Militants royalistes relaxés à Mulhouse : dénoncer les francocides est encore possible

Les jeunes militants de l'Action française étaient jugés pour « outrages » et « provocation à la haine raciale ».
Wikimedia commons
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Soulagement, pour les deux militants de l’Action française poursuivis pour « outrage » et « provocation à la haine raciale », après les slogans lancés lors d’un hommage aux victimes de l’attentat de Mulhouse. Le tribunal correctionnel les a relaxés, mercredi 26 novembre, écartant l’ensemble des charges. Âgés de 25 et 27 ans, ils avaient scandé « stop aux francocides » et « expulsez les OQTF, bande de lâches » lors de la cérémonie organisée deux jours après l’attaque terroriste du 22 février dernier. L’auteur, Brahim A., un Algérien en situation irrégulière visé par une obligation de quitter le territoire français, avait fait un mort et trois blessés.

Une plaidoirie pour la liberté d’expression

Le tribunal a estimé que ces propos restaient dans le cadre de la liberté d’expression, comme l’a plaidé leur défense, Me Fabrice Delinde. L’enjeu du dossier, selon l’avocat au barreau des Hauts-de-Seine, portait justement sur l’équilibre entre cette liberté d’expression et les infractions poursuivies. La notion d’outrage, explique-t-il, ne pouvait s’appliquer puisque les propos relevaient d’une « attaque symbolique des manquements de l’État » et non d’une attaque personnelle contre le maire présent lors de l’hommage, « qui de toute façon n’a aucun pouvoir en la matière ».

Concernant la provocation à la haine, il soutient qu’elle ne pouvait être retenue qu’en cas de propos visant des personnes en raison de leur couleur de peau, de leur ethnie, de leur religion ou de leur non-appartenance à la nation. Or les militants « visaient une catégorie administrative » dont la présence est par ailleurs illégale sur le territoire. Il rappelle également que l’exonération d’infraction peut être admise lorsque des propos sont jugés « utiles au débat public », une appréciation qui demeure laissée à la Justice.

Un « stress important »

« Heureusement qu’elle existe encore plus ou moins », réagit l’un des militants, soulagé malgré les « abus juridiques » qu’il dénonce. Pendant neuf mois, après 24 heures de garde à vue, il a vécu sous un contrôle judiciaire strict : interdiction de contacter son ami, interdiction de participer à des manifestations sur voie publique. Une seule dérogation lui avait été accordée pour se rendre au pèlerinage de Chartres, en mai. « On prend tarif pendant un certain de temps », résume-t-il, avant de rappeler qu’il ressort avec un casier judiciaire vierge. « Sans compter un stress important : je n’ai pas dormi de la nuit la veille en voyant la constitution des parties civiles ».

La LICRA, SOS Racisme et la LDH s’étaient portées parties civiles, comme ces associations ont pour habitude de le faire. Ensemble, leurs avocats réclamaient 6.000 euros aux deux militants, qui ne voient dans cette procédure « rien d’autre qu’un procès politique ». Contactées, les associations n'ont pas donné suite à nos sollicitations.

Une « judiciarisation du discours anti-immigration »

« Cette mise en cause n’avait pas lieu d’être », dénonce encore l’un d’eux, alors que les prévenus expliquaient, lors de l’audience, s’être sentis « salis » et « insultés » par un hommage où « il n’a pas été fait état de la situation du mis en cause, un OQTF, et du caractère islamique de l’attentat », rapporte Le Parisien.

De son côté, Me Matthieu Sassi, avocat au barreau de Paris, voit dans cette affaire un exemple de ce qu’il décrit comme une « judiciarisation du discours anti-immigration qui se solde régulièrement par des relaxes et témoigne en fait d’une politique publique qui veut empêcher la parole de se libérer à ce sujet ».

« Tout ce qu’on a demandé, c’est une application de la loi », rappelle, enfin, l’un des militants, qui ne voit dans cette procédure « rien d'autre qu'un procès politique ».

Vos commentaires

28 commentaires

  1. Ce fameux délit « Provocation à la haine raciale » ne pourrait-il pas être étendu à tous ces délinquants qui encombrent nos prisons sans avoir été invités chez nous ?

  2. La chappe de plomb judiciaire étendue par les euro-mondialistes sur l’Europe occidentale , afin de faire taire voire décourager les volontés patriotiques et nationalistes commence a montrer ses limites . Elle risque de dévoiler son autoritarisme forcené en voulant à tous crins combattre un racisme fantasmé , orchestré par les associations pro migrants .

  3. Ne pas oublier le rôle du procureur de la république de Mulhouse (Nicolas Heitz). Celui-ci avait qualifié d’une particulière gravité le comportement des militants identitaires et les avait poursuivis. Sans doute cette gravité était plus grande que les faits de meurtre et de tentative de meurtre reprochés à l’OQTF algérien. Avec de tels magistrats les citoyens et leur liberté d’expression ont du soucis à se faire.

  4. Les plaignants devraient être poursuivis pour procedure abusive. Et les relaxés doivent être indemnisés par ces assossiations .

  5. et elles vivent de quoi, ces associations ? avec nos sous….. pour nous enquiquiner !
    plus aucune subvention pour elles…elles n’ont qu’à vivre de leurs adhérents et militants et on verra si comme l’incorrect, Frontières etc…..ils ont de quoi jouer la juridiarisation de tout ce qui leur déplaît….
    ça va vite les arrêter

  6. toujours les mêmes…et allez regarder qui il y a dans ces associations politiques : des avocats et surtout des juges……et des juges en exercice, militants
    vous imaginez quand ces juges déscèllent que vous seriez peut être de droite ? par leur décision, ils vous assassinent ! même au civil

  7. Rien d’autre qu’un procès politique ? Voire… aussi, avec 6.000€, de quoi remplir les caisses pour pouvoir continuer le combat !

  8. Qu’il a-t-il d’anti Républicain à dénoncer les « francocides » et demander que les gens sous OBLIGATION DE QUITTER LE TERTITOIRE FRANÇAIS soient effectivement reconduits dans leur pays ? Il n’y que l’extrême gauche pour souhaiter que ces gens restent.

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