Masqué derrière une maladie réelle élevée au rang d’ennemie publique numéro 1 parce que des lits manquants en réanimation sont responsables, le gouvernement poursuit une politique que j’estime mortifère. Satisfait du premier brutal et décidé dans l’urgence, il réitère les mêmes erreurs grossières, justifiées par un soi-disant ressac. Le garrot se resserre donc autour du cou des restaurateurs, des cafetiers et autres galériens ; ils étouffent, une lente est là, devenue inéluctable, programmée peut-être, sans leur consentement, c’est une certitude.

Pourquoi cette politique est-elle devenue mortifère ?

Parce qu’elle nous protège tous d’un virus, mais qu’elle nous tue autrement : économiquement, socialement, psychologiquement et surtout de manière perverse.

On nous tue physiquement, en faisant des amalgames entre mort, avec le Covid ou du Covid. Nos concitoyens sont devenus encore plus malades de leurs craintes et de cette thérapie médiatique autocratique qui ne nous laisse plus un instant de répit, ni à la télé, ni à la radio, ni ailleurs, imbéciles que nous sommes à nous déplacer, en plus.

On nous tue oralement, par des différences de traitement, entre certains quartiers qu’une trop jeune ministre semble découvrir, et le Français lambda, solvable, sans excuses ; la , elle, est ménagée, comme facteur économique. Le deux poids deux mesures, c’est comme un médicament et un placebo, médicament obligatoire pour certains et placebo pour les autres. Cela donne la diarrhée aux premiers.

On nous tue, en nous prenant pour des écervelés : les annonces quotidiennes du nombre de morts depuis le début du cauchemar n’ont aucune justification, sauf à vouloir terroriser la population. Un chiffrage exact, non gonflé, mensuel, eût été suffisant, mais le docteur préfère injecter paradoxalement la peur, un peu chaque jour – c’est mieux.

On nous tue enfin par des mesures pitoyables prises face à l’islamisme grandissant, entré dans les écoles. Les Autrichiens ont du courage, aux antipodes du « en même temps » : chez eux, on est pour l’ ou bien on est contre.

Comment cette mort lente est-elle devenue inéluctable ?

Parce qu’il n’y a aucun dialogue ; parce que les efforts faits par les restaurateurs et cafetiers ne sont pas reconnus ; parce que la persévérance dans l’erreur est de mise : j’ai raison puisque je continue.

Dans quelles mesures ces morts programmées n’annoncent-elles pas une explosion sociale sans précédent ?

Je suis convaincu que les premiers mouvements nationaux de manifestations avec masques des restaurateurs sont les prémices de cette colère qui gronde. Les de la première heure étaient sur le pont car le prix de l’essence avait augmenté de façon éhontée. Les restaurateurs pourraient, excédés d’être poussés dans leurs retranchements et au bord de la faillite, redresser l’échine et refuser de participer à cette mort lente pour laquelle ils n’ont jamais donné leur accord. L’effet d’entraînement pourrait être dévastateur avec, d’un côté, les futurs morts économiques et, de l’autre, les déjà morts moralement, qui portent le masque même à la maison.

J’aimerais avoir tort. Pourtant, le 1er décembre risque d’être un tournant ; le manteau rouge du père Noël peut déteindre sur les gilets de la colère que beaucoup pourraient revêtir car les manches longues ne sont pas, au contraire des Ausweis, obligatoires pour les gens honnêtes. Comme je crois en Dieu et au père Noël, je prie pour que le gouvernement sache changer le fusil d’épaule, qu’il abandonne ces mesures d’asphyxie pour prendre sa responsabilité du risque consenti pour chacun, de l’autoconfinement proposé aux personnes âgées ou sensibles ou volontaires, du masque recommandé pour ceux qui ont peur et préfèrent se protéger, et de la distance pour tous, sauf pour ceux qu’on aime, et qu’on a envie de prendre dans ses bras avec, chacun à son niveau, sa propre responsabilité, pour vivre debout.

17 novembre 2020

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