Voilà donc notre Président en visite aux États-Unis. La relation est fusionnelle. Dans son communiqué, l’Élysée évoque « la première visite d’État de l’administration Biden, symbole fort de la relation très spéciale qui unit les deux pays ». Et précise que « le chef de l’État sera le premier Président de la Ve République à être invité à une seconde visite d’État, témoignant de la relation de confiance et d’amitié qu’il a tissée avec son homologue américain ». Il s’agit « d’approfondir une relation bilatérale déjà dense dans divers domaines : économique, énergétique, spatial, culturel ainsi que sur les réponses à apporter au changement climatique ». Pour une fois, la France s’en sort bien. Les échanges sont déficitaires avec de nombreux pays mais ils sont bénéficiaires avec les États-Unis. « L’excédent commercial de la France avec les États-Unis atteignait, selon les données américaines, un total de 21 Md USD en 2021, avec une balance positive dans les biens (+20 Mds USD) et les services (+1,4 milliards USD) », affirme le Trésor public.

Ce voyage, c’est peut-être l’occasion de prendre des idées chez le grand ami Biden. Cette manière de se soucier jusqu’à privilégier les classes moyennes américaines, par exemple, comme le fit Trump, suivi en cela par Biden. Logique, direz-vous. Oui, logique pour Biden et Trump, mais pas pour Emmanuel qui les appauvrit et les désespère avec l’application du bon élève mondialiste prêt à tirer dans le genou de ce peuple qui l’a porté au pouvoir, si c’est bon pour la planète.

Même schéma en politique étrangère : Biden, comme Trump, travaille d’abord pour son pays, privilégiant les intérêts des États-Unis avant tout, avant ceux de l’Europe notamment. La crise de l’énergie l’aura montré et démontré. Si pouvait en faire autant !

L’hôte français de pourrait encore s’inspirer du respect des libertés américaines. Au moment où la France veut contrôler les armes des honnêtes gens, laissant aux banlieues incontrôlables une armada redoutable et non déclarée, Biden respecte jusqu’ici, bon gré mal gré, la tradition libérale des États-Unis sur ce point. Les États-Unis de Biden ne sont pourtant pas exempts des influences wokistes, ils en sont même à l’origine. Mais les États-Unis restent malgré tout, malgré l’exclusion de Trump de Twitter (réintégré, depuis, par le nouveau propriétaire du réseau Elon Musk), plus attachés à la liberté d’expression que l’Europe de Thierry Breton, commissaire responsable du marché intérieur, et la France de . Une Europe qu'ils cadenassent chaque jour davantage.

L’hôte de l’Élysée pourrait étudier le poids de l’État américain sur ses citoyens, bien plus léger que celui de l’État macroniste et s’en inspirer. Selon l’iFRAP, « le taux de prélèvements obligatoires de la France est de 46 % du PIB alors que celui des États-Unis est de 27 %. Une différence de "pression fiscale" de près de 450 milliards d'euros ramenés au PIB français… » Le pays le plus imposé au monde (avec le Danemark) a des leçons à prendre. Et comme on voit venir nos contradicteurs de gauche, jamais rassasiés de la manne étatique, la protection sociale ou l’état magnifique de nos hôpitaux (!) n’expliquent pas tout. « La moindre socialisation de la protection sociale aux États-Unis ne peut expliquer à elle seule un tel écart », précise l’iFRAP.

Cette « sobriété » de l’État américain s’applique partout. Les États-Unis n’éprouvent pas, par exemple, le besoin de financer à grands frais des médias d’État plutôt plus que moins dépendants du pouvoir qui les nourrit et nomme leurs dirigeants. Pas ou presque pas de chaînes publiques aux États-Unis. Pas de budget pour cela, pas d’effectifs pléthoriques. De son côté, la France, pourtant endettée à près de 115 % de son PIB, engloutit chaque année dans ses médias d’État, champions du politiquement correct, plus de trois milliards d’euros.

Enfin, Emmanuel pourrait féliciter pour ce , le construit par Trump à la frontière du Mexique, qu’il a conservé pieusement jusqu’ici. Biden, comme Trump, porte haut la fierté d’être américain, revendique son drapeau étoilé, son Histoire et fait régulièrement référence à Dieu, partie intégrante de la culture traditionnelle héritée des pèlerins du Mayflower. Les États-Unis contrôlent le mieux possible une politique d'immigration laissée à l'abandon en France. Car les États-Unis de Biden comme ceux de Trump travaillent aux intérêts de la nation. On aimerait que en prenne de la graine. Qu'il en revienne changé. C'est bientôt Noël, on peut rêver...

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29 novembre 2022

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19 commentaires

  1. Quelle classe ce président Macron ! il fait honte à la France ce cireur de bottes totalement immature et arrogant accompagné de maman.

  2. Biden doit se dire « Ce président français est hors sol et néglige les convenances. Lorsqu’il en aura terminé de me tripoter …. Nous défendons notre souveraineté . Il prêche pour défendre les intérêts de l’U.E. tout en négligeant la France. Les allemands semblent, au contraire, défendre leur souveraineté avant celle de l’Europe. Les avions commandés en témoignent. Nous préférons les allemands. Il pleurniche pour nous acheter du gaz de schiste à bas prix mais refuse de l’exploiter sur son propre territoire. Il se prive de potentialités électriques tout en négligeant leur remplacement préalable. Il souhaite entretenir la guerre Ukraine/Russie, sanctionner, puis s’étonne que nous cherchions à en tirer profit. Il vit sur la lune ce type ! « 

  3. Je pense que le président français a peur de la France et des français. Je trouve qu’il voyage beaucoup trop à mon goût (peut-être a-t’il un avion électrique ?). Chercherait-il à échapper à son destin français

  4. Ça n’est qu’une réunion de crise pour établir un plan de retournement de veste dans l’affaire du conflit russo-ukrainien.
    Le but est de ne pas passer pour d’énormes menteurs doublés de traîtres.

  5. Il en fait des voyages, le Président…dont il sort souvent ridiculisé. La mouche du coche, elle, ne consommait pas de kérosène! Quant au rêve, il ne pourrait se réaliser qu’en cas de démission, impensable pour un tel auto-satisfait!

  6. Espérons que le rêve ne se transforme pas en cauchemar lorsque nous verrons ce que le père Noël nous rapporte dans sa hotte made in USA.

  7. Macron a adoré s’asseoir sur une trentaine de sous-marin . Il en est encore très reconnaissant de ce moment.

  8. Parti encore cirer les pompes du vieux … Après que ces ordures aient condamné l’Europe à la diète énergétique en plastiquant nos pipelines et en installant un blocus economique, notre young leader va les remercier. Il me fait penser à ces chiens qui léchent les bottes qui viennent de leur mettre un coup de pied dans le derrière … Ecoeurant.

  9. Il était de bon ton à l’époque féodale que le vassal sollicite audience à son suzerain. Pour une fois que Macron se conforme aux anciennes coutumes !

  10. cela serait risible dans une farce, hélas nous sommes dans le monde réel et encore une fois nous allons passer pour des nouilles ( je suis poli). que va nous vendre encore notre grand timonier et que va t il signer comme contrat ( j’espére qu’il a pensé a prendre un conseilller de mackinsey!!! pauvre FRANCE

  11. Biden sait à qui il a affaire, à un clown manipulable ! Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute !
    Le petit garçon va recevoir les leçons du maître sénile américain !
    Quelle mascarade pathétique !

  12. Et surtout qu’aux USA, non seulement aucun média ne touche de l’argent de l’Etat, qu’il soit fédéral ou non mais surtout AUCUN propriétaire ne fait d’affaire avec l’ETAT ou les collectivités locales contrairement à la France. Ainsi que ce soit des marchés publics de BTP, Télécommunications et même devenir ministre dans le gouvernement… Autre particularité Française, les médias, pour le cortège de scandales d’état de Macron, préfèrent usiter du terme « conflits d’intérêts » à celui de « corruption », à cause de leurs « conflits d’intérêts » avec les pouvoirs publics ?

  13. Joe Biden se souviendra-t-il seulement de qui est se jeune homme français, pouponné et invité, accompagné d’une dame plus âgée que la First Lady (69 ans).
    J’en doute !
    Ça risque d’être une belle farce, à la woke mise en scène Holywoodienne.
    C’est peut-être la seconde visite d’État de Macron à Washington, mais…
    N’oublions pas qu’il n’y en a même pas eu une seule à Londres « entente cordiale » oblige pourtant, avec dîner de Gala à Birmingham Palace en présence de feu Sa Majesté la Reine Elisabeth II, qui avait déjà à gérer certains scandales de son second fils, Andrew, pour avoir à sa table le couple Macron…
    Je crains qu’il en soit de même sous le règne de Sa Majesté Charles III.
    L’état dans lequel se trouvent les États-Unis sous Biden n’est vraiment pas un cadeau pour la France, d’autant que ce genre de visite est suggérée par le pays invité, en l’occurrence la France, non pas à la demande du pays hôte.
    Quelle clownerie encore.

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