Editoriaux - Histoire - Politique - Tribune - 26 avril 2017

Du syndrome de Stockholm, on vient de passer à la schizophrénie…

Il paraît que le premier tour de l’élection présidentielle vient de finir avec un gigantesque coup de pied au cul pour les deux partis d’alternance. Il s’agit en fait du troisième tour de la primaire de la droite.

Souvenez-vous, on nous avait présenté trois pied nickelés interchangeables : Juppy, Sarkozon et Fillé. Malgré les résultats, ils n’ont cessé de se disputer pendant la campagne et le fiasco attendu est arrivé ; d’aucuns prétendront que c’est la faute de Dupont-Aignan. “Les sangliers ont bouffé des cochonneries” prétendent les Gaulois quand Astérix se prend une ramasse…

Exit la droite traditionnelle ; il faut dire que nous expliquer que François Fillon allait nous sortir du bourbier, c’est à peu près aussi crédible que d’entendre Brigitte Macron nous dire qu’elle est arrivée vierge à son mariage avec Emmanuel…

Il y a cependant pire, et cette droite qui occupe l’espace politique doit être envoyée dans les limbes, ad patres, en orbite, dans la fosse des Mariannes et ceci, au plus vite…

Le coq n’a pas eu le temps de chanter trois fois – d’ailleurs personne n’a eu la présence d’esprit de le prévenir des résultats dimanche soir – que déjà François Fillon trahissait son électorat, et ses barons avec lui, en appelant à voter pour son rival, Emmanuel Macron, pour contrer Marine Le Pen et éviter la guerre civile.

Ces braves gens apparemment ne sortent pas souvent parce que la guerre civile, ça fait longtemps qu’avec François Hollande, on l’a en bas de chez nous…

Aujourd’hui, on nous explique que chacun vote en conscience ; des soutiens intelligents de François Fillon, et il y en a, (on pourra citer Me Philippe Fontana qui a écrit une tribune brillante dans Valeurs Actuelles) nous disent qu’ils ne voteront pas Macron. Fort bien. Mais au second tour, voter blanc, c’est voter pour le candidat pour lequel on ne veut pas voter ! C’est bien là la schizophrénie !

Soyons clairs : Il est urgent de reconstruire la vraie droite et d’éjecter les Sarkozy, Juppé, NKM, Chatel, Estrosi, Baroin, Accoyer, Woerth et autres guignols, et de reléguer aux poubelles de l’Histoire les rentiers de l’UDI.

Macron à L’Elysée, c’est un parlement qui sera de gauche, opposé à son peuple, et des élus qui ne représenteront plus qu’eux-mêmes, dans la continuité d’aujourd’hui.

Marine Le Pen à L’Elysée, c’est l’opportunité de reconstruire une vraie droite au parlement avec laquelle elle sera amenée à composer.

Et cette vraie droite, il lui faut des leaders pour la rassembler.

La primaire de la droite a mis en lumière un homme rejeté par ses pairs ; cet homme est probablement la pierre d’angle sur laquelle on pourra reconstruire cette droite patriote avec l’aide des Vanneste, Bompard, Marion Maréchal, Philippe de Villiers, Nicolas Bay, Xavier Lemoine, Steeve Briois, Jean-Christophe Fromantin… et cet homme, c’est Jean-Frédéric Poisson avec le PCD.

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