Subventions : les économies pleuvent toutes seules sur la mairie RN de Carcassonne

Le Festival international du film politique annonce renoncer à ses subventions pour cause d'incompatibilité avec le RN
Capture d'écran festival-cinema-carcassonne.org
Capture d'écran festival-cinema-carcassonne.org

À Carcassonne, le maire RN nouvellement élu Christophe Barthès pourrait bien se voir mâcher le travail : après la suppression des 300 euros de subventions que la mairie donnait à la Ligue des droits de l’homme, c’est à présent le Festival international du film politique qui a annoncé, dans un communiqué, renoncer de lui-même aux 10.000 euros que lui octroyait la mairie de Carcassonne, chaque année. En se drapant dans son politiquement correct, l’association CinéBastide à l’origine du festival permet à la mairie de faire encore de belles économies.

« Le choix de l’indépendance »

« Le Festival international du film politique de Carcassonne retire sa demande de subventions auprès de la mairie de Carcassonne et affirme ainsi son indépendance à l’égard de la municipalité désormais dirigée par le Rassemblement National. Une décision prise à l’unanimité par le conseil d’administration de l’association CinéBastide, organisatrice du festival », explique le communiqué publié le mercredi 15 avril sur leurs réseaux sociaux. Avec la grandiloquence habituelle du monde culturel, sûr de détenir le monopole de la raison et de l’objectivité, l’organisation du FIFP justifie donc sa décision : « Profondément attaché aux valeurs de tolérance, de liberté et d'inclusion, le FIFP contribue à une vie culturelle ouverte, attentive à la diversité des regards et des récits issus du monde entier. Par sa programmation, le festival n'a jamais cessé de lutter contre toutes les formes de discrimination. Sans s'inscrire dans une démarche partisane, il défend le sens premier du mot politique : celui de l'attention portée à la vie de la Cité. C'est au nom de cette exigence et par souci de cohérence vis-à-vis des publics, des artistes et des partenaires que nous considérons que les orientations du Rassemblement national sont incompatibles avec les valeurs qui fondent cet événement. » La condamnation est sans appel et le festival fait donc « le choix de l’indépendance ».

L’indépendance selon la gauche

Point trop n'en faut, il faut raison garder, tout de même… le FIFP va un peu vite en besogne en titrant ainsi son communiqué : le festival fait le choix de l’indépendance vis-à-vis du RN seulement. D’ailleurs, c’est bien plus explicite dans le corps du communiqué. La vérité, c’est que le festival et l’association ne veut pas « […] contribuer à la normalisation de l’extrême droite ». Le premier parti de France a-t-il encore besoin d’être normalisé ? Rien n’est moins sûr, mais manifestement, le conseil d’administration du FIFP aime à se délecter de politiquement correct, à se gargariser d’indépendance, à s’ériger en défenseur de la vraie politique dans « le sens premier du mot politique : celui de l'attention portée à la vie de la Cité ».

Le communiqué du festival va même jusqu’à prétendre et à revendiquer de ne « s’inscrire dans aucune démarche partisane ». À croire qu’« indépendance » est le mot consacré pour dire « sans lien avec le RN », puisque le communiqué explique bien que « les autres partenaires du FIFP ont été informés de cette décision et ont d'ores et déjà exprimé leur volonté de poursuivre l'aventure à [leurs] côtés ». Or, parmi les partenaires publics, on retrouve notamment la région Occitanie, présidée par la socialiste Carole Delga, le département de l’Aude, dont la présidente du conseil départemental est la socialiste Hélène Sandragné, et Carcassonne Agglo, dont le président est le socialiste Régis Banquet. Mais qu’on n’accuse pas le festival d’être partisan, puisqu’il revendique son indépendance !

« Aucune démarche partisane »

Quant aux partenaires médias, le FIFP compte, entre autres, Radio Nova et Télérama, qu’on classera difficilement à droite, ainsi que La Dépêche, Midi libre et l’Indépendant, qui se trouvent être justement les médias locaux avec lesquels la municipalité de Christophe Barthès a annoncé rompre tous liens financiers. C’est que le maire RN de Carcassonne a manifestement décidé d’employer les grands moyens pour mettre à plat les subventions accordées par la municipalité, comme le racontait déjà BV, le 13 avril. Ainsi, rapportait Yann Montero, pour Christophe Barthès, rompre les liens financiers entre la mairie et le groupe La Dépêche « […] relève de la même logique que celle appliquée à la Ligue des droits de l'homme : ne plus soutenir financièrement, directement ou indirectement, des acteurs qui s'attaquent à la municipalité ». Finalement, le FIFP et la mairie semblent en accord sur ce point !

Selon Midi libre, « le FIFP perd un apport de près de 10.000 euros pour la tenue de son événement, précise l’organisateur à ICI Occitanie, soit environ 5 % de budget total », sans que cela ne remette en cause la tenue du festival en janvier 2027. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes : les économies pleuvent toute seules sur Carcassonne et la culture n’est pas pour autant en péril. On en viendrait presque à se demander qui a jugé, à l’origine, qu’il serait utile pour le contribuable de subventionner ce festival…

Vos commentaires

78 commentaires

  1. La France est en grand déclin, l’art n’y échappe pas pourtant il existe de bon artistes encore. Une des raisons, c’est le politiquement correcte.
    Tout artiste qui ne fait pas diligence aux LFI, communistes où écolo se vois banni et n’aura aucun contrat.
    Une jeune personne avait obtenu un contrat avec un grand lieu artistique Parisien mais il se trouve avoir au par avant travaillé pour un journal classé politiquement a droite, contrat rompu, ainsi vas le pays dans son ensemble.

  2. notre regretté Michel Audiard disait avec justesse:les c….. ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnait…..
    cet eclair d’intelligence- si rare pour la gauche française- sera de toute façon à saluer bien bbas:voilà 10.000€ d’economies pour la municipalite…..et pour les carcassonais. bien sur nous pourrions fournir quelques mouchoires – evidemment en papier recyclé- à cette pauvre association telle ment certaine de detenir la verite et se drappant avec noblesse dans un manteau que l’on suppose rapiécé…mais on se contentera de rire de cette attitude ridicule et tellement en accord avec les « valeurs » de cette gauche sectaire et coincée..pauvres gens qui en sont reduit à ce genre d’expedient. en tout cas , bravo monsieur le maire, vous faites decidement de sacrées economies et vos administrés doivent être enchantés….en tout cas la decision de ces guignols fait sourire une grande majorite de gens et c’est tres bien ainsi.continuez….

  3. « Profondément attaché aux valeurs de tolérance, de liberté et d’inclusion », tolérance, mais on ne tolère pas le RN, liberté, mais pas celle d’élire un maire RN, tolérance mais pas aux idées du RN.
    Je n’aime pas particulièrement ce parti qui est une fausse opposition, mais les gens de gauche sont clairement en opposition frontale avec les idées qu’ils disent défendre. Ca ressemble un peu à la défense de la laïcité en s’attaquant à tout symbole chrétien en soutenant tout symbole islamique.

  4. Ces affaires montrent que la gauche a corrompu les association culturels qui normalement devraient être apolitique pour en faire des moyens de propagande de leurs idéos nauséabond.
    Les villes diriger par le RN maintenant vont faire de sérieuses économies.

  5. Visiblement le maire d’Avignon droite a aussi décidé de réduire les subventions de la ville pour le festival.

  6. Caroline delga region Occitanie.
    Pour 2021 le conseil régional d’Occitanie a voté en tout 75 000€ pour SOS méditerranée !
    En effet, la Région Occitanie soutient SOS Méditerranée depuis 2017. Elle lui octroie depuis l’an dernier une subvention annuelle de 60 000 euros, auxquels s’ajoutent cette année 15 000 euros pour la tenue d’une expo photos itinérante, propagande oblige

  7. L’union de « télégaucho au crépuscule », en quelque sorte!
    On a pas fini d’en voir des sottises de la « pédansphère du médiastan »!
    Ils oublient juste que sans spectateurs ou presque, pas de groupuscule intello rémunéré…les exclus en fin de course.

  8.  » Profondément attaché aux valeurs de tolérance, de liberté et d’inclusion » ben non, même pas vrai !

  9. Le Festival International du Film Politique de Carcassonne retire sa demande de subventions auprès de la Mairie de Carcassonne et affirme ainsi son indépendance à l’égard de la municipalité désormais dirigée par le Rassemblement National. Une décision prise à l’unanimité par le Conseil d’Administration de l’association CinéBastide, organisatrice du festival !!!!!!!!!!!!
    Ce qui veut dire que c’était le contraire avant 03/2026 ?????
    DONC >> Gérard Larrat est député UDF, maire divers droite de Carcassonne de 2005 à 2009, puis de 2014 à 2026

  10. Quoi qu’on pense des organisateurs de ce festival il faut leur reconnaître un certain mérite. Celui de retirer sa demande de subvention. Que les bien pensants de Carcassonne ouvrent leurs portefeuilles et se cotisent pour réunir les 10 000 euros permettant de remplacer la subvention de la ville. Si 400 bien pensants de Carcassonne mettent en moyenne 25 euros chacun, les 10 000 euros seront réunis! Ceux qui de droite qui financent les médias alternatifs mettent bien davantage la main poche!

  11. Dans la mesure où ce festival extrêmement politisé dénie a la majorité des électeurs de Carcassonne le droit d’élire qui elle veut..celui ci devrait etre déporté dans une autre ville qui la finance et admire les  » artistes » gauchistes…

  12. Pourquoi « attendre » que ce genre de festival renonce à une subvention ? …
    Est ce que la mairie l’aurait supprimée car certainement pas « ouvert d’esprit » le comité de ce « festival » ! …
    La preuve puisqu’ils refusent une subvention « RN » ! …

Commentaires fermés.

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