre.

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