Le mouvement Black Lives Matter attaque une fondation rattachée à Soros

33 millions de dollars de dons se sont volatilisés.
Licence Creative Commons
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Un serpent qui se mord la queue. Le mouvement Black Lives Matter (BLM) a franchi un nouveau cap dans ses démêlés financiers en attaquant en Justice la Tides Foundation, un pilier du réseau philanthropique progressiste financé par George Soros. Selon les documents divulgués par le New York Post, pas moins de 33,4 millions de dollars de dons, collectés au nom de BLM, auraient été mal gérés ou dilapidés par Tides, qui agissait comme intermédiaire fiscal depuis 2013. Cette plainte, lancée l’an dernier, a pris une tournure explosive, lundi dernier, lorsque BLM a saisi le procureur général de Californie pour une enquête approfondie, accusant Tides d’avoir dépensé 6 millions de ces fonds pendant la procédure judiciaire, dont plus d’un million en frais d’avocats potentiellement destinés à sa propre défense. Le procès est fixé à août 2026, mais l’affaire révèle les fissures d’un écosystème militant où l’argent coule à flots sans aucune traçabilité et rappelle les énormes abus financiers qui avaient suivi l’affaire George Floyd.

Un système opaque

La collaboration entre BLM et Tides remonte à 2013, époque où le mouvement émergeait comme fer de lance de la contestation raciale aux États-Unis. À l’origine, Tides offrait un cadre fiscal avantageux pour collecter des dons anonymes, protégeant les contributeurs de toute réaction hostile. Mais l’explosion des financements post-2020 a transformé ce partenariat en un gouffre financier : sur les 90 millions récoltés, une part substantielle a transité par Tides sans contrôle apparent, menant à ces 33,4 millions volatilisés. Le mouvement BLM reproche à Tides, non seulement une mauvaise gestion, mais aussi des dépenses injustifiées, comme ces 6 millions engloutis dans des frais de justice. Cette opacité n’est pas anodine : elle reflète un système où des entités comme l’Open Society de Soros injectent des fortunes dans des causes alignées sans exiger une tenue stricte des comptes. Résultat ? Des millions destinés à la « justice raciale » finissent par alimenter des batailles judiciaires fratricides au lieu d’irriguer les communautés noires que BLM prétend défendre.

Tides n’est pas qu’un simple relais : elle a versé des dizaines de millions via Open Society, finançant un réseau de groupes radicaux. Rappelons que Tides, soutenue par le réseau Soros - qui lui a versé des dizaines de millions, selon les registres publics -, a canalisé une manne exceptionnelle vers BLM après le meurtre de George Floyd, en 2020 : 90 millions de dollars entre 2020 et 2022, gonflés par les émeutes et les campagnes médiatiques mondiales.

L’ironie amère des malversations internes à BLM

Mais l’ironie culmine lorsque l’on scrute l’historique de BLM lui-même, éclaboussé par des scandales de détournement qui font passer la plainte contre Tides pour une simple querelle de famille. En 2022, Patrisse Cullors, cofondatrice marxiste autoproclamée du mouvement, a été épinglée pour l’achat d’une villa de luxe à 1,4 million de dollars dans un quartier huppé près de Los Angeles. Cette acquisition, survenue après avoir amassé plus de 90 millions de dons depuis 2013, soulève des questions sur l’usage des fonds : Cullors, qui se targuait d’une idéologie anticapitaliste, a multiplié les acquisitions de biens immobiliers, y compris quatre maisons valorisées près de 3 millions de dollars, entre 2016 et 2021. De son côté, Patrisse Cullors invoque des revenus divers - livres, contrats de production avec Warner Bros.

BLM a même passé sous silence l’achat d’une maison pour 6 millions de dollars, en 2020, baptisée « Campus », un vaste domaine californien avec piscine, studio et parking pour 20 voitures. Pire, encore : en septembre 2022, Shalomyah Bowers, dirigeant financier embauché par Cullors en 2020, a été accusé par 26 associations locales de BLM d’avoir détourné plus de 10 millions de dollars vers sa propre société de consulting. Aujourd’hui, en pleurnichant contre Tides, BLM récolte ce qu’il a semé : un chaos financier qui discrédite sa croisade woke

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