Le 15 août prochain, Paris sera consacré aux Cœurs unis de Jésus et de Marie à Montmartre, au cœur d’une grande prière pour la France. Le 15 août, solennité de l’Assomption, est un moment de pause, au cœur de l’été, pour célébrer la Vierge Marie ; c’est l’ancienne fête nationale en France et la mémoire du vœu de Louis XIII qui a consacré la France « à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu’à lui », avec chaque année, partout en France, des prières et des processions.

Mais cette année est spéciale, avec quatre circonstances exceptionnelles.

1) Nous sommes au cœur d’une crise multiforme difficile, dangereuse, imprévisible, etc.

2) Paris célébrera l’Assomption au Sacré-Cœur de Montmartre, après l’incendie de Notre-Dame, en ce sanctuaire national érigé par vœu national pour « appeler sur la France la protection et la bonté divine ».

3) Cela se fera devant Notre-Dame de France, entourée de 70 bannières des saints, dans le cadre du pèlerinage du M de Marie, après une nuit de prière à la basilique Notre-Dame-des-Victoires, « la Nuit des 1.000 Ave », au cours de laquelle 1.000 roses seront déposées au pied de la Vierge.

4) Ce sera 40 ans après l’interpellation de Jean-Paul II : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ? »

Avec le Covid-19, le M de Marie qui devait partir le 1er mai s’est finalement lancé providentiellement le 1er juin dernier, 40 ans jour pour jour après cet appel du pape centré sur LA grande question, celle de la fidélité à l’alliance éternelle : « Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement n’existe pas. Le silence de Dieu n’existe pas. Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout : celui de notre fidélité à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ! »

Et après 40 ans – temps biblique -, il faut une réponse.

Mais comment répondre ? La grande tradition spirituelle française nous donne la clé : il faut répondre par Marie, avec Marie et en Marie et aller « à Jésus par Marie ». Enseignement capital qui, repris et développé par le Magistère, est maintenant reçu dans le monde entier.

Pourquoi ? Parce que le modèle de l’Alliance entre le Ciel et la Terre, c’est l’union des deux Cœurs de Jésus et de Marie : en réponse au Christ qui vient dans le monde, Marie a dit « oui » à l’Incarnation, au nom de toute l’humanité ; et elle a redit « oui » à la Rédemption, au pied de la Croix et dans toute sa vie, jusqu’à l’Assomption. Voilà pourquoi il est juste de répondre par elle, avec elle et en elle pour pénétrer cette Alliance : c’est le « secret », c’est-à-dire le trésor que la grande tradition française a donné à l’Église et au monde.

Le 25 mars dernier, les évêques du Portugal ont fait cet acte de consécration aux deux Cœurs en réponse aux troubles de notre époque, accompagnés par les conférences épiscopales de 24 pays et, depuis, plusieurs autres pays ont fait l’équivalent (Angleterre, , États-Unis, etc.).

À notre tour, le 15 août 2020, en union avec Paris, nous pouvons renouveler, actualiser et approfondir l’Alliance de la France avec la Sagesse éternelle par un acte public et solennel de consécration aux Cœurs unis de Jésus et de Marie, en donnant cette réponse : « Oui, nous voulons nous consacrer, nous engager et servir autant que possible pour que la France soit fidèle à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ! »

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