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Avec le politiquement correct, le progressisme devient au Canada du régressisme

 

La toute dernière version du guide de la citoyenneté canadienne (guide d’étude) vient d’être passée au tamis du politiquement correct.

Ce document d’une septantaine de pages posant les bases des droits et des devoirs à connaître avant de devenir ou non canadien ne condamne désormais plus les « pratiques culturelles barbares » comme le crime d’honneur ou celui de l’excision.

Une censure auto-infligée par le gouvernement progressiste pour ne pas stigmatiser une communauté en particulier.

Pour rappel, le Canada a fait passer la motion M-103 en mars dernier. Une motion criminalisant l’islamophobie sous le couvert de l’antiracisme, faisant du Canada le premier pays occidental à condamner le blasphème.

Ce qui peut sembler évident pour un Canadien ne l’est pas forcément pour d’autres. En effet, Mohammed Rafi, un réfugié syrien, vient d’être jugé en mai dernier pour avoir menacé de mort et tabassé sa femme Raghda Aldndal à coups de crosse de hockey pendant une demi-heure. Lors de son procès, il a dit aux juges ne pas savoir que battre sa femme lui était interdit et que les autorités auraient dû faire plus d’efforts pour lui apprendre les différences entre la Syrie et le Canada.

« Pourquoi ne m’avez vous pas expliqué la loi ? » a-t-il dit à son interprète.

Mohammed Rafi a écopé de huit jours de prison et d’un an avec sursis.

En plus d’être amputé du chapitre pointant certaines pratiques islamiques, le guide assigne désormais le respect des droits de l’homme au rayon non plus des « devoirs obligatoires » mais des « devoirs volontaires ».

Faites votre marché, prenez ceux qui vous plaisent, ceux qui ne vous dépaysent pas trop.

Par peur de blesser les sentiments de certains, le gouvernement Trudeau laisserait s’envoler le droit des femmes à conserver leurs organes génitaux intacts ou à ne pas se faire violenter pour ne pas avoir suffisamment couvert leur visage.

Voir la lutte contre la maltraitance des femmes passer au dernier plan dans un pays où le Premier ministre se revendique ad nauseam d’être féministe devrait être un non-sens total.

Malheureusement, on commence à avoir l’habitude de ce novlangue. Si notre progressisme pétri de relativisme culturel nous fait dégringoler mille quatre cents ans en arrière, on ne devrait pas parler de « progressisme » mais bien de « régressisme ».

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