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La France, cette grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde !

 

Selon la dernière édition du classement international EF EPI (Education First, English Proficiency Index), publiée ce 8 novembre, la France se classe 32e pour ce qui est du niveau en anglais de sa population. L’Hexagone fait ainsi mieux que dix ex-colonies britanniques ayant l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sri Lanka ou le Pakistan.

Mais la France est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, et se classe largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Arabie saoudite (ou l’Égypte). Elle devance aussi le Japon, dont la société est technologiquement la plus avancée au monde.

Cette situation ubuesque est la conséquence de cette anglicisation à outrance que subit la France. Une France repliée sur l’Union européenne, qui ne cesse de se comparer aux autres de ses pays membres, vassaux culturels et donc politiques des puissances anglo-saxonnes. Cette Union européenne qui est, de loin, la zone la plus anglicisée du monde et qui ne cache plus son hostilité à la langue et à la culture françaises. Dernier exemple en date, la toute nouvelle réglementation européenne SERA – Partie C qui vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports métropolitains. Aberration qui n’existe nullement au Québec et en Afrique francophone, où il faut désormais s’exiler afin de vivre paisiblement en français.

À cette attitude de l’Union européenne s’ajoute celle de la France elle-même, où l’on ne compte plus les grandes écoles aux sites Internet majoritairement en anglais, ainsi que les manifestations et salons internationaux où le français est banni de l’affichage. Choses absolument impensables au Québec ou dans la vaste Afrique francophone – Maghreb inclus. Une France où l’on ne compte plus les slogans publicitaires ou les intitulés de fonction intégralement en anglais, alors qu’ils sont en français au Québec. Une France où se multiplient les bars et restaurants où le français est désormais lingua non grata et qui accueille avec mépris les touristes francophones et francophiles, de l’Hexagone et du reste du monde, en mettant de plus en plus à leur disposition des brochures exclusivement en anglais, ou avec une version microscopique en français. Choses inimaginables au Québec ou en Afrique francophone. Une France dont de nombreux diplomates affichent des messages d’absence uniquement en anglais, contrairement à leurs confrères francophones du Québec ou d’Afrique. Enfin, une France désormais république bananière où les tribunaux s’acharnent à ne pas faire appliquer la loi en déboutant systématiquement les associations de défense de la langue française. Situation, là encore, impensable au Québec où la loi… est la loi.

Dans cette partie européenne et sans repères d’un monde francophone grand comme près de quatre fois l’Union européenne et regroupant 470 millions d’habitants, la France d’aujourd’hui, seconde puissance militaro-économique du monde et trente fois plus étendue que l’Allemagne en incluant son territoire maritime, est donc bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue et la culture françaises, piliers de son identité et de son influence mondiale.

Comme l’avait dit le général de Gaulle, « le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. […] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. » Quels qu’ils soient et où qu’ils soient, les responsables et acteurs de ce processus d’éradication du français doivent être écartés. Il ne peut y avoir de place, en France, pour des individus hostiles à la langue et à la culture françaises, et donc à la France.

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