Editoriaux - Justice - 3 octobre 2019

Attaque de la préfecture de police de Paris : ce que l’on sait…

Mickael, un agent administratif de 45 ans, a attaqué vers 13 heures ses collègues. Après en avoir abattu quatre à l’arme blanche, il a été abattu par un tir « d’arme longue » dans la cour.

Dans les minutes qui ont suivi, le personnel et les riverains ont été confinés et la totalité du périmètre était bouclée.

D’après les premiers éléments de l’enquête, une perquisition est en cours à Gonesse (Val d’Oise) pour déterminer le mobile de l’individu « ayant vingt ans de maison », d’après Jean-Marc Bailleul, secrétaire général des cadres de la sécurité intérieure. À l’issue de la perquisition, l’épouse de l’assaillant a été placée en garde à vue.

Une enquête a été ouverte par le parquet national pour tentative d’homicide et homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Dans un premier temps, le mobile terroriste au motif de radicalisation religieuse a été écarté. Si certaines sources policières évoquent une « conversion à l’islam vieille de deux ans », rien ne permet, à l’heure où nous écrivons, de corroborer cette information.

Il faut rappeler que cette attaque intervient dans un contexte de forte tension pour les forces de l’ordre. 22.000 policiers ont manifesté la veille à l’appel de leurs syndicats.

La situation va évidemment évoluer dans les heures à venir.

Dernière minute. Nous apprenons à l’instant que la piste terroriste est privilégiée, selon le site Actu 17, habituellement bien renseigné. L’assaillant devait être convoqué par sa cheffe pour s’expliquer sur le fait qu’il ne saluait plus les femmes. À suivre…

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