[TRIBUNE] L’extrême gauche révolutionnaire tue. C’est même dans son ADN
Le meurtre de Quentin appelle d‘abord la compassion pour sa famille et la prière pour ce jeune catholique lâchement tué par une meute de salauds cagoulés, membres de la Jeune Garde. On ne se remet jamais de la mort d’un enfant et il est révoltant qu’un jeune homme de 23 ans, âge où la vie s’ouvre normalement à vous avec toutes ses promesses, soit ainsi la victime d’un meurtre politique, quasiment légitimé par certains sur les réseaux sociaux.
Meurtre révoltant, commis par la Jeune Garde qui a délibérément mené une expédition meurtrière contre des jeunes gens qui ne s’en prenaient à personne. Révoltants et écœurants, aussi, certains commentaires des médias d’État qui, après ce meurtre immonde, semblaient vouloir le minimiser en faisant un faux parallèle avec de supposés groupuscules fascistes !
Ce meurtre n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une volonté et d’une ambiance de violence créées et entretenues par LFI et ses alliés de la Jeune Garde. Le fait que les insoumis aient fait élire député le fiché S Raphaël Arnault, fondateur de cette milice, avec la complicité de messieurs Attal et Philippe, signe sa complicité. Nous savons désormais que son attaché parlementaire, Jacques-Elie Favrot, fait partie des personnes mises en garde à vue et que plusieurs témoins l’ont reconnu parmi les agresseurs de Quentin.
Robespierre pour modèle
Faut-il s’en étonner ? Le meurtre politique fait partie de l’ADN de la gauche révolutionnaire. M. Mélenchon a pour modèle ce tueur en série geignard et pseudo-moraliste baveux que fut Robespierre, l’homme qui considérait que la « terreur… est une émanation de la vertu… une conséquence du principe général de démocratie » (discours à la Convention du 5 février 1794) et qui affirmait : « Le gouvernement révolutionnaire… ne doit aux ennemis du peuple que la mort » (discours du 5 nivôse an II). Autre référence du leader massimo des insoumis, Saint-Just, qui proclamait : « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794). Vieille tradition du meurtre politique, revendiquée par la gauche révolutionnaire.
Plus proche de nous, Jean-Paul Sartre, dans un entretien avec Michel-Antoine Burnier, du magazine Actuel (février 1973, n°28), soutenait benoîtement : « Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas là d’autre moyen que la mort. On peut toujours sortir d’une prison. Les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement assez tué… » À l’évidence, Mélenchon et ses sbires s’inscrivent dans cette filiation.
Comment pouvons-nous supporter encore les tirades grotesques sur la menace « fasciste » ? Le fascisme est mort avec Mussolini, le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra, au bord du lac de Côme. Mais ce qui subsiste de par le monde, c’est le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes ou castristes qui font peser sur plus d’un milliard d’êtres humains le poids de dictatures implacables.
Ce qui nous frappe régulièrement est un autre totalitarisme : l’islamisme. Nous en avons payé chèrement le prix. Ainsi, les outrances « mélénchoniennes » qui agitent un danger imaginaire ne peuvent tromper que des esprits faibles. Le « romantisme révolutionnaire » n’est qu’un émoi de crétins immatures qui se paient de mots. Les révolutions sont toujours d’inutiles orgies de sang et accouchent de régimes bien pires que ceux qu’elles ont renversés. Elles sont le malheur des peuples. Mais prenons garde, les marxistes se sont toujours saisis du pouvoir par la force et l’ont conservé par le sang. Et s’il existe aujourd’hui une vraie menace pour la démocratie, c’est celle que fait peser le terrorisme d’extrême gauche, dans nos rues, nos lycées et nos facultés.
Le meurtre de Quentin est un point de bascule. Gardons à l’esprit que c’est l’assassinat du député monarchiste Calvo Sotelo par un militant du Parti socialiste espagnol qui fit basculer l’Espagne dans la guerre civile, après des mois de violences révolutionnaires. Le temps n’est plus aux mièvreries sur « la France des honnêtes gens ». Nul n’est obligé d’imiter la résignation de Louis XVI. La violence est intimement liée à la révolution. Or, la Révolution française est le mythe fondateur de la République. Nous ne nous délivrerons de la violence politique qu’en nous libérant de la Révolution française. Voire plus.
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26 commentaires
Excellent – Bien vu – Tonique
On en voudrait beaucoup du même tonneau !
Le grand Soljenitsyne disait en 1993 que la Révolution de 1789 était la mère des totalitarismes modernes. Marx, Lénine, Hitler, Mussolini et leurs épigones s’en sont effectivement inspiré. CQFD
On pourra l’écrire et le démontrer pendant des décennies avec preuves à l’appui, le bon peuple dans sa douillette torpeur ne prends même pas la peine de lire…Cela fait des années que je rappelle, et je ne suis pas le seul, ces faits et d’affirmer que le socialisme a pris racine en 1789 sous l’impulsion des bourgeois nantis qui n’ont pas hésité à faire faire le travail par le peuple… pour mieux le soumettre par la suite.
Comme le rappelle cet article, « La République est la destruction totale de ce qui lui est opposé », dixit Saint-Just. Une restauration monarchique serait-elle envisageable?
Il n’existe pas de bonnes révolutions, l’histoire le démontre. Toutes les révolutions, quelle que soit l’épithète dont on les affuble, rejoignent ce qu’il y a de plus barbare et monstrueusement sanguinaire dans l’histoire des sociétés humaines. Toutes. Et Robespierre est à lui seul un prototype, pas le seul hélas!
@Judex : et il a inspiré nombre de pays dans l’imitation de la terreur, la boucherie. à la française…
En 1989 nous avons du commémorer le bicentenaire de la révolution française. Les années en « 4 » nous commémorons le massacre d’Oradour sur Glane. J’attends avec impatience les jours ou nous commémorerons les 28 février et 01 mars des années en « 4 », afin de nous souvenir de 1794, fruit de cette révolution et massacre franco-français!
Absolument d’accord avec votre argumentaire.
Tout est dans le titre, quand on voit que certains LFI ont des posters de Robespierre chez eux !!!!
That’s it…C’est hélas en France que fut inventée la notion de terreur révolutionnaire…
Que notre république soit née de la révolution donne une idée des fondations auxquelles on a à faire. La république est un mode de gouvernement et certainement pas une fin en soi.
@Aérotrain49 : combien le comprenne ? Et il ne faut surtout pas compter sur l’école pour leur enseigner!
La gauche excessive (d’abord ultra gauche, puis extrême gauche) exagère sa mainmise sur la société, par des lois de plus en plus coercitives. Il est donc logique qu’elle bascule dans la dictature et la terreur.
@Jef : reprenez la configuration de l’assemblée en 1789, et vous comprendrez ce qu’est la gauche et son projet !
A St Etienne (42), (ville plusieurs fois communiste), une rue Robespierre existe encore à l’entrée sud de la ville.
La guillotine a disparu mais la ville pourrait bien devenir un coupe gorge pour d’autres motifs, soutenus là encore par l’extrême gauche !
A Paris ligne 9 station Robespierre, avant Mairie de Montreuil …..
« ce tueur en série geignard et pseudo-moraliste baveux que fut Robespierre »
J’adore !
L’extrême gauche révolutionnaire tue. C’est même à ça qu’on la reconnaît.
Arrêtons le massacre, la haine, violence, assassinat. L extrême gauche n’aurait jamais dû percer
Pas la peine de remonter si loin, la gauche tue, communisme 100 millions de victimes, national socialisme 10 millions de victimes
@Jeanpainbeurre : désolé, il faut remonter aux origines pour comprendre la genèse et l’histoire des révolutions dans le monde, du socialisme/communisme, de tous les meurtres et assassinats commis en leurs noms : posez vous la question concernant les suicides de personnalités en parfaite santé intellectuelle.
« avec la complicité de messieurs Attal et Philippe » et de quelques LR. Les mots cinglants de Lecornu contre Panot ne suffiront pas à effacer le désastre macronien qui a conduit à ça. Même observaytion pour Wauquiez. Le moteur de la gauche c’est la violence, le carburant, c’est le mensonge.
Totalement d’accord. Cette union au moment des dernières législatives a été une trahison pour le peuple français par les Gamellards de la république française.
Je n’ai pas compris la vindicte appuyé de le cornu contre panot, il a des choses à se reprocher ? Il sent que la situation est en train de lui échapper ? Il veut Sé faire pardonner ses alliances LFIstes ?
@Tureverbere : « Le moteur de la gauche c’est la violence, le carburant, c’est le mensonge » , c’est son fondement, son architecture, son idéologie depuis sa naissance…