[UNE PROF EN FRANCE] Le plan « filles et maths » : une gabegie de plus ?
Nous sommes bénis. Vraiment. Je ne sais pas si vous pensez à remercier Dieu, la Providence, la Nature, l’Univers, le Hasard, enfin tout ce qui, selon vous, préside à nos destinées, pour les dirigeants admirables qui gèrent chaque jour, avec un dévouement sans borne, notre cher pays. Car même dans la tempête, même quand la maison brûle et que le bateau prend l’eau, même quand la foudre menace et que le tonnerre gronde, ils travaillent, proposent, réfléchissent. En un mot, ils veillent sur nous.
Heureusement, Élisabeth Borne s'est saisie du problème !
Et vous vous demandiez tous quelle solution ils allaient trouver au problème qui hantait vos nuits et tourmentait vos jours, à savoir… la sous-représentation des femmes dans les études scientifiques. Évidemment ! Si on résout ce problème, on comble du même coup le trou de la Sécu et on sécurise les rues, on retrouve la prospérité et on recrée une communauté nationale, on supprime le chômage et on soigne le cancer ! Pourquoi n’avait-on pas pris ce problème à bras-le-corps plus tôt ? Mais heureusement, Élisabeth Borne s’en est saisie. Il fallait partir sur une note glorieuse, laisser une marque indélébile dans la mémoire des Français pour son passage à l’Éducation nationale : ce sera le plan « filles et maths », que l’on attendait tous avec fébrilité depuis si longtemps.
Le plan « filles et maths » est donc lancé : deux heures de sensibilisation pour tous les professeurs aux biais de genre à la rentrée, une charte de lutte contre les stéréotypes, des classes à horaires aménagés en mathématiques et en sciences en 4e et des rencontres avec des « rôles modèles ». Objectif ? 5.000 filles supplémentaires par an en enseignement de spécialité maths au lycée et 30 % de filles en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) scientifiques d’ici 2030.
Comme souvent, les chiffres interrogent
L’objectif annoncé est d’arriver à 30 % de filles en CPGE scientifiques en 2030. Avant de réfléchir aux fondements idéologiques de ce quota, regardons les rapports statistiques. Le rapport 2024 nous dit que… l’on est déjà à 30 % de filles en CPGE scientifiques, qui accueillent en outre 62 % de l'effectif global des CPGE (campusfrance.org). Donc, on débloque un nouveau programme, on demande des mises en place dans les établissements, des formations, des adaptations, des modifications de la composition des classes de collège pour arriver, dans cinq ans, à… la situation actuelle ! Après, c’est malin. Pour une fois, le ministère pourra se vanter d’avoir atteint ses objectifs !
Si on poussait la logique jusqu’au bout, avec un vrai souci paritaire, on pourrait essayer d’inciter les garçons à faire des études de lettres (plus de 70 % de filles en CPGE littéraires), à cesser de déserter les CPGE économiques (52 % de filles) et à investir massivement, en mode raz-de-marée égalitariste, les écoles de soins infirmiers, de puériculture ou d’esthétique. On pourrait aussi mettre en place des mesures favorisant l’accès des garçons aux études de médecine (65 % de filles en première année) et aux concours de l’enseignement (94 % des instituteurs sont des institutrices, 83 % des professeurs de lettres dans le secondaire sont des femmes), filières dans lesquelles le manque d’hommes a des conséquences dont on se refuse, à cause des œillères idéologiques qu’on arbore presque fièrement, à mesurer la gravité.
Derrière ces pseudo-considérations démocratiques et féministes se cache en réalité une pensée profondément sexiste et discriminante sur le plan social. Qui cela gêne-t-il que les filles veuillent davantage travailler dans le médical et dans le paramédical que dans l'informatique et le génie mécanique ? Derrière cette vision faussement uniformisée de l’humain est tapie une hiérarchie hypocrite, avec des études nobles et d’autres méprisées, dans lesquelles on se soucie peu de savoir qui s’engouffre. C'est à croire que ce plan a été pensé par des journalistes de France Inter.
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99 commentaires
Vous avez totalement raison de démontrer cette surreprésentation des femmes dans certaines filières et donc que le souhait de madame Borne est purement de l’ordre de l’idéologie .
Vous notez bien que les statistiques font valoir que l’objectif de madame Borne est d’hors et déjà atteint avant même que les mesures soient entrées en vigueur . Mais la ministre compte bien sur le fait que les gens ne consultent pas les chiffres et se contentent de la croire sur parole ;
Dans la justice aussi il y a une bonne majorité de femmes parmi les avocats et magistrats . Est-ce que cela a amélioré la sécurité en France y compris pour les femmes ?
Bien au contraire ! Si cette mesure de parité ,dans les classes préparatoires, est due à une discrimination supposée des femmes pour accéder aux grandes écoles spécialisées dans le scientifique et les maths , où se situe le bénéfice pour la société et plus encore pour la France au présent comme dans le futur.
Parce que c’est à cela que devrait s’attacher une ministre de l’éducation nationale et non pas essayer de plaire dans le but de capter les votes supplémentaires d’une catégorie de femmes sensible à ce genre de démarche, plus démagogique qu’utile . Toujours le calcul politique à court terme ! Mais c’est l’UE qui prend les décisions qui vont nous impacter le plus, et madame Borne est juste là pour gérer sa carrière et justifier ses indemnités par tous les moyens, même les plus insignifiants .
Elle cherche toujours à frapper, dans tous les postes où elle a été ça a été un désastre, à quand sa mise à la retraite elle a 64 ans il serait temps qu’elle aille nuire ailleurs, dans une maison de retraite par exemple
Excellente analyse comme d’habitude
Madame Borne est perdue pour la France. La maison brule et elle pense au fronton du Panthéon et à faire de la discrimination positive en math. Car ne nous y trompons pas, quand les faits sont têtus, il faut tordre les faits. Et pour tordre les faits, c’est très simple, il suffit de refuser des garçons en écoles d’ingé et de laisser entrer des filles moins bien classées. Et ainsi, le niveau baisse. J’ai enseigné en école d’ingénieur électronique : 80 % de garçons. Et alors ? J’enseigne toujours à l’IAE d’Aix-en-Provence : 70 % de filles. Et alors ?
Qu’attend madame Borne pour établir des quotas dans des professions hyper féminisées : psychologue, magistrat, RH… Elle ne le fera pas, car elle n’a même pas le souci de la symétrie. Elle n’ira jamais s’interroger de savoir si les garçons ne sont pas « empêchés » d’envisager de devenir juge ou psychologue. Non, par contre, c’est sûr, les filles sont empêchées ! Il faut les forcer à faire de la mécanique auto, de la plomberie, de la chaudronnerie, de l’électronique. Il faut les forcer en éliminant des garçons motivés. La honte !
parcours sup se charge …de limiter les choix …..
c’était bien le but ?
« Qui cela gêne-t-il que les filles veuillent davantage travailler dans le médical et dans le paramédical que dans l’informatique et le génie mécanique ? » Le problème n’est pas là, il s’agit simplement d’un manque de propositions, d’idées bref, une insuffisance intellectuelle à penser en dehors de l’air du temps. En fait, ils sont, nos politiques, emplis d’orgueil et malheureusement cela se conjugue tant au masculin qu’au féminin.
Passées les Borne y’à plus de limites à la sonnerie.
« Derrière ces pseudo-considérations démocratiques et féministes se cache en réalité une pensée profondément sexiste et discriminante sur le plan social. » Une pensée profondément marxiste. C’est vieux comme Lénine : Première étape : on scinde la société en classes (ou en sexes). Deuxième étape : lutte des classes. Ce qui m’étonnera toujours, c’est qu’en 2025 nos dirigeants soient toujours entraînés par le cadavre putréfié, voire mommifié, du communisme historique.
Mais non, Madame Borne, les filles de France ne sont heureusement pas toutes destinées à devenir ministre et savent donc réfléchir. Elles n’ont pas besoin de vous et sont assez intelligentes, elles, pour choisir elles-mêmes la filière et le type d’études qui les intéressent !
je suis totalement de votre avis.
Comment exister surtout quand on est au bout du boulot. Car, ouf! c’est bientôt fini pour elle. Il est plus que temps.
C’est quand on veut changer les vocations naturelles, les sensibiltés induites par la nature que l »on induit les fondations les plus solides des échecs à venir dans les études supérieures de nos enfants. Même après avoir atteint quasiment « l’excellence » avec 98% de réussite au bac…Et ce d’autant plus, que naturellement et majoritaiement les filles s’identifie à leurs mamans, quand les garçons cherchent à s’identifier à leurs papas, donc aux métiers respectifs des uns et de leurs « géniteurs »…
Que certains arrêtent comme cette ministre avec la supériorité fantasmée des études soi-disant supérieures. 91,4 % de résultats au bac ne trompent personne, surtout pas ceux qui cherchent à recruter et qui reçoivent les CV. Ne sommes-nous pas gouvernés par les champions de leur catégorie ? Eux aussi ils ont fait de longues études et ont énormément de diplômes. Nous pouvons apprécier les résultats sur ces cinquante dernières années. C’est des meilleurs, courageux, volontaires, sachant prendre des risques et surtout les assumer, non corrompus à l’idéologie progressiste dont nous avons besoin de ceux qui ont la trempe que nos anciens, ces ingénieurs, ces informaticiens, ces terrassiers, ces maçons, ces ferrailleurs, ces charpentiers, ces soudeurs et tellement d’autres compétences qui ont reconstruit la France, nos ouvrages d’art comme notre programme nucléaire, le barrage marémotrice de la Rance, et tant d’autres magnifiques ouvrages d’art qu’il nous faut ! Pas de ces individus sélectionnés pour leur sexe ou leur couleur de peau comme avec la discrimination positive, mais de champions toutes catégories. Verrons-nous un jour autant de femmes que d’hommes être couvreur, maçon, mécanicien, informaticien ou ingénieur ? En tout cas, le penser comme cette pitoyable ministre ne laisse aucun doute sur ses propres compétences ! Sincèrement, quelle importance pour peu que tous répondent à aux deux défis de la France et des Français : être enfin compétents et courageux.
Le dévouement des autorités est « sans borne » écrivez-vous : si seulement l’EDUC NAT l’était restée aussi, sans BORNE !
Bonjour Virginie. Vous vous inscrivez parfaitement dans l’esprit BV que l’on aime. Les « choses » dites avec humour , réalisme et objectivité. Du sérieux mis à la portée de tous. Qui plus est, dans la bonne humeur.
Tout a commencé avec intelligence, très certainement, sous un règne essentiellement connu pour ses méfaits sur la société : le bac pour tous. Il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir un effondrement du niveau, seule solution pour répondre à cet objectif de débiles. Ajoutons toutes les difficultés possibles pour franchir cette marche devenue plus haute, du bac aux écoles supérieures. Mais là aussi les « savants » ont traité la question , les conditions d’acceptation ont été revues à la baisse sous prétexte d’intégrer toutes les classes sociales. A l’arrivée, ceci nous donne des écoles et universités plus que jamais militantes, au détriment des études, le tout venant s’exprimant à volonté. Dans ce milieu « studieux », Il faut sérieusement s’accrocher pour rester concentrés sur l’objectif, le savoir, la connaissance.
Voilà pour le Bac. Mais ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Ils ont supprimé les classes de niveau du collège. Fatalement, ce sont les plus doués qui ont dû s’adapter… vers le bas. Premier affaissement qui sera renforcé par le bac pour tous, puis les exigences d’entrées dans le supérieur amoindries. Au bilan mondial, notre déclassement confirmé. Nos Borne et Cie en sont satisfaits puisqu’ils jugent bon de substituer des fantaisies sur l’étude du sexe au détriment du français et des maths. Le tout sous le règne d’un être dit « intelligent » qui nous développe l’homme enceint. Décidément, l’intelligence mène à tous les déjantements possibles.
J’en viens à ces absurdités de secondes zones. Dans un passé pas si lointain, à l’évocation de ceux qui intégraient les grandes écoles tout le monde comprenait hommes et femmes. Aujourd’hui, peut-être sous l’effet de l’affaissement de la culture générale des orateurs, lesquels considèrent leurs interlocuteurs à leur niveau, il est nécessaire pour certains que soit précisé « celles et ceux ». Les femmes en seraient sauvées dans les considérations et honneurs qui leurs sont dus. Mais là aussi l’imagination de se limite pas à cet ersatz, il a fallu ajouter deux autres couches, la parité et l’égalité . L’efficience, le mérite, les potentialités considérés en second degré, ce qui a produit nos derniers ministres de l’Education Nationale. Sur un air de « Tout va très bien madame le marquise, tout va très bien, tout va très bien… »
Bon, Virginie, exalté comme toujours face à ce monde exubérant, pour le moins, qui conduit la France à son déclin. Mais il s’accroche le Macron, démontrant ainsi que sa préoccupation n’est pas le redressement de la France mais bien la satisfaction de son égo, de son altruisme démesuré flirtant avec l’indécence.
Pour conclure Virginie, les cahiers cheminent par le relais Gabrielle dont nous remercions les Services pour leurs bons soins. Bon courage et surtout, restez vigilante.
C’est la nomenclature communiste qui fixe des quotas par des idées autoritaires proche d’une dictature dépassée depuis près d’un demi-siècle. Le personnage Borne ne laissera que de mauvaises traces de son passage destructeur dans les gouvernements Macron, comme toute la clique macroniste. Tout ce qui pourrait être une bonne réforme est systématiquement écarté par ces wokismes qui n’appliquent que les mauvaises idées dont l’éducation sexuelle dès la maternelle et demander aux petits enfants s’il souhaitent devenir fille ou garçon…