Z. Chnina, la collégienne de 13 ans qui accusait le professeur d’histoire décapité par un islamiste, a reconnu, lors de sa mise en examen pour « dénonciation calomnieuse », le 25 novembre 2020, ne pas avoir été présente lors du cours sur les caricatures de Charlie Hebdo, selon une information du Parisien.

Elle avait affirmé aux enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) que avait poussé les élèves musulmans à quitter la salle de classe avant de présenter les caricatures du prophète Mahomet. Elle aurait protesté face à cette demande, ce qui lui avait valu une exclusion de deux jours.

« Je n’étais pas là le jour des caricatures »

Dans la foulée, elle raconte également cette version mensongère à son père, Brahim Chnina, qui diffuse immédiatement l’affaire sur les réseaux sociaux. Très rapidement, la famille est soutenue par un militant islamiste fiché S, Abdelhakim Sefrioui, qui relaie l’information parvenant jusqu’à Abdoullakh Anzorov, le jeune terroriste islamiste tchétchène de 18 ans, qui assassine devant son collège de Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020.

« Je n’étais pas là le jour des caricatures », a finalement avoué la collégienne auprès des enquêteurs. Elle aurait menti par d’avouer la vraie raison de son exclusion à son père.

Me Mbeko Tabula, son avocat, défend ainsi celle par qui tout a commencé pour aboutir à la mort atroce de l’enseignant : « Elle n’a aucun lien direct ou indirect avec l’assaillant. Elle ne le connaît pas. »

L’enquête de la SDAT avait ensuite montré que n’a jamais demandé aux élèves musulmans de quitter la salle de classe, mais qu’il avait en réalité proposé à ceux qui le souhaitaient de détourner le regard. La jeune fille a, depuis, été mise en examen pour « dénonciation calomnieuse ».

8 mars 2021

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